[Actu] Le château de Versailles déconfine son Prix du livre d’Histoire

5 ouvrages finalistes pour le Prix Château de Versailles du livre d’Histoire 2020

En 2018, le château de Versailles a décidé de créer un Prix littéraire afin de soutenir le dynamisme de la production éditoriale en matière de recherche historique. Cette année, après plusieurs mois de confinement ayant conduit à la fermeture des librairies, le château de Versailles tenait absolument à maintenir la remise de ce Prix du livre d’Histoire afin de soutenir le monde de l’édition.
Le Prix récompense un auteur dont l’ouvrage s’inscrit dans le cadre chronologique des XVIIe et XVIIIe siècles, sans que son sujet ne soit obligatoirement lié à l’histoire du château de Versailles.

Georges Forestier, lauréat de l’édition 2019

L’an dernier, le Prix avait été décerné à la biographie de Molière par Georges Forestier, professeur de littérature française à l’Université Paris IV Sorbonne, spécialiste du XVIIème siècle et Directeur du Centre de Recherche sur l’Histoire du Théâtre.

5 ouvrages sélectionnés pour l’édition 2020

Pour cette troisième édition, 50 ouvrages provenant de 33 maisons d’édition ont été reçus. Le comité de lecture vient de sélectionner les cinq ouvrages qui seront présentés au jury, sachant que le Prix sera remis au lauréat pendant la deuxième quinzaine du mois de juin.

« Saint-Just. L’archange de la Révolution » d’Antoine Boulant aux éditions Passés composés

Guillotiné le 28 juillet 1794 à l’âge de 26 ans, Louis-Antoine de Saint-Just a suscité la fascination de tous les historiens de la période révolutionnaire et inspiré de nombreux philosophes, artistes et écrivains. Cet ouvrage s’appuie sur les travaux les plus récents et de nombreuses sources d’archives pour brosser un portrait aussi rigoureux que nuancé de cet acteur de premier plan de l’histoire politique française.

 

« Le siècle des Révolutions » d’Edmond Dziembowski aux éditions Perrin

Le 13 février 1689, la Déclaration des droits est imposée à Guillaume d’Orange, nouveau souverain britannique, réaffirmant les privilèges parlementaires menacés par la prérogative royale. Le modèle politique anglais est né. Le 4 juillet 1776, la Déclaration d’indépendance américaine fait voler en éclats ce modèle politique et pose les fondements de la république. Cette nouvelle manière d’appréhender la chose publique va, à son tour, séduire l’Europe et faire vaciller un ordre immémorial. L’auteur explore dans cet ouvrage le déclin de l’Ancien Régime et raconte cet autre Grand Siècle, celui des révolutions.

« Les femmes et la Révolution » de Christine Le Bozec aux éditions Passés composés

Christine Le Bozec procède à un état des lieux de la condition féminine à l’époque des Lumières, avant d’envisager l’implication et le rôle des femmes dans la Révolution française, puis plus tard durant l’Empire et la Restauration. Les conclusions de l’auteur sont novatrices : le seul moment où le groupe femme (et non de rares individus) a réellement pris la parole et investi l’espace public, furent les années 1789-1795. Les droits acquis seront ensuite difficilement conservés, avant que Bonaparte ne commence à les rogner et que la Restauration ne les supprime.

« Le Grand Colbert » de Thierry Sarmant et Mathieu Stoll aux éditions Tallandier

Jean-Baptiste Colbert est aujourd’hui violemment remis en cause : on s’interroge sur les ressorts de son ascension, sur l’origine douteuse de sa fortune, on doute de la pertinence de ses initiatives… Pour y voir plus clair, les auteurs explorent de nouvelles sources, dressent pour la première fois un bilan d’ensemble de l’action de Colbert et suivent, sur près de quatre siècles le « mythe Colbert ». Son itinéraire n’est pas séparé de celui de sa famille dont le portrait éclaire sa personnalité, révélatrice de l’imaginaire des élites françaises.

« Marie-Antoinette. Lettres inédites » de Catriona Seth aux éditions Albin Michel

Marie-Antoinette était-elle une intrigante aux ordres de l’Autriche, comme la dépeint une certaine légende noire, ou une pauvre créature dépassée par les événements ? Parmi les archives, les lettres et billets qu’elle échange, durant une vingtaine d’années, avec l’ambassadeur impérial à Paris, lèvent un coin du voile. Publiée pour la première fois, cette correspondance a le grand mérite de faire entendre la voix de Marie-Antoinette elle-même, une voix souvent déformée par ses contemporains et par les commentateurs.

