Exposition « Madame de Sévigné. Lettres parisiennes »
15 avril – 23 août 2026
Musée Carnavalet – Histoire de Paris
Le musée Carnavalet – Histoire de Paris propose une exposition consacrée à Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696) à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance. L’exposition fait revivre le Paris du XVIIe siècle à travers la vie d’une femme et le regard qu’elle porte sur le monde qui l’entoure, évoquant aussi son quotidien à l’hôtel Carnavalet et dans le quartier du Marais.
Le parcours est commenté par Anne-Laure Sol, conservatrice en chef du patrimoine, responsable du département des peintures et vitraux au musée Carnavalet – Histoire de Paris, et David Simonneau, chargé des dessins du cabinet des Arts graphiques au musée Carnavalet – Histoire de Paris.

« Dieu merci, nous avons l’hôtel de Carnavalet. C’est une affaire admirable : nous y tiendrons tous, et nous aurons le bel air. Comme on ne peut pas tout avoir, il faut se passer des parquets et des petites cheminées à la mode, mais nous aurons du moins une belle cour, un beau jardin, un beau quartier […] » – Lettre à Madame de Grignan, sa fille, le 7 octobre 1677

« […] Mme de Sévigné est une grande artiste de la même famille qu’un peintre que j’allais rencontrer à Balbec et qui eut une influence si profonde sur ma vision des choses, Elstir. » – Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1918


« Chacun aime à sa mode. Pour moi je fais profession d’être brave, aussi bien que vous : voilà les sentiments dont je veux faire parade. » – Lettre à Bussy-Rabutin, 26 juin 1655


« J’oubliais à vous dire qu’elle écrit comme elle parle, c’est- à-dire le plus agréablement et le plus galamment qu’il est possible. » – Mademoiselle de Scudéry, Clélie, histoire romaine, 1666



« Recevez la visite du Pont-Neuf, votre ancien ami ; puisque vous ne voulez pas le venir voir, il va vous rendre ses devoirs. » – Lettre à Madame de Grignan, sa fille, 6 avril 1672


« Je suis embarquée dans la vie sans mon consentement. Il faut que j’en sorte ; cela m’assomme. Et comment en sortirai-je ? » – Lettre à Mme de Grignan, 16 mars 1672

« Ah que j’en veux aux médecins ! Quelle forfanterie que leur art ! On me contait hier la comédie de ce Malade imaginaire, que je n’ai point vue. » – Lettre à Mme de Grignan, 16 septembre 1676

Commissariat de l’exposition
Commissariat général
– Valérie Guillaume, conservatrice générale, directrice du musée Carnavalet – Histoire de Paris
Commissariat scientifique
– Anne-Laure Sol, conservatrice en chef du patrimoine, responsable du département des peintures et vitraux au musée Carnavalet – Histoire de Paris
Commissaire associé
– David Simonneau, chargé des dessins du cabinet des Arts graphiques au musée Carnavalet – Histoire de Paris
avec la collaboration de Nathalie Freidel, conseillère scientifique, professeure au département de Langues et de Littératures, Université Wilfrid Laurier, Waterloo, Canada
Comité scientifique
– Jean-Marc Chatelain, directeur de la réserve des livres rares, Bibliothèque nationale de France
– Nicolas Courtin, chef du service de la conservation et des technologies numériques, Archives de Paris
– Laure Depretto, maîtresse de conférences, Université d’Orléans
– Aurore Evain, autrice, comédienne, metteuse en scène et historienne du théâtre
– Geneviève Haroche-Bouzinac, Professeure émérite, Université d’Orléans
– Hubert Hazebroucq, chorégraphe, danseur, chercheur, directeur de la compagnie Les Corps Éloquents
– Thierry Sarmant, archiviste paléographe, conservateur, Archives nationales
– Mélanie Traversier, professeure d’histoire moderne, Université de Lille, comédienne

En savoir +
Consultez la page dédiée à l’exposition sur le site Internet du musée Carnavalet – Histoire de Paris.

Exposition « Madame de Sévigné. Lettres parisiennes »
15 avril – 23 août 2026
Musée Carnavalet – Histoire de Paris
23 rue Madame de Sévigné
75003 Paris



Un peu affligé par les commentaires de votre vidéo : au moins trois d’entre eux déclarent avoir vu l’exposition, et découvert son thème a posteriori dans votre film. Il est au demeurant très bien fait et très complet, mais on n’y apprend rien si on a bien visité l’expo, tout ce qui y est dit figure clairement sur les cartels. De là à penser que le public survole les expositions, il y a un pas que je franchis, car j’en fais beaucoup et je suis souvent atterré par le comportement des visiteurs. Ainsi récemment, au Grand Trianon de Versailles, pour l’exposition « Jardins des Lumières » (que je vous recommande pour un reportage, si vous en avez la possibilité !). J’ai vu tout le monde passer sans s’arrêter devant les 4 superbes Hubert Robert, qui étaient placés juste avant la galerie des Cotelle ! Et à peine mieux pour le portrait de Marie Antoinette en chemise, ou les 3 Fragonard de la fin, l’ensemble provenant de collections américaines ou de la Banque de France, c’est dire qu’on ne les reverra pas de sitôt…
Bravo, une exposition que je ne vais pas manquer. Un grand merci
Encore un reportage que j’aurai plaisir à découvrir ! Merci tellement 🙏