[Exposition] Albrecht Altdorfer, Maître de la Renaissance allemande au Louvre

Exposition « Albrecht Altdorfer, Maître de la Renaissance allemande »
1er octobre 2020 – 4 janvier 2021
Musée du Louvre

Peintre, dessinateur et graveur, Albrecht Altdorfer (vers 1480-1538) est un artiste majeur de la Renaissance allemande.
Dans cette nouvelle exposition Arts Graphiques, le Louvre met en regard les œuvres d’Altdorfer avec celles d’autres grands maîtres de sa génération, tels Albrecht Dürer ou Lucas Cranach.

Rassemblant plus de 200 œuvres (peintures, dessins, gravures, sculptures et objets d’art), l’exposition bénéficie notamment de nombreux prêts de l’Albertina à Vienne.

« Saint François recevant les stigmates » et « Saint Jérôme en pénitent » (1507) par Albrecht Altdorfer – Staatliche Museum zu Berlin

Les années de jeunesse

On ignore tout de la formation d’Altdorfer mais on sait l’importance des estampes qui lui font connaître les réalisations de ses contemporains allemands, Dürer et Cranach, avec lesquels il entend rivaliser, mais aussi celles des artistes italiens du Quattrocento qui nourrissent son inspiration, au premier plan desquels Andrea Mantegna.

« Saint François recevant les stigmates » (vers 1503-1504) par Albrecht Dürer (1471-1528) – Musée du Louvre
À gauche : « Sainte Famille avec un diacre » (1507) par Albrecht Altdorfer – Kunsthistorisches Museum (Vienne) – à droite : « Sainte Famille avec sainte Anne et le petit saint Jean » par Giovanni Antonio da Brescia – BnF
« Tentation de deux ermites » (1506) par Albrecht Altdorfer – Albertina (Vienne)
« Apollon et Diane » par Jacopo de’ Barbari – Musée du Louvre

« Vénus et Amour » (1508) par Albrecht Altdorfer – Staatliche Museum zu Berlin
« Couple d’amants dans un champ de blé » (1508) par Albrecht Altdorfer – Kunstmuseum Basel
« Couple d’amants dans un paysage » (1504) par Albrecht Altdorfer – Staatliche Museum zu Berlin

Les dessins sur papier préparé

De 1506 à 1518, Altdorfer a exécuté plus d’une cinquantaine de dessins sur papier préparé, dits aussi dessins en clair-obscur, consistant pour l’artiste à travailler à l’encre noire et à la gouache sur un papier sur lequel était appliqué un fond de couleur apposé au pinceau. Comme ceux de ses contemporains, les dessins en clair-obscur d’Altdorfer étaient recherchés et alimentaient un marché de connaisseurs, qui voyaient dans ces feuilles des petits tableaux d’une grande virtuosité.

« Porte-étendard et deux lansquenets » (vers 1506-1508) par Erhard Altdorfer – Städel Museum (Francfort)
« Quatre muses dansant » (après 1497) d’après Andrea Mantegna – BnF
« Famille de sauvages » ou « La Fin de l’Âge d’argent » (1510) par Albrecht Altdorfer – Albertina (Vienne)
« Chute de saint Christophe » (vers 1509-1510) par Albrecht Altdorfer – Albertina (Vienne)

 

Les bois gravés

La notoriété de l’artiste est bien établie dès 1512 avec la série de « La Chute et Rédemption de l’Humanité », une suite de 40 estampes en bois gravés. Avec ses gravure sur bois, Altdorfer se distingue de son aîné par son approche novatrice de l’iconographie traditionnelle.

« La Cène » (vers 1508-1509) par Albrecht Dürer (1471-1528) – Musée du Louvre
« Chute et Rédemption de l’humanité » (vers 1513) par Albrecht Altdorfer

Un nouveau langage narratif

Altdorfer met au point un nouveau langage narratif, avec des couleurs éclatantes et de puissants contrastes lumineux. Les nombreux raccourcis, les cadrages audacieux et les points de vue inhabituels visent à dynamiser les compositions et à impliquer davantage le spectateur dans la scène représentée.

