[Visite privée] Exposition « De Naples à Chantilly, les collections de la reine Caroline Murat » au musée Condé du château de Chantilly

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Ce reportage sera disponible à partir du samedi 4 juillet à 19h sur cette page.

Exposition « De Naples à Chantilly, les collections de la reine Caroline Murat »
6 juin – 4 octobre 2026
Salle du Jeu de Paume
Château de Chantilly

Caroline Murat (1782-1839), sœur de Napoléon Ier et reine de Naples dès 1808 aux côtés de son époux Joachim Murat, fut une grande mécène surnommée la « reine des arts ». Elle constitua une collection remarquable en soutenant des artistes majeurs tels qu’Ingres, Rebell ou Canova.
L’exposition présentée au musée Condé du Château de Chantilly reconstitue cette collection grâce à d’importants prêts et à des œuvres récemment réattribuées. Elle met en valeur le goût de Caroline Murat et son rôle dans le rayonnement artistique de Naples au début du XIXe siècle.

Pour cette visite privée, vous êtes accompagnés par Mathieu Deldicque, conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée Condé, et Gennaro Toscano, conservateur général, conseiller scientifique à la Bibliothèque nationale de France et professeur à l’École nationale des chartes.

Détail de « Caroline Murat et sa fille Letizia » (1807) par Élisabeth Vigée Le Brun – Huile sur toile – Musée national des châteaux de Versailles et Trianon (Versailles)

Dernière sœur de la fratrie de Napoléon Ier, Caroline Bonaparte épouse le 20 janvier 1800, le général de brigade de l’armée impériale Joachim Murat, proche de l’empereur. La collection des Murat prend racine dans la France impériale et s’enrichit durant leur règne napolitain. C’est Léopold de Bourbon-Siciles, prince de Salerne, régent à Naples à partir de 1815 après le départ des Murat, qui reçoit en partage une grande partie de la collection de ces derniers. Ces œuvres rejoignent finalement, en 1854, la collection du duc d’Aumale, gendre du prince de Salerne.

À gauche de l’image : « Suzanne et les vieillards » (vers 1630-1635) par Giovanni Martinelli (1600-1659) – Huile sur toile – Musée de Picardie (Amiens)
« Caroline Murat, reine de Naples, dans le Boudoir d’Argent du palais de l’Élysée » (1810) par Louis-Hippolyte Lebas – Aquarelle – Collection particulière

Si le collectionnisme de Caroline Murat connaît un essor à Naples, ses prémices prennent place en France, dans les résidences parisiennes du couple. Du palais de l’Élysée au château de Neuilly, le goût de la reine pour le mobilier et les décors à l’antique est déjà prégnant dans ses salons et cabinets d’études.

Détail de « Portrait de Joachim Murat, roi de Naples et des Deux-Siciles » (1811-1812) par François Gérard – Huile sur toile marouflée sur panneau – Collection particulière
« Caroline Murat et ses enfants » (1808-1810,) par François Gérard, – Musée Napoléon Ier (Fontainebleau), dépôt du musée national des châteaux de Malmaison et Bois Préau

Rien ne destinait Joachim et Caroline Murat à devenir les souverains du prestigieux royaume de Naples, intégré à l’empire de Napoléon. Prenant la suite de Joseph Bonaparte, roi de Naples de 1806 à 1808, qui y a remplacé les Bourbons-Siciles, et qui vient d’être nommé roi d’Espagne, Joachim Murat, alors grand-duc de Berg et de Clèves, devient roi de Naples le 1er août 1808. Bien que séparé de la Sicile, Naples est la capitale d’un vaste royaume, berceau des arts, occupant une place de choix au centre de la Méditerranée.

Buste en marbre représentant le prince Joachim Murat (1813-1815) par Antonio Canova (1757-1822) – Collection particulière

« Le Palais royal de Naples vu du côté de l’Arsenal » (1814) par Joseph Rebell (1787-1828) – Huile sur toile – Musée Condé (Chantilly)

Régnant à Naples, le couple Murat s’installe dans le palais royal. Cette demeure d’exception devient alors l’écrin de la collection grandissante de Caroline Murat, mais aussi un lieu où la reine accueille et développe son cercle artistique et intellectuel.