Le jury

Le jury qui décernera le Prix sera présidé par Catherine Pégard, présidente de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, avec :
– Yves Carlier, conservateur en chef du château de Versailles, président du comité de lecture,
– Joël Cornette, historien,
– François de Mazières, maire de Versailles,
– Emmanuel de Waresquiel, historien,
– Christine Orban, romancière,
– Laurent Salomé, directeur du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.
Mon secrétaire personnel, rédacteur de ce Blog, a l’honneur de faire également partie de ce jury.

Rendez-vous ici pour découvrir le nom du lauréat 2020.

Rencontre avec Hervé Leuwers, lauréat de l’édition 2018

Pour sa première édition, le Prix avait été décerné à Hervé Leuwers pour « Camille et Lucile Desmoulins » aux éditions Fayard.

En savoir +

Sur la page Internet dédiée au Prix Château de Versailles du livre d’Histoire

[Museum Week] Visiteurs du Louvre

Née en 2014, la « Semaine des Musées » (MuseumWeek) est une manifestation mondiale qui mobilise de très nombreuses institutions sur les réseaux sociaux, en France et dans le monde entier. D’abord centrée autour de messages diffusés sur Twitter, cette manifestation culturelle virtuelle s’est aujourd’hui élargie à la plupart des réseaux sociaux.

« Salle égyptienne du Louvre. Devant le grand Sphinx » par Guillaume Larrue (1851-1935) – Musée du Louvre

Pour l’édition 2020 qui a lieu du 11 au 17 mai – même je garde un souvenir amer de l’édition 2019… – je publie plusieurs photographies mettant en avant les visiteurs du Louvre.
C’est l’occasion de réactiver, sans doute, quelques souvenirs de vos propres visites et de vous faire patienter jusqu’à la fin du « Grand Confinement » et la réouverture du musée !

Chaque journée est centrée autour d’un thème proposé par l’équipe organisatrice de la « Semaine des Musées ».

11 mai : les Héros

Le soldat de Marathon brandit la palme de la victoire dans la cour Puget du Louvre.
Marbre de Jean-Pierre Cortot (1787-1843)

12 mai : Culture en quarantaine

« La Galante Compagnie » dit « La Buveuse » par Pieter de Hooch (1629-1684)

13 mai : Ensemble au musée

Devant « La jeune martyre » de Paul Delaroche…

En amoureux dans la Galerie Médicis…

Avec audioguide devant la Victoire de Samothrace…

14 mai : Moments… de grosse fatigue !

15 mai : Climat : de l’eau !

16 mai : Technologie : le crayon

L’art du dessin dans la cour Khorsabad

17 mai : Rêver au musée

« Endymion. Effet de lune », dit aussi « Le Sommeil d’Endymion » par Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson

Retrouvez ces photographies sur mon compte Twitter en cliquant ici : www.twitter.com/scribeaccroupi

Vivement la réouverture du musée ! Je vous y attends.

[Mode Révision] 55. Rubens au musée du Luxembourg

[Mode Révision] 55ème Jour
« Rubens – Portraits princiers » au musée du Luxembourg

Pour le dernier jour du « Grand Confinement » : Pierre Paul Rubens ! En 2017-2018, le musée du Luxembourg proposait la première exposition consacrée exclusivement aux portraits princiers du peintre flamand.

Pendant la période de confinement, retrouvez le musée du Luxembourg sur Internet.

Suivez l’actualité de Grégoire Ichou sur Twitter et sur Internet : gregoireichou.com

Un jour confiné… une visite privée…

Prisé pour son érudition et sa conversation, Rubens joua aussi un rôle diplomatique important, jouissant d’une position sociale sans égale chez les artistes de son temps. L’exposition permettait d’admirer des portraits de Philippe IV, Marie de Médicis ou Louis XIII, réalisés par Rubens et ses contemporains du XVIIe siècle. Retrouvez Cécile Maisonneuve, historienne de l’art, pour une visite privée tournée fin 2017.