« Portement de Croix » (vers 1516-1518) par Albrecht Altdorfer – Graphische Samlung der Universität Erlangen-Nümberg
« Jaël et Sisera » (vers 1518) par Albrecht Altdorfer – Musée du Louvre
« Saint Jérôme à la muraille » (vers 1515-1518) par Albrecht Altdorfer – Musée du Louvre

« Lamentation » (1512) par Albrecht Altdorfer – Bloc de bois – Staatliche Graphische Sammlung
« Crucifixion » (vers 1520) par Albrecht Altdorfer – Musée des Beaux-Arts de Budapest
« Saint Florian roué de coups » (vers 1520) par Albrecht Altdorfer – Galerie nationale de Prague
« Le Christ prenant congé de sa mère » (vers 1518-1520) par Albrecht Altdorfer – The National Gallery (Londres)

Les commandes de Maximilien

Maximilien Ier passa commande de publications richement illustrées qui devaient servir à prouver le caractère illustre et très ancien de la lignée des Habsbourg.

« Cortège triomphal de Maximilien Ier » par Albrecht Altdorfer – Albertina (Vienne)
« Cortège triomphal de Maximilien Ier » par Albrecht Altdorfer – Musée du Louvre
« Cortège triomphal de Maximilien Ier » par Albrecht Altdorfer – Musée du Louvre
Détail de « Cortège triomphal de Maximilien Ier » par Albrecht Altdorfer – Musée du Louvre
« La Bataille de Charlemagne contre les Avars » (151) par Albrecht Altdorfer – Germanisches Nationalmuseum (Nuremberg)

L’ornement et l’orfèvrerie

Altdorfer consacre de nombreuses estampes à la représentation d’objets et motifs d’ornement et d’orfèvrerie.

« Hercule et une muse » par Albrecht Altdorfer – Musée du Louvre

 

Le paysage et l’architecture

En matière de représentation de paysages et d’architectures, Altdorfer innove en les explorant pour eux-mêmes. Il est en effet l’un des premiers à exécuter des paysages et des intérieurs d’églises sans personnages.

« Paysage au double épicéa » (peu avant 1520) par Albrecht Altdorfer – Musée du Louvre
« Paysage à l’épicéa et aux deux saules » (peu avant 1520) par Albrecht Altdorfer – Albertina (Vienne)
« Paysage au château » (vers 1520-1525) « Paysage au double épicéa » (peu avant 1520) par Albrecht Altdorfer – Alte Pinakothek (Munich)
« Paysage à l’épicéa et au bûcheron » (vers 1522) par Albrecht Altdorfer – Staatliche Museum zu Berlin
« Vue du val d’Arco » (vers 1495) par Albrecht Dürer (1471-1528) – Musée du Louvre
« Paysage montagneux avec un village » (vers 1520) par Erhard Altdorfer – Albertina (Vienne)

« Intérieur de la synagogue de Ratisbonne » (1519) par Albrecht Altdorfer – Musée du Louvre

La fin de sa carrière

Fort de sa renommée, Altdorfer reçoit des commandes de la cour de Bavière, se consacrant essentiellement à la peinture. Il explore alors de nouveaux genres et continue de se nourrir des nouveautés de son temps.

« Crucifixion » (vers 1526-1528) par Albrecht Altdorfer – Staatliche Museum zu Berlin
« Vierge à l’Enfant » (1531) par Albrecht Altdorfer – Kunsthistorisches Museum (Vienne)
« Portrait de femme » (vers 1520-1530) par Albrecht Altdorfer – Museo Thyssen-Bornemisza (Madrid)
« Judith » (vers 1520-1530) par Albrecht Altdorfer – Musée du Louvre

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Sur le site Internet du musée du Louvre consacré à l’exposition.

Exposition « Albrecht Altdorfer, Maître de la Renaissance allemande »
1er octobre 2020 – 4 janvier 2021
Musée du Louvre

[Visite privée] « Carmontelle ou le temps de la douceur de vivre » à Chantilly

Exposition « Carmontelle ou le temps de la douceur de vivre »
5 septembre 2020 – 28 mars 2021 (prolongation)
Cabinet d’Arts Graphiques du château de Chantilly

Carmontelle (1717-1806), de son vrai nom Louis Carrogis, est un officier au service des Orléans qui dessine – toujours de profil – les hôtes du Palais-Royal à la pierre noire, à la gouache et à l’aquarelle. Selon son ami le baron Grimm, secrétaire du duc d’Orléans (1763), il réalise « des portraits mauvais, mais ressemblants » !

Nicole Garnier, conservateur général du Patrimoine chargée du musée Condé, nous fait découvrir ce dessinateur amateur – mais amateur éclairé – du XVIIIe siècle qui a « fait poser devant lui la société de son temps », selon les Goncourt.

