[Visite privée] Exposition Madame de Sévigné au musée Carnavalet – Histoire de Paris

804

Exposition « Madame de Sévigné. Lettres parisiennes »
15 avril – 23 août 2026
Musée Carnavalet – Histoire de Paris

Le musée Carnavalet – Histoire de Paris propose une exposition consacrée à Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696) à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance. L’exposition fait revivre le Paris du XVIIe siècle à travers la vie d’une femme et le regard qu’elle porte sur le monde qui l’entoure, évoquant aussi son quotidien à l’hôtel Carnavalet et dans le quartier du Marais.

Le parcours est commenté par Anne-Laure Sol, conservatrice en chef du patrimoine, responsable du département des peintures et vitraux au musée Carnavalet – Histoire de Paris, et David Simonneau, chargé des dessins du cabinet des Arts graphiques au musée Carnavalet – Histoire de Paris.

À droite : Madame de Sévigné, étude préparatoire (1909) à la sculpture en pierre conservée au jardin du Parc à Vitré (Ille-et-Vilaine)par Emmanuel Dolivet – Plâtre – Château des barons, musée d’histoire de Vitré

« Dieu merci, nous avons l’hôtel de Carnavalet. C’est une affaire admirable : nous y tiendrons tous, et nous aurons le bel air. Comme on ne peut pas tout avoir, il faut se passer des parquets et des petites cheminées à la mode, mais nous aurons du moins une belle cour, un beau jardin, un beau quartier […] » – Lettre à Madame de Grignan, sa fille, le 7 octobre 1677

« Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696) » (vers 1645-1650) par Jean Nocret – Huile sur toile – Château des Rochers-Sévigné (Vitré)

« […] Mme de Sévigné est une grande artiste de la même famille qu’un peintre que j’allais rencontrer à Balbec et qui eut une influence si profonde sur ma vision des choses, Elstir. » – Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1918

« La place Royale » (vers 1665) par un artiste anonyme – Huile sur toile – Musée Carnavalet – Histoire de Paris
Madame de Sévigné (1882) par Eugène-Antoine Aizelin (1821-1902) – Plâtre patiné – Conservation des oeuvres d’art religieuses et civiles de la Ville de Paris

« Chacun aime à sa mode. Pour moi je fais profession d’être brave, aussi bien que vous : voilà les sentiments dont je veux faire parade. » – Lettre à Bussy-Rabutin, 26 juin 1655

« Clélie, histoire romaine. Dédiée à Mademoiselle de Longueville » – Tome I (1666) par Madeleine de Scudéry – Livre imprimé, gravure de la Carte de Tendre par François Chauveau – Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris)
Détail de « Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné » (vers 1665) par Claude Lefèbvre – Huile sur toile – Musée Carnavalet – Histoire de Paris

« J’oubliais à vous dire qu’elle écrit comme elle parle, c’est- à-dire le plus agréablement et le plus galamment qu’il est possible. » – Mademoiselle de Scudéry, Clélie, histoire romaine, 1666

À gauche : « Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696) » (vers 1665) par Claude Lefebvre (1632-1675) – Huile sur toile – Musée Carnavalet – Histoire de Paris
À droite : « Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, duchesse de Longueville (1619-1679) » (vers 1640) par Henri (1603-1677) et Charles (1604-1692) Beaubrun – Huile sur toile – Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
« Vue de Paris et de la Seine depuis le Pont-Neuf » (vers 1665) par Hendrik Mommers – Huile sur toile – Musée Carnavalet – Histoire de Paris

« Recevez la visite du Pont-Neuf, votre ancien ami ; puisque vous ne voulez pas le venir voir, il va vous rendre ses devoirs. » – Lettre à Madame de Grignan, sa fille, 6 avril 1672

« L’Amour tirant à l’arc » (1667), à l’origine au bassin du parterre des Fleurs, actuel parterre du Midi à Versailles, par Louis Lerambert (1620-1670) – Plomb – Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
Exposition « Madame de Sévigné. Lettres parisiennes » au musée Carnavalet – Histoire de Paris