Exposition « Rubens – Portraits princiers »
4 octobre 2017 – 14 janvier 2018
Musée du Luxembourg
19 rue de Vaugirard
75006 Paris

Anne d’Autriche, reine de France, par Rubens
Marie de Médicis, par Rubens
L’archiduc Ferdinand, par Rubens
L’infante Isabelle Claire Eugénie
Autoportrait de Rubens

Depuis le 13 mars, le musée du Louvre a fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre. Les autres musées français également. Cette mesure exceptionnelle vise à limiter la propagation du Coronavirus.
Un numéro vert 0 800 130 000 et une page d’informations ont été mis en place pour répondre 24h/24 et 7j/7 à toutes vos questions sur ce virus.

[Mode Révision] 54. Edme Bouchardon au musée du Louvre

[Mode Révision] 54ème Jour
« Bouchardon (1698-1762) – Une idée du beau » au musée du Louvre

Fils d’architecte sculpteur, Edme Bouchardon se forma à l’Académie royale de peinture et de sculpture à Paris avant de séjourner à l’Académie de France à Rome. Rappelé en France par le directeur des Bâtiments du roi, alerté de sa grande réputation, il reçut rapidement atelier et logement au Louvre. Agréé à l’Académie en 1735, il devint ainsi sculpteur du roi.

Pendant la période de confinement, retrouvez le musée du Louvre sur Internet.

Un jour confiné… une visite privée…

En 2016, le Louvre consacrait la première exposition monographique d’envergure autour de l’œuvre sculptée et dessinée de ce grand artiste du XVIIIe siècle. Retrouvez la visite exceptionnelle de l’exposition avec Juliette Trey, qui était alors conservatrice au sein du département des Arts Graphiques du Louvre.

Exposition « Bouchardon (1698-1762) – Une idée du beau »
14 septembre – 5 décembre 2016
Musée du Louvre

Depuis le 13 mars, le musée du Louvre a fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre. Les autres musées français également. Cette mesure exceptionnelle vise à limiter la propagation du Coronavirus.
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[Mode Révision] 53. La collection Alana au musée Jacquemart-André

[Mode Révision] 53ème Jour
« La collection Alana. Chefs-d’œuvre de la peinture italienne » au musée Jacquemart-André

« Alana » est la réunion des prénoms d’Alvaro Saieh et Ana Guzmán, le couple de propriétaires de la collection. En 2019-2020, le musée Jacquemart-André présentait 75 chefs-d’œuvre de cette collection, l’une des collections privées les plus secrètes, actuellement conservée aux États-Unis.

Pendant la période de confinement, retrouvez le musée Jacquemart-André sur Internet.

Un jour confiné… une visite privée…

Uccello, Fra Angelico, Lorenzo Monaco, Carpaccio, Bronzino, Gentileschi ou Vasari : en 2019-2020, les chefs-d’œuvre des plus grands maîtres, rassemblés dans la collection Alana, étaient exposés pour la première fois au public français. Retrouvez Carlo Falciani, historien de l’Art et commissaire de l’exposition du musée Jacquemart-André, à la découverte de la collection Alana.

Exposition « La collection Alana. Chefs-d’œuvre de la peinture italienne »
13 septembre 2019 – 20 janvier 2020
Musée Jacquemart-André
158 Boulevard Haussman
75008 Paris

Détail de la « Vierge à l’Enfant » (années 1470) par un artiste de l’entourage d’Andrea del Verrochio (1435-1488) – Collection Alana

« Déposition de croix » (vers 1520) par Francesco Ubertini, dit Bachiacca (1494-1557) – Collection Alana
Détail de « L’Annonciation » (vers 1420-1424) par Lorenzo Monaco, (Actif à Florence, 1389-1423/24) – Collection Alana
Détail de « L’Annonciation » (vers 1420-1424) par Lorenzo Monaco, (Actif à Florence, 1389-1423/24) – Collection Alana
« Le Christ Rédempteur » ou « Christ de douleur » (vers 1490) par Cosimo Rosselli (1439 – 1507) – Collection Alana
« Saint Pierre ; saint Paul » par Paolo Caliari, dit Véronèse (1528-1588) – Collection Alana
« L’Annonciation » par Orazio Gentileschi (1563-1639) – Collection Alana
Détail de « L’Annonciation » (vers 1582-1588) par Annibal Carrache (1560-1609) – Collection Alana
« La Vierge et l’Enfant » (vers 1610-1612) par Orazio Gentileschi (1563-1639) – Collection Alana

Depuis le 13 mars, le musée du Louvre a fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre. Les autres musées français également. Cette mesure exceptionnelle vise à limiter la propagation du Coronavirus.
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[Mode Révision] 52. La création à l’œuvre au musée Delacroix

[Mode Révision] 52ème Jour
« Dans l’atelier, la création à l’œuvre » au musée national Eugène Delacroix

Eugène Delacroix conservait dans son atelier les dessins et les études préparatoires à toutes ses œuvres, autant de documents qu’il pouvait reprendre et réutiliser pour d’autres compositions ou projets. En 2019, l’exposition temporaire du musée Eugène Delacroix proposait une immersion au cœur du processus créatif du peintre, mettant en évidence les sources auxquelles il s’est référé.