M. de Carmontelle se fait depuis plusieurs années un recueil de portraits dessinés au crayon et lavés en couleurs de détrempe. Il a le talent de saisir singulièrement l’air, le maintien, l’esprit de la figure plus que la ressemblance des traits. » – Baron Grimm (1763)

« Louis-Philippe-Joseph, duc de Chartres, futur duc d’Orléans dit Philippe Égalité (Saint Cloud, 1747 – Paris, 1793), dans sa belle jeunesse » (1760) par Louis Carrogis, dit Carmontelle (1717-1806) – Chantilly, musée Condé
« Les gentilshommes du doc d’Orléans portant l’habit de Saint-Cloud » par Carmontelle – Collection particulière

Carmontelle ne donnait pas les dessins à ses modèles, mais leur en offrait des copies. En 1807, lors de sa vente après décès, la collection comprenait 750 portraits.

« Wolfgang-Amadeus Mozart (1756-1791) enfant jouant avec son père et sa sœur Maria-Anna (dite Nannerl) à Paris en 1764 » par Carmontelle – Chantilly, musée Condé
« La comtesse de Blot, sœur du comte d’Ennery, et la marquise de Barbantane » par Carmontelle – Chantilly, musée Condé
« Guillaume-Marin du Rouïl de Boismassot (1761-1792), gentilhomme de la vénerie du duc d’Orléans » (1764) par Carmontelle – Chantilly, musée Condé
« David Garrick (Hereford, 1717 – Londres, 1779), acteur et dramaturge britannique » (1765) par Carmontelle – Chantilly, musée Condé

Toutes les photographies par @scribeaccroupi.

« Narcisse, jeune serviteur des Orléans » par Carmontelle – Chantilly, musée Condé

Il est lui-même auteur passable ; il dessine fort bien pour un homme dont ce n’est pas le métier ; il a du goût et c’est un des ordonnateurs de fêtes de société le plus employé à Paris . » – Baron Grimm (1771)

« M. de Tourempré, aide maréchal des logis de l’armée » (1765) par Carmontelle – Chantilly, musée Condé

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Consultez la page dédiée à l’exposition sur le site Internet du Domaine de Chantilly

« Le chevalier de Beausset, chef d’escadre de l’armée navale » (1783) – Chantilly, musée Condé

Exposition « Carmontelle ou le temps de la douceur de vivre »
5 septembre 2020 – 28 mars 2021
Cabinet d’Arts Graphiques du château de Chantilly

[Visite privée] « La Fabrique de l’Extravagance » à Chantilly

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Exposition « La Fabrique de l’Extravagance. Porcelaines de Meissen et de Chantilly »
5 septembre 2020 – 29 août 2021 (prolongation)
Grands Appartements du château de Chantilly

Frédéric-Auguste de Saxe (1670-1733), électeur de Saxe et roi de Pologne, était atteint de la « maladie de porcelaine », amassant les plus belles céramiques avec frénésie. Sa collection de porcelaines chinoises et japonaises monta à près de 25.000 pièces. Fondée à Meissen, sa manufacture de porcelaine connut un succès fulgurant.
En France, Louis-Henri de Bourbon-Condé fut l’un des grands mécènes de la première moitié du XVIIIe siècle. Grand collectionneur d’objets d’art, il fit à son tour créer une manufacture de porcelaine à Chantilly.
Jusqu’au 29 août 2021, les porcelaines de Meissen et de Chantilly se déploient joyeusement dans les Grands Appartements du château, grâce à la scénographie fascinante et colorée de Peter Marino.

Suivez Mathieu Deldicque, conservateur du Patrimoine et commissaire de l’exposition, à la découverte de cet « or blanc » du XVIIIe siècle.

Paire de chiens Fô – Porcelaine de Chine, dynastie Qing (1644-1911) – Musée national du château de Fontainebleau

Ancien élève de l’École nationale des chartes et docteur en histoire de l’art, Mathieu Deldicque a notamment été commissaire des expositions « La Joconde nue : le mystère enfin dévoilé » en 2019 et « Raphaël à Chantilly » en 2020 au domaine de Chantilly.

Singes et singeries – Scénographie de Peter Marino pour l’exposition « La Fabrique de l’Extravagance »
Chinois lisant surmontant une boîte carrée (vers 1740) – Porcelaine de Chantilly – Musée national de la Céramique (Sèvres)

La manufacture de Chantilly se fit une véritable spécialité des magots ou pagodes, ces personnages assis et ventripotents aux lobes développés, habillés comme des moines, représentant généralement le dieu bouddhiste de la bonne fortune ou de la joie.