« Je suis embarquée dans la vie sans mon consentement. Il faut que j’en sorte ; cela m’assomme. Et comment en sortirai-je ? » – Lettre à Mme de Grignan, 16 mars 1672

« Enfant faisant des bulles de savon » (vers 1645) par Jan Lievens (1607-1674) – Huile sur bois – Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon

« Ah que j’en veux aux médecins ! Quelle forfanterie que leur art ! On me contait hier la comédie de ce Malade imaginaire, que je n’ai point vue. » – Lettre à Mme de Grignan, 16 septembre 1676

« Cour d’honneur de l’hôtel Carnavalet » (1843 ou 1847) par Antoine-Julien Hénard (1812-1887) – Aquarelle, rehauts de blanc sur traits d’encre noire sur papier – Musée de Carnavalet – Histoire de Paris

Commissariat de l’exposition

Commissariat général
– Valérie Guillaume, conservatrice générale, directrice du musée Carnavalet – Histoire de Paris
Commissariat scientifique
– Anne-Laure Sol, conservatrice en chef du patrimoine, responsable du département des peintures et vitraux au musée Carnavalet – Histoire de Paris

Commissaire associé
– David Simonneau, chargé des dessins du cabinet des Arts graphiques au musée Carnavalet – Histoire de Paris
avec la collaboration de Nathalie Freidel, conseillère scientifique, professeure au département de Langues et de Littératures, Université Wilfrid Laurier, Waterloo, Canada

Comité scientifique
– Jean-Marc Chatelain, directeur de la réserve des livres rares, Bibliothèque nationale de France
– Nicolas Courtin, chef du service de la conservation et des technologies numériques, Archives de Paris
– Laure Depretto, maîtresse de conférences, Université d’Orléans
– Aurore Evain, autrice, comédienne, metteuse en scène et historienne du théâtre
– Geneviève Haroche-Bouzinac, Professeure émérite, Université d’Orléans
– Hubert Hazebroucq, chorégraphe, danseur, chercheur, directeur de la compagnie Les Corps Éloquents
– Thierry Sarmant, archiviste paléographe, conservateur, Archives nationales
– Mélanie Traversier, professeure d’histoire moderne, Université de Lille, comédienne

Coffret de la tabatière de Louis XVIII (1819-1820) – Manufacture royale de Sèvres (Louis-Honoré Boquet, Antoine Béranger et Alexandre-Evariste Fragonard) Marie-Victoire Jaquotot (1772-1855) pour les portraits sur porcelaine Peinture sur porcelaine dure – Vermeil, bois, velours et bronze doré – Musée du Louvre

En savoir +

Consultez la page dédiée à l’exposition sur le site Internet du musée Carnavalet – Histoire de Paris.

« Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon (1635-1719) » (après 1674) attribué à Pierre Mignard (1612-1695) – Huile sur toile – Musée Bernard d’Agesci (Niort)

Exposition « Madame de Sévigné. Lettres parisiennes »
15 avril – 23 août 2026
Musée Carnavalet – Histoire de Paris
23 rue Madame de Sévigné
75003 Paris

3 Commentaires

  1. Un peu affligé par les commentaires de votre vidéo : au moins trois d’entre eux déclarent avoir vu l’exposition, et découvert son thème a posteriori dans votre film. Il est au demeurant très bien fait et très complet, mais on n’y apprend rien si on a bien visité l’expo, tout ce qui y est dit figure clairement sur les cartels. De là à penser que le public survole les expositions, il y a un pas que je franchis, car j’en fais beaucoup et je suis souvent atterré par le comportement des visiteurs. Ainsi récemment, au Grand Trianon de Versailles, pour l’exposition « Jardins des Lumières » (que je vous recommande pour un reportage, si vous en avez la possibilité !). J’ai vu tout le monde passer sans s’arrêter devant les 4 superbes Hubert Robert, qui étaient placés juste avant la galerie des Cotelle ! Et à peine mieux pour le portrait de Marie Antoinette en chemise, ou les 3 Fragonard de la fin, l’ensemble provenant de collections américaines ou de la Banque de France, c’est dire qu’on ne les reverra pas de sitôt…

COMMENTEZ CET ARTICLE