Pendant la période de confinement, retrouvez le musée national Eugène Delacroix sur Internet.

Un jour confiné… une visite privée…

De l’histoire d’Ovide aux mythes de Médée et d’Orphée, des peintures des fauves aux représentations de « têtes coupées », Dominique de Font-Réaulx, commissaire de l’exposition, nous guide dans les salles du musée, illustrant le lien créatif qui unit Delacroix à ses pairs et ses successeurs.

Exposition « Dans l’atelier, la création à l’œuvre »
15 mai – 30 septembre 2019
Musée national Eugène-Delacroix
6, rue de Furstenberg
75006 Paris

Depuis le 13 mars, le musée du Louvre a fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre. Les autres musées français également. Cette mesure exceptionnelle vise à limiter la propagation du Coronavirus.
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[Mode Révision] 51. La Maison de l’Empereur à Fontainebleau

[Mode Révision] 51ème Jour
« La Maison de l’Empereur. Servir et magnifier Napoléon Ier » au château de Fontainebleau

Le 18 mars 1804, Napoléon Bonaparte, Premier Consul, est proclamé « empereur des Français ». Tout au long de son règne, officiers dévoués et fidèles serviteurs organisent au quotidien la vie publique et privée de l’Empereur. Véritable instrument politique, cette « Maison de l’Empereur » est chargée d’encadrer la vie de cour, d’administrer le domaine de la Couronne et d’assurer la mise en scène du pouvoir.

Pendant la période de confinement, retrouvez le château de Fontainebleau sur Internet.

Un jour confiné… une visite privée…

En 2019, le château de Fontainebleau proposait cette grande exposition en partenariat avec le Musée des beaux-arts de Montréal. Retrouvez Christophe Beyeler, conservateur en chef du patrimoine, pour une visite privée en 3 parties. Passionnant !

1ère partie

La première partie de l’exposition était consacrée aux Palais impériaux.

2ème partie

La deuxième partie présentait les six Grands officiers civils de la Couronne, ainsi que les principales figures entourant la famille impériale.

3ème partie

La dernière partie de l’exposition présentait une sélection de chefs-d’œuvre de la manufacture impériale de Sèvres, cadeaux diplomatiques et étrennes offertes par l’Empereur à ses fidèles.

Exposition « La Maison de l’Empereur. Servir et magnifier Napoléon Ier »
13 avril – 15 juillet 2019
Château de Fontainebleau

Depuis le 13 mars, le musée du Louvre a fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre. Les autres musées français également. Cette mesure exceptionnelle vise à limiter la propagation du Coronavirus.
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[Mode Révision] 50. L’Afrique des routes au quai Branly

[Mode Révision] 50ème Jour
« L’Afrique des routes » au musée du quai Branly – Jacques Chirac

Si les a priori ont la vie dure, les faits sont indéniables : les Africains n’ont jamais vécu dans l’isolement. Du 5e millénaire avant notre ère à aujourd’hui, de multiples routes fluviales, terrestres et maritimes ont contribué aux échanges commerciaux, religieux ou encore esthétiques, en Afrique et ce, bien avant l’arrivée des premiers navires portugais au XVe siècle. En 2017, le musée du quai Branly invitait à parcourir ces routes africaines à l’occasion de l’une de ses expositions temporaires.

Pendant la période de confinement, retrouvez le musée du Quai Branly sur Internet.

Un jour confiné… une visite privée…

Retrouvez la visite exceptionnelle de l’exposition du musée du Quai Branly avec Gaëlle Beaujean, responsable des collections Afrique.