« Paolo et Francesca » (1814) par Jean-Auguste-Dominique Ingres – Huile sur toile – Musée Condé (Chantilly)

La reine commande à Ingres deux tableaux d’histoire dont celui de « Paolo et Francesca », témoin d’un goût précoce pour la peinture s’inspirant du Moyen Âge, dite « troubadour ». Elle fait venir l’artiste à Naples au printemps 1814 et lui commande son portrait debout, un portrait de famille jamais exécuté, et la « Grande Odalisque », pendant de la « Dormeuse de Naples » acquise par son mari et aujourd’hui disparue.

« Portrait de Caroline Murat en pied » (1814-1815) par Jean-Auguste-Dominique Ingres – Huile sur toile – Collection particulière (États-Unis)
Au centre : « Satyre sur un mulet » – Marbre du Ier siècle – Domaine de Chantilly

La décennie de domination française à Naples est marquée par l’application d’une politique des arts dans le domaine archéologique. Caroline Murat développe un vif intérêt pour les fouilles archéologiques de Pompéi et d’Herculanum. Genèse d’un « musée de la Reine », les remarquables antiques conservés au musée Condé sont un témoignage de la passion archéologique de Caroline Murat et du caractère scientifique de sa collection.

Détail de « Achille et Lucien Murat visitant le théâtre d’Herculanum accompagnés par le comte de Clarac » (1815) par Louis Nicolas Lemasle (1788-1876) – Huile sur toile – Museo e Real Bosco di Capodimonte (Naples)
Détail de « André de Hongrie assassiné et retrouvé par son confesseur et sa nourrice dans les souterrains du palais de la reine Jeanne au Pausilippe » (1814) par Auguste de Forbin(1777-1841) – Huile sur toile – Chambre des députés, Palazzo Montecitorio (Rome), dépôt du Palais royal de Naples

Des artistes tels qu’Antonio Canova, Jean-Auguste-Dominique Ingres, François-Marius Granet, Benjamin Rolland ou encore Louis-Nicolas Lemasle sont mis à l’honneur dans l’exposition.

Détail de « Saint Sébastien après le matyre » (1814) par François-Marius Granet – Huile sur toile – Palais royal de Naples
« Les trois âges » (1806) par François Gérard – Huile sur toile – Musée Condé (Chantilly)

L’exposition propose une large sélection de paysages napolitains et vues du Vésuve dont les principaux peintres, Joseph Rebell, Alexandre- Hyacinthe Dunouy ou encore Louis-Nicolas-Philippe- Auguste de Forbin, occupent une place de choix au sein de la collection de Caroline Murat.

« Le golfe de Naples vu depuis Mergellina » (1815) par Joseph Rebell (1787-1828) – Huile sur toile – Musée Condé (Chantilly)

Commissariat de l’exposition

Mathieu Deldicque, conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée Condé et du musée vivant du Cheval, Château de Chantilly
Gennaro Toscano, conservateur général, conseiller scientifique à la Bibliothèque nationale de France et professeur à l’École nationale des chartes
Commissaire associé : Ulysse Jardat, conservateur du patrimoine, musée Condé, Château de Chantilly

« L’éruption du Vésuve en 1813 » (1818) par Alexandre Hyacinthe Dunouy (1757-1841) – Huile sur toile – Musée national du château de Fontainebleau, dépôt du musée du Louvre

En savoir +

Consultez la page dédiée à l’exposition sur le site Internet du château de Chantilly.

Exposition « De Naples à Chantilly, les collections de la reine Caroline Murat »
6 juin – 4 octobre 2026
Salle du Jeu de Paume
Château de Chantilly

Mathieu Deldicque, conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée Condé, et Gennaro Toscano, conservateur général, conseiller scientifique à la Bibliothèque nationale de France et professeur à l’École nationale des chartes

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