« Shou-Lao, dieu de longévité » (vers 1735-1740) – Porcelaine de Chantilly – Musée des Arts décoratifs (Paris)
Vase-cage (vers 1700) – Porcelaine du Japon – Musée national du château de Pau

À l’origine doté d’anses en forme de têtes d’éléphant, ce vase-cage japonais (photo ci-dessus) donne l’illusion d’une cage à oiseau. Il revient pour la première fois au château de Chantilly depuis sa confiscation apendant la Révolution.

À gauche : Pagode à tête et mains mobiles (vers 1730-1740) – Porcelaine de Meissen- Musée national de la Céramique (Sèvres)
Éléphant (vers 1735-1740) – Porcelaine de Chantilly – Musée des Arts décoratifs (Paris)

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Rollier d’Europe (vers 1735-1736) – Porcelaine de Meissen – Collection particulière

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Consultez la page dédiée à l’exposition sur le site Internet du Domaine de Chantilly

Au centre : Héron (1732) – Porcelaine de Meissen – Staatliche Kunstammlungen (Dresde)

Les grands oiseaux blancs figurent parmi les pièces de porcelaine les plus spectaculaires jamais produites par Meissen. Le héron (photo ci-dessus) est représenté en train de faire sa toilette, glissant son long bec dans son plumage. Le problème de structure induit par les maigres pattes de l’oiseau, qui ne pouvaient supporter son lourd corps, fut résolu en plaçant derrière elles un bosquet de roseaux, son habitat naturel.

« Vautour dévorant un cacatoès » (1734) – Porcelaine de Meissen -Musée national de la Céramique (Sèvres)

Exposition « La Fabrique de l’Extravagance. Porcelaines de Meissen et de Chantilly »
5 septembre 2020 – 29 août 2021
Grands Appartements du château de Chantilly

Détail du « Concert de singes » de la Pendule à orgue (vers 1755-1760) – Porcelaine de Meissen – Petit Palais (Paris)

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Détail de « Rhinocéros avec un oriental monté en pendule » (vers 1750-1755) – Porcelaine de Meissen – Collection particulière

[Visite privée] Exposition « Soleils Noirs » au Louvre-Lens

Exposition « Soleils Noirs. De l’Egypte à Soulages, l’épopée de la couleur noire »
25 mars 2020 – 25 janvier 2021
Louvre-Lens

Pigment très difficile à obtenir, le noir a longtemps été, dans la peinture, la couleur des puissants. L’exposition du Louvre-Lens rassemble 180 chefs-d’œuvre, croise les époques et les disciplines en une plongée lumineuse dans cette couleur de tous les paradoxes, suscitant aussi bien la crainte qu’une étrange fascination.
De l’Antiquité à nos jours et de Botticelli à Soulages en passant par Ribera, Courbet, Malévitch et Soulages, Marie Lavandier, directrice du Louvre-Lens et co-commissaire de l’exposition, nous dévoile comment le noir a inspiré les artistes.

Le noir, couleur du charbon et des « gueules noires », est le symbole du Bassin minier du Nord-Pas de Calais. L’exposition « Soleils Noirs » permet de célébrer le 300e anniversaire de la découverte de la première veine de charbon à Fresnes-sur-Escaut dans les Hauts-de-France.

Le saviez-vous ? Le Louvre-Lens a été construit au-dessus d’une veine de charbon.

« Le Ruisseau du Puit-Noir » (1865) par Gustave Courbet – Musée des Augustins de Toulouse

Les orages et les eaux sombres permettent à l’artiste de révéler la richesse du noir.

« Héro et Léandre » (1866) par Louis Baader – Musée de Grenoble
« La Solitude » (1893) par Alexandre Harrison – Musée d’Orsay

Par un usage sensible du clair-obscur, qui se développe au 17e siècle, les artistes font émerger des ténèbres des corps souffrants et en restituent les atmosphères dramatiques.

« Le Bon Samaritain » (1870) par Théodule Ribot – Musée d’Orsay

Absence de lumière née d’une source de lumière, l’ombre est la fondatrice mythique du dessin et devient chez certains artistes le cœur même de la toile.

« Ombres portées » (1891) par Émile Friant – Musée d’Orsay

Communément associé aux enfers, depuis l’Antiquité et dans les différentes religions, le noir suscite la crainte et la fascination.