Exposition « L’Afrique des routes »
Musée du Quai Branly – Jacques Chirac
31 janvier – 12 novembre 2017

Depuis le 13 mars, le musée du Louvre a fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre. Les autres musées français également. Cette mesure exceptionnelle vise à limiter la propagation du Coronavirus.
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[Mode Révision] 49. Johannes Vermeer au musée du Louvre

[Mode Révision] 49ème Jour
« Vermeer et les maîtres de la peinture de genre » au musée du Louvre

Le troisième quart du 17e siècle marque l’apogée de la puissance économique mondiale hollandaise. Une « nouvelle vague » dans la peinture de genre voit le jour : les artistes commencent alors à se concentrer sur des scènes idéalisées de vie privée mise en scène.

Pendant la période de confinement, retrouvez le musée du Louvre sur Internet.

Un jour confiné… une visite privée…

Présentée en 2017 au Louvre, cette exposition-événement permettait de comprendre comment Vermeer et les peintres de scènes de genre, actifs en même temps que lui, rivalisaient les uns avec les autres dans l’élaboration de scènes élégantes et raffinées. Cliquez ci-dessous pour retrouver Blaise Ducos, conservateur du Patrimoine au département des Peintures du Louvre et commissaire de l’exposition.

Exposition « Vermeer et les maîtres de la peinture de genre »
Musée du Louvre
22 février – 22 mai 2017

Depuis le 13 mars, le musée du Louvre a fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre. Les autres musées français également. Cette mesure exceptionnelle vise à limiter la propagation du Coronavirus.
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[Mode Révision] 47. Visiteurs du château de Versailles

[Mode Révision] 47ème Jour
« Visiteurs de Versailles 1682-1789 » au château de Versailles

En partenariat avec le Metropolitan Museum of Art de New-York, le château de Versailles proposait – en 2017-2018 – une exposition autour de tous ces visiteurs qui sont venus à Versailles depuis le règne de Louis XIV.

Pendant la période de confinement, retrouvez le château de Versailles sur Internet.

Un jour confiné… une visite privée…

Avec plus de 7 millions de visiteurs par an, le château de Versailles figure parmi les sites historiques les plus fréquentés au monde. Cette exposition de 2017-2018 permettait de découvrir ces princes, ambassadeurs ou simples anonymes qui sont venus entre 1682 et 1789 à Versailles. Retrouvez Bertrand Rondot, conservateur en chef du patrimoine au château de Versailles, dans cette visite en 6 parties.

[1/6] Rencontrer le roi à Versailles

[2/6] L’Ambassade de Siam à Versailles

[3/6] Les Ambassades ottomanes à Versailles

[4/6] Les présents officiels

[5/6] Les fêtes de Marie-Antoinette à Trianon

[6/6] La dernière Ambassade

Exposition « Visiteurs de Versailles 1682-1789 »
22 octobre 2017 – 25 février 2018
Château de Versailles

« Louis XIV touchant les écrouelles » par Jean Jouvenet, conservé dans l’église abbatiale de Saint-Riquier
Médaille « Fama Virtutis Oratores Regis Siam » par Jean Mauger (1686) – Bibliothèque nationale de France
Buste de Goolami Saib et de Mohammed Dervisch Khan par Claude-André Deseine – Musée du Louvre

Depuis le 13 mars, le musée du Louvre a fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre. Les autres musées français également. Cette mesure exceptionnelle vise à limiter la propagation du Coronavirus.
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[Mode Révision] 46. Le sculpteur Gemito au Petit Palais

[Mode Révision] 46ème Jour
« Vincenzo Gemito (1852-1929). Le sculpteur de l’âme napolitaine » au Petit Palais (Paris)

L’histoire de Vincenzo Gemito (1852-1929) est celle d’un enfant trouvé, élevé dans les rues de Naples, qui va devenir l’un des plus grands sculpteurs de son temps, célébré aussi bien en Italie que dans toute l’Europe. En 2019-2020, le Petit Palais proposait au public français de découvrir cet artiste longtemps oublié.

Pendant la période de confinement, retrouvez le Petit Palais sur Internet.

Un jour confiné… une visite privée…

De son triomphe à l’Exposition Universelle de Paris en 1878 à son combat contre la maladie mentale, l’exposition permettait de retracer le parcours de cet artiste napolitain. Revivez notre visite privée avec Jean-Loup Champion, historien de l’art, directeur scientifique de l’exposition.

