
Ce reportage de plus de 70 minutes sera disponible à partir du samedi 20 juin à 19h sur cette page.
Exposition « Martin Schongauer. Le bel immortel »
8 avril – 20 juillet 2026
Musé du Louvre
Surnommé le « beau Martin » par Albrecht Dürer, Martin Schongauer, peintre, dessinateur et graveur virtuose du XVe siècle, reste méconnu au-delà du cercle des spécialistes et des amateurs. Il est pourtant l’un des artistes les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen Âge.
L’exposition pésente quelques rares dessins et une large sélection d’estampes auxquelles Schongauer doit sa renommée européenne, et, pour la première fois, la quasi-totalité des peintures qui lui sont attribuées.
Pour cette visite privée de 71 minutes, vous êtes accompagnés par Hélène Grollemund, chargée de collection au département des Arts graphiques, musée du Louvre, et Pantxika Béguerie De Paepe, conservatrice honoraire du musée Unterlinden.


Surnommé le « beau Martin » par Albrecht Dürer, Martin Schongauer (Colmar, vers 1445 – Vieux-Brisach, 1491), peintre, dessinateur et graveur virtuose, reste méconnu au-delà du cercle des spécialistes et des amateurs. Il est pourtant l’un des artistes les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen Âge.


La vie de Martin Schongauer reste mal connue du fait de la rareté des sources. Fils et frère d’orfèvres colmariens, il atteint rapidement dans ses gravures une grande maîtrise du délicat travail au burin, surpassant l’exemple de son aîné, le Maître « ES », par son sens aigu de la précision et une claire appréhension de la profondeur.


Ses premières œuvres mettent en évidence sa connaissance de l’art des grands peintres des Pays-Bas méridionaux comme Rogier van der Weyden, mais aussi des artistes de Nuremberg, une ville dans laquelle il a vraisemblablement séjourné à l’occasion d’un voyage entrepris entre 1465 et 1470 environ.

À travers une centaine d’œuvres, l’exposition met en lumière l’œuvre de Schongauer et sa postérité par-delà les frontières et le temps. Elle présente quelques rares dessins et une large sélection d’estampes auxquelles il doit sa renommée européenne, et, pour la première fois, la quasi-totalité des peintures (retables et tableaux de chevalet) qui lui sont attribuées, dont l’exceptionnelle « Vierge au buisson de roses » de 1473, son seul panneau peint daté.



De rares et précieuses peintures de Schongauer sont parvenues jusqu’à nous. Elles révèlent un souci esthétique tant dans la représentation humaine que dans le décor environnant et un goût profond du détail ornemental ou naturaliste. Les petits panneaux peints par Schongauer mettent en avant la nouvelle relation intimiste entre la Vierge et l’Enfant, la sérénité des scènes d’adoration et le rôle de premier plan de Marie. L’exposition confronte ces œuvres, destinées à la dévotion privée, avec de grands ensembles commandés par les institutions religieuses – ils ornaient des églises de Colmar ou la commanderie d’Issenheim et n’ont que rarement quitté l’Alsace.



Dans les estampes, la virtuosité technique impressionnante de Schongauer s’allie à sa connaissance approfondie des textes apocryphes ou des commentaires de la vie des saints. Il s’y révèle un artiste lettré, un narrateur inventif et délicat ainsi qu’un fin observateur de la nature. Il joue sur la diversité des sujets afin de toucher le plus grand nombre de clients. À côté de scènes religieuses, il développe des thèmes animaliers et fantastiques ou des éléments décoratifs.



Après sa disparition, l’art de Schongauer, et particulièrement ses estampes, a continué d’opérer une séduction extraordinaire sur les artistes. Nombre de dessins, peintures, gravures, livres imprimés, sculptures et objets d’art, produits de la fin du XVe siècle au XVIIe siècle, de l’Espagne à l’Italie, en passant par la France ou la Bohême, par des artistes anonymes ou reconnus, s’inspirent avec plus ou moins de liberté des œuvres de l’illustre graveur.








Un choix a été fait parmi plus d’un millier d’œuvres concernées afin d’illustrer cette diffusion géographique, dépassant largement les frontières du Saint Empire romain germanique. Cette persistance durable lui confère un statut d’ « immortel ».

Commissariat de l’exposition
– Pantxika Béguerie De Paepe, conservatrice honoraire du Musée Unterlinden
– Hélène Grollemund, chargée de collection au département des Arts graphiques, musée du Louvre

En savoir +
Consultez la page dédiée à l’exposition sur le site Internet du Musée du Louvre.

Exposition « Martin Schongauer. Le bel immortel »
8 avril – 20 juillet 2026
Musé du Louvre