« La chute des anges rebelles » (14e siècle) par le Maitres des anges rebelles – Musée du Louvre
« Les trois sorcières de Macbeth » par Johann Heinrich Füssli – Kunsthaus (Zurich)
Statue du Dieu Osiris (755-655 avant J.-C.) – Musée du Louvre
« Le Christ avec la colonne avec saint Pierre » (vers 1670) par Bartolomé Esteban Murillo – Musée du Louvre
« Vanité ou Allégorie de la vie humaine » (vers 1640-1650) par Philippe de Champaigne – Musée de Tessé (Le Mans)
« Pietà » (1842) par Hippolyte Flandrin – Musée des Beaux-Arts de Lyon

Avec cette « Pietà » (photo ci-dessus), Hyppolyte Flandrin accentue l’intensité dramatique de son tableau, en représentant une mère sans visage, se détachant à peine du fond sombre de la toile, penchée sur le corps de son fils.

« La Dame au gant » (1869) par Carolus-Duran – Musée d’Orsay
« Portrait de jeune homme » (vers 1480-1485) par Sandro Botticelli – Musée du Louvre
« Portrait de Platon » (vers 1630) par José de Ribera – Collection des Musées de Picardie (Amiens)

Adoptant une démarche radicale, certains artistes comme Kasimir Malévitch, vont utiliser le noir pour son caractère symbolique autant que plastique.

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Sur la page dédiée à l’exposition du site Internet du Louvre-Lens.

« Croix [noire] » (1915) par Kasimir Malévitch – Centre Pompidou / Musée National d’Art Moderne de Paris

Exposition « Soleils Noirs. De l’Egypte à Soulages, l’épopée de la couleur noire »
25 mars 2020 – 25 janvier 2021
Louvre-Lens
99 rue Paul Bert
62300 Lens

[Web-série] Crésilas, artiste de la Grèce Antique au Louvre

Mythes et artistes de la Grèce Antique au Louvre
Épisode 1 : Crésilas

Web-série proposée par Coupe-File Art et Scribe Accroupi, réalisée au cœur des collections du musée du Louvre

Crésilas est un sculpteur grec ayant travaillé et vécu au Ve siècle avant J.-C. Il est connu grâce notamment aux écrits de Pline l’Ancien et Pausanias. Son nom apparaît sur des signatures gravées sur des bases de statues, notamment sur l’Acropole d’Athènes.
Le British Museum conserve l’une des copies romaines de son portrait de Périclès. Au musée du Louvre est exposée une version d’un autre de ses chefs-d’œuvre : la Pallas de Velletri.

Dans ce premier épisode de notre web-série, suivez Ludovic Laugier, conservateur du patrimoine en charge des sculptures grecques, pour une découverte passionnante de ce grand artiste.

Dans ce premier épisode de la web-série, Ludovic Laugier détaille notamment les enjeux et la singularité de la campagne de restauration de la Pallas de Velletri, réalisée par Anne Liégey associée à Nathalie Bruhière.

Toutes les images par Coupe-File Art (Nicolas Bousser – Antoine Lavastre) et Scribe Accroupi.

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Découvrez la page spéciale dédiée aux mythes et artistes de la Grèce Antique sur le site Internet de Coupe-File Art.

[Louvre] Juliette Gréco : merci pour les émotions

La chanteuse Juliette Gréco est morte le 23 septembre. 2020

Dernier récital au Louvre

Après 70 ans de carrière, Juliette Gréco avait entamé, en avril 2015, une tournée d’adieu, « Merci », au Printemps de Bourges. Après être notamment passée par Tel Aviv, Montréal, Milan, Amsterdam, Berlin et plusieurs villes françaises, elle fêtait, le 7 février 2016, son 89e anniversaire au Théâtre de la Ville à Paris.
La veille, elle avait donné un récital exceptionnel dans la galerie Daru du Louvre, aux pieds de la Victoire de Samothrace.

Pour résister à l’approche de la fin, il faut aimer ce qu’on fait, à la folie, aimer son métier comme je l’aime moi, c’est-à-dire de façon démesurée, hors normes, en allant chanter aussi dans des petites salles de banlieue en matinée et savourer qu’un jeune homme ait dit à la fin du tour de chant : « Elle est bonne, hein, Gréco ! » » – Juliette Gréco (2008)

Merci pour les émotions, une larme c’est bon
Merci l’aventure, l’air, le temps, la mer
Merci pour la poésie, le vent, la vie »

Pour sa tournée d’adieu, Juliette Gréco avait prévu de repasser par tous les lieux emblématiques de sa carrière, entamée en 1949. La chanteuse avait interrompu cette tournée en mars 2016 suite à des problèmes de santé.