Exposition « Vincenzo Gemito (1852-1929). Le sculpteur de l’âme napolitaine »
15 octobre 2019 – 26 janvier 2020
Petit Palais – Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

« Portrait de jeune fille » (1913-1922) par Vincenzo Gemito – Museo Del Novecento (Naples)
« Tête d’enfant ; Garçon » (1870) par Vincenzo Gemito – Museo e Real Bosco di Capodimonte (Naples)
« La Source » (1912) par Vincenzo Gemito – Collection Raffaella Ferraro (Sorrente)
Au premier plan : « Statuette de Dionysos- Narcisse » (Ier siècle) – Musée archéologique de Naples

Depuis le 13 mars, le musée du Louvre a fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre. Les autres musées français également. Cette mesure exceptionnelle vise à limiter la propagation du Coronavirus.
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[Mode Révision] 45. Marcel Proust à la Galerie Gallimard

[Mode Révision] 45ème Jour
« Marcel Proust, Prix Goncourt 1919 » à la Galerie Gallimard (Paris)

Mercredi 10 décembre 1919. Au troisième tour de scrutin, les jurés du Prix Goncourt choisissent « À l’ombre des jeunes filles en fleurs ». À 6 voix contre 4, Marcel Proust devient le 17ème lauréat du Prix. Gaston Gallimard se précipite au domicile de l’écrivain pour lui annoncer la grande nouvelle. Marcel Proust dort… Pourtant, il tenait beaucoup à ce Prix, étant très préoccupé par la reconnaissance et soucieux de qui l’a lu et le lira.

Pendant la période de confinement, retrouvez la Galerie Gallimard sur Internet.

Un jour confiné… une visite privée…

L’an dernier, la Galerie Gallimard nous proposait de plonger dans les coulisses du Goncourt 1919 afin de découvrir l’histoire de la relation entre Marcel Proust et la NRF. Retrouvez Alban Cerisier, archiviste paléographe et commissaire de l’exposition de la Galerie Gallimard.

Exposition « Marcel Proust, Prix Goncourt 1919 »
11 septembre – 23 octobre 2019
Galerie Gallimard (Paris)

« Marcel Proust au Ritz » (1917) par Paul Morand – Bibliothèque nationale de France, département des manuscrits

Il en est ainsi pour tous les grands écrivains, la beauté de leurs phrases est imprévisible, comme est celle d’une femme qu’on ne connaît pas encore. » – Marcel Proust dans « A l’ombre des jeunes filles en fleurs » (1919)

Maquettes pour l’édition de « Du côté de chez Swann » de Marcel Proust, Gallimard (1917) – Archives Éditions Gallimard
Gaston Gallimard vers 1913 – Tirage argentique d’époque – Archives Éditions Gallimard
Détail d’un « Placard » pour l’impression d’ « À l’ombre des jeunes filles en fleurs » de Marcel Proust, joint à l’édition de luxe de 1920 – Maison de Tante-Léonie – Musée Marcel-Proust
Portrait de Marcel Proust par Jacques-Émile Blanche (1920) – Reproduction photographique – Maison de Tante-Léonie – Musée Marcel-Proust

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[Mode Révision] 44. L’Homme de Néandertal au musée de l’Homme

[Mode Révision] 44ème Jour
« Néandertal, l’expo » au musée de l’Homme

En 1829, un crâne d’enfant est trouvé à Engis en Belgique ; en 1848 un crâne complet à Forbe’s Quarry (Gibraltar). Toutefois, personne ne s’aventure à dire qu’il s’agit de représentants d’une autre espèce humaine et ces découvertes passent inaperçues. C’est en 1856 que Néandertal fait sa véritable entrée. Les ouvriers d’une carrière – dans la vallée (thal) de Neander, à l’est de Düsseldorf – découvrent des ossements et un fragment de crâne, ils les remettent à l’instituteur local, passionné d’histoire naturelle.

Pendant la période de confinement, retrouvez le musée de l’Homme sur Internet.

Un jour confiné… une visite privée…

Le cerveau de Néandertal est plus gros que le nôtre, atteignant jusqu’à 1 750 cm3. Rien n’indique qu’il était moins intelligent que nous. Ses capacités cognitives lui ont permis de s’adapter et de survivre pendant près de 350.000 ans. Retrouvez Kinga Grege, scénographe de l’exposition proposée en 2018-2019 au musée de l’Homme.

