Alors que la « Museum Week 2019 » tire sa révérence en ce dimanche 19 mai, un mail nocturne de Twitter me demande une nouvelle fois la copie de ma carte d’identité. À mon âge, 4.500 ans, l’oiseau bleu veut s’assurer que je suis bien âgé de plus de 13 ans.
Je scanne une troisième fois la tablette un peu usée qui prouve mon grand âge et – incroyable ! – un nouveau mail de Twitter m’annonce que mon compte est réactivé. Progressivement, mes publications refont surface, puis mes abonnés.

Un immense merci à tous !
Le seul moyen de faire réagir le bipède ailé a été de reprendre – via mon compte Instagram – le hashtag #SaveTheScribeAccroupi, lancé par Hannah Marie Seidl (thank you very much for your support !) et relayé pendant toute la journée de dimanche par de nombreux soutiens, certains parfois inattendus, mais tous ô combien précieux. Dans la nuit qui a suivi, mon compte était donc réactivé.
Merci ! Merci ! Merci !
Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. » – Edouard Baer dans le monologue d’Otis (« Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre »)
Le don d’invisibilité
Si mon retour sur Twitter est réel, mon profil et mes publications restent bien cachés. Cela n’est pas nouveau car je l’avais déjà constaté depuis quelques jours.
Après avoir déclaré que mon compte pouvait contenir du contenu « sensible ou choquant », c’est cette date que le petit oiseau bleu a choisie pour ⛔️ masquer toutes mes publications aux twittos qui ne me suivent pas. Triste anniversaire à la veille de la @MuseumWeek… 🎂 pic.twitter.com/2Cf7PVdvah
— Scribe Accroupi (@scribeaccroupi) 10 mai 2019
En effet, toute recherche effectuée via Twitter par des personnes qui ne sont pas abonnées à mon compte, retourne systématiquement le même message : « Aucun résultat ». Je suis donc invisible.

Contenu sensible ou choquant ?
Il y a de cela plusieurs mois, Twitter affichait systématiquement un avertissement aux nouveaux visiteurs de mon compte, alertant sur le prétendu caractère « sensible ou choquant » de mes publications.
Comment cela ? Une chute de rein signée François Boucher ou un nu de Praxitèle ont-ils effarouché l’oiseau bleu ? Impossible de le savoir.
En fait, j’aimerais simplement comprendre… Tu sais, je t’aime bien, petit oiseau bleu !
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Alain Hugon est également l’auteur de « L’Espagne du XVIe au XVIIe siècle » (Armand Colin, nouvelle édition 2018), « Rivalités européennes et hégémonie mondiale, XVIe-XVIIe siècle » (Sedes, 2002) et « Philippe IV. Le siècle de Vélasquez » (Payot, 2014).








































Le poteau ci-dessus provient d’une grande maison cérémonielle réservée aux hommes. Il représente l’étreinte amoureuse d’un homme et d’un esprit malveillant du nom de Matorua, dont on dit qu’il séduisait ses victimes en prenant l’apparence de l’être aimé(e).

Trente figures en relief sur le corps de la divinité représentée ci-dessus évoquent les générations qui séparent le dieu A’a, ici représenté, du chef dont les os reposaient autrefois dans le ventre de la statue. Sa forme globale, interprétée comme un pénis en érection, fait écho à la fertilité du dieu et à la puissance de son association avec les hommes, qui permet à la terre de fructifier et à la société de se reproduire. Pablo Picasso en possédait une réplique en bronze.










Sur les panneaux du côté droit, la reine suit Toutânkhamon en expédition à la chasse aux oiseaux. Une scène la montre passant sa prochaine flèche au roi.
La face du côté gauche montre le couple royal dans des scènes de nature rituelle.
Sur une scène, Ankhésenamon reçoit en cadeau de l’huile que son mari verse dans ses mains.

Toutes les photographies par @scribeaccroupi.







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La coiffe portée par le roi est un némès, couvre-chef en tissu rayé dont les ailes tombent sur les épaules. Derrière, la coiffe est nouée pour former une petite queue. Un cobra en alliage de cuivre doré se dresse sur le front.

Sur cette figure, on peut lire : « le dieu bon devant lequel on s’incline, le souverain dont on s’enorgueillit, Nebkhéperouré, fils de Rê, maître des diadèmes, Toutânkhamon, seigneur de l’Héliopolis du sud, vivant pour toujours comme Rê, chaque jour ».

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Le casque plat du dieu Amon est surmonté de hautes plumes, évocation de son aspect aérien. Des parures soigneusement détaillées – collier, armilles, bracelets – ornent son cou et ses bras.
Les yeux en amande, le menton légèrement projeté en avant et la bouche charnue du dieu Amon correspondent en tous points aux traits du visage de Toutânkhamon tels qu’on les connaît.
Les mains du dieu Amon, qui protégeaient le roi, ont été brisées pour casser le lien qui unissait les deux personnages.
Toutes les photographies par @scribeaccroupi.