Juliette Gréco au pied de la Victoire de Samothrace – 6 février 2016

 

[Louvre] Restauration de la Pallas de Velletri

Athéna dite « Pallas de Velletri »
Œuvre romaine d’après un original de Crésilas (5e siècle avant J.-C.)
Musée du Louvre

En 1797, le restaurateur Vincenzo Pacetti découvre une statue colossale de plus de 3 mètres de haut dans les ruines d’une villa romaine située près de Velletri, en Italie. Cette statue, représentant la déesse Athéna, est une réplique romaine d’une sculpture en bronze – aujourd’hui disparue – attribuée à Crésilas.

La Pallas de Velletri restaurée

Ludovic Laugier, conservateur du patrimoine en charge des sculptures grecques, dévoile les enjeux et la singularité de la restauration de cette impressionnante statue.

Toutes les images par Coupe-File Art (Nicolas Bousser – Antoine Lavastre) et Scribe Accroupi.

La campagne de restauration de la Pallas de Velletri a été réalisée par Anne Liégey associée à Nathalie Bruhière. Elle a permis de nettoyer la surface du marbre, en partie encrassée ; d’effectuer une reprise des bouchages, altérés pour la plupart et de les retoucher ; ainsi que le comblement de certaines fissures par des solins afin d’éviter l’accumulation de poussière dans les creux ; enfin de procéder à la réfection de certains tasselli en mortier et poudre de marbre pour améliorer la lisibilité de certains rythmes de pli et motifs du drapé.

La Pallas de Velletri est exposée face à la Venus de Milo, de l’autre côté de la galerie présentant les sculptures grecques.

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Découvrez la page spéciale dédiée aux mythes et artistes de la Grèce Antique sur le site Internet de Coupe-File Art.

[Teaser] Mythes et artistes de la Grèce Antique au Louvre

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Mythes et artistes de la Grèce Antique au Louvre

Cette web-série exceptionnelle, tournée au cœur des collections du musée du Louvre, vous est proposée par Coupe-File Art et Scribe Accroupi.

A suivre à partir du 22 septembre 2020 sur www.coupefileart.com et www.scribeaccroupi.fr.

Toutes les images par Coupe-File Art (Nicolas Bousser – Antoine Lavastre) et Scribe Accroupi.

[Chef-d’œuvre] « Portrait de Giovanna Bellelli » par Edgar Degas

« Fillette debout : portrait de Giovanna Bellelli »
Edgar Degas (1834-1917)
Collection de Louis-Antoine et Véronique Prat

En 1860, Edgar Degas réside en Italie où se trouve une partie de sa famille. Il peint alors un tableau où sont représentés sa tante paternelle avec son époux, le baron Bellelli, et ses deux filles, Giula et Giovanna, alors âgées de 10 et 7 ans.
Parmi les dessins de Degas présents dans la Collection Prat se trouve une étude préparatoire à ce célèbre tableau conservé au musée d’Orsay.

Louis-Antoine Prat, grand collectionneur, écrivain et historien de l’art, nous présente ce dessin, exposé jusqu’au 4 octobre 2020 au Petit Palais.

Cette vidéo est extraite de la visite privée de l’exposition « La Force du dessin – Chefs-d’œuvre de la Collection Prat », disponible ici.

 Toutes les photographies par @scribeaccroupi

Exposition « La Force du dessin – Chefs-d’œuvre de la Collection Prat »
16 juin – 4 octobre 2020
Petit Palais – Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Avenue Winston-Churchill
75008 Paris

La collection de Louis-Antoine et Véronique Prat est l’un des ensembles privés de dessins parmi les plus prestigieux au monde. Initiée dans les années 1970, cette collection rassemble des œuvres allant du XVIIe jusqu’au début du XXe siècle.
Le Petit Palais propose, jusqu’au 4 octobre 2020, une large présentation de cette collection avec 184 feuilles.

[Chef-d’œuvre] Dessins d’Eugène Delacroix dans la Collection Prat

Exposition « La Force du dessin – Chefs-d’œuvre de la Collection Prat »
16 juin – 4 octobre 2020
Petit Palais – Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

La collection Prat rassemble 16 dessins d’Eugène Delacroix dont 5 sont datés