Exposition « Néandertal »
28 mars 2018 – 7 janvier 2019
Musée de l’Homme (Paris)

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[Exposition] Les acquisitions du musée du quai Branly

Exposition « 20 ans. Les acquisitions du musée du quai Branly – Jacques Chirac »
24 septembre 2019 – 26 janvier 2020
Musée du Quai Branly (Paris)

Récemment, le musée du quai Branly proposait une exposition réunissant une sélection de près de 500 œuvres, visant à expliquer comment les choix d’acquisition s’élaborent et se décident.
Aujourd’hui, alors que l’exposition a fermé ses portes depuis plusieurs mois et que le musée est lui-même fermé dans le cadre de la crise du Coronavirus, je vous invite à découvrir ma propre sélection d’œuvres dans ce parcours très personnel au cœur de l’exposition.

Sculpture baoulé – Côte d’Ivoire (19e siècle) dans un album de photographies des objets de la collection Louis Carré (1897-1977)

Le musée du quai Branly – Jacques Chirac a ouvert ses portes en 2006, il a aujourd’hui 14 ans. Alors pourquoi l’exposition fait-elle référence à ses « 20 ans » dans son titre ?
En fait, le musée existe depuis 1998, bien avant son ouverture aux visiteurs. Pendant la construction du bâtiment, les équipes travaillaient à trier, photographier et reconditionner les œuvres des collections héritées du musée de l’Homme et du musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie.
En parallèle, le musée a développé sa propre politique d’acquisition, ouvrant de nouvelles directions d’enrichissement.

Un musée n’est pas seulement l’héritage poussiéreux d’une collection, nonobstant tous les amateurs de poussière et d’œuvres oubliées, il est une formidable promesse de regards neufs, « de réveil de mémoire endormie » selon la belle expression de Mataliwan Kuliyaman, Amérindien Wayana, de combinaisons de savoirs renouvelés, d’agencements esthétiques imprévus que la sensibilité du siècle recrée. » – Yves Le Fur, directeur du département du patrimoine et des collections du musée du quai Branly

Cuillers « arisa » en noix de coco et chaux – Papouasie-Nouvelle-Guinée (début du 20e siècle)

Les acquisitions en chiffres

Le musée conserve à ce jour 382.538 œuvres inscrites à l’inventaire.
En vingt ans, les acquisitions représentent 78.010 objets, sans compter les archives et documents iconographiques. Près de 60 % sont des dons.

Les acquisitions du musée […] font du patrimoine un organisme vivant, qui marche et qui respire avec son temps. » – Stéphane Martin, Président musée du quai Branly–Jacques Chirac

Statue en bois, métal et matériaux organiques – Nigéria (19e siècle)

1ère partie : Grands axes d’enrichissement

La première partie de l’exposition présente les axes de la politique d’acquisition du musée, qui poursuivent ou complètent les héritages reçus de ses prédécesseurs.

De gauche à droite : statuette d’une reine – Côte d’Ivoire (19e siècle), coupe divinatoire « agere ifa » – Nigeria (milieu du 19e siècle) et statuette « asie usu » – Côte d’Ivoire (19e siècle)
Statuettes « ibeji » – Nigeria, culture Yoruba (19e siècle)

Vous trouverez toujours le lait nourricier dans les arts primitifs. » – Paul Gauguin

Tirage sur papier albuminé, gouache et plumes représentant un groupe de trois femmes par Augustin Péraire (actif dans les années 1860)
Gravure sur papier représentant « Deux Carolins dansant (Îles Carolines) » (1824-1844) d’après Jacques Arago (1790-1855)

« Kaoutoy Lerry, Black Beach, Tanna, Vanuatu » – Aquarelle et graphite sur papier (vers 1849) par Richard Aldworth Oliver (1811-1889)
« Temple vu depuis une rivière » (1948-1959) et « Temple dans la forêt » (1952) – Asie du sud-est – Fusain et sanguine sur papier par André Maire (1898-1984)
Détail de « Temple dans la forêt » (1952) – Asie du sud-est – André Maire (1898-1984)
« Portrait d’un homme tshokwe » – Angola (1938) – Fusain sur papier par José Redinha (1905-1983)
« Jeune homme de Fais (Ouest Carolines) tatoué (Îles Carolines) » (1935) par Paul Jacoulet (1896-1960)
Spatule vomitive utilisée par les chamanes et caciques amérindiens des Grandes Antilles
Diadème « aheto » – Para, Brésil (1960-1972)
Textiles et parures des collections du musée du quai Branly
Bijoux, parures et costumes des collections du musée du quai Branly
Bijoux, parures et costumes des collections du musée du quai Branly
Étoffe d’écorce battue – Îles Tonga (fin du 20e siècle)

2ème partie : De l’héritage au contemporain

La deuxième partie de l’exposition explore les résonances entre les enjeux historiques et contemporains au sein des collections du musée du quai Branly. L’histoire des dominations, dans le contexte de l’esclavage puis de la colonisation, et les regards antagonistes qu’elle a générés sont ici abordés.

« Allers-retours » (2009) – Œuvres réalisées dans le cadre des Résidences photographiques du musée du quai Branly par Sammy Baloji (né en 1978)
Masques « Atujuwa » mâle (à gauche) et femelle (à droite) – Mato Grosso, Brésil (2005) et massue – Brésil (début du 21e siècle)
Volume tatoué (2018) Encre sur silicone par Filip Leu (né en 1967)

Esclavage et colonisation

L’esclavage et la colonisation exercés par les États européens se sont appuyés sur une conception hiérarchique des « races ». Des représentations caricaturales d’une partie de l’humanité ont ainsi été largement diffusées en Europe et aux États-Unis. Dans le même temps, des images plus soucieuses d’exactitude, se sont attachées à restituer le portrait d’individus plutôt que de types humains.

« Portrait d’un homme » (19e siècle) par un artiste anonyme

La présence de modèles noirs dans les ateliers des peintres européens s’affirme à partir du 18e siècle. Sur le portrait ci-dessus, le modèle pourrait être un Haïtien qui travaillait à Paris dans une troupe d’acrobates et qui posa, entre autres, pour Théodore Géricault et sa toile représentant le naufrage de « La Méduse » au large des côtes africaines en 1816.

« Am I not a Man and a Brother ? » (1850) – Matrice à impression sur bois par un artiste anonyme

Le motif d’esclave enchaîné et suppliant (ci-dessus) est apparu dans les années 1780 en Angleterre. Il a traversé toute l’histoire de l’abolitionnisme. Le slogan « Ne suis-je pas ton frère ? » a été reproduit sur des supports variés : gravures, écharpes, éventails, faïences, médaillons… Cette image fortement symbolique a continué d’être utilisée au 20e siècle, notamment dans la lutte contre l’Apartheid en Afrique du Sud.

« Guerrier sakalava » – Madagascar (1901) – Aquarelle sur coton par James Rainimaharosoa (1860-1926)
« Intérieur d’un navire négrier » (vers 1830) – Lithographie sur papier d’après W.H. Handley

3ème partie : Œuvres phares des collections

La troisième grande partie de l’exposition met en scène les pièces les plus importantes acquises au cours des 20 dernières années. Plus de cinquante pièces sont présentées.

Masque cérémoniel « kegginaqut » en bois, plumes et pigments – Alaska (début du 20e siècle)
Statue féminine – Culture Attié, Côte d’Ivoire (19e siècle)
Homme oiseau « moai tangata manu » – Île de Pâques, Chili (17e-19e siècle)
Pierre verte sculptée de la culture Teotihuacán – Mexique (200-550)
Pendentif de la culture Tairona – Colombie (1000-1500)
Crochet « samban » – Moyen Sepik, Papouasie-Nouvelle-Guinée (19e siècle)
Sculpture masculine « bulul » – Province d’Ifugao, Philippines (15e siècle)
Sculpture attribuée au « Maître de la maternité rouge » – Mali (14e siècle) (à gauche) et statue masculine – République démocratique du Congo (19e siècle) (à droite)
Statuette féminine de la culture Chupícuaro – Mexique (600 avant J.-C. – 200 après J.-C.)

Toutes les photographies par @scribeaccroupi.

« Deux Amérindiens en pirogue » – Brésil (vers 1860) – Huile sur toile par François-Auguste Biard (1799-1882)

En savoir +

Page spéciale sur le site Internet du Musée du Quai Branly.

C’est un musée bâti autour d’une collection. Où tout est fait pour provoquer l’éclosion de l’émotion portée par l’objet premier ; où tout est fait, à la fois pour le protéger de la lumière et pour capter le rare rayon de soleil indispensable à la vibration, à l’installation des spiritualités […] Peu importent les moyens … Seul le résultat compte. » – Jean Nouvel

Pendant la période de confinement, retrouvez le musée du Quai Branly sur Internet.

Exposition « 20 ans. Les acquisitions du musée du quai Branly – Jacques Chirac »
24 septembre 2019 – 26 janvier 2020
Musée du Quai Branly
37, quai Branly
75007 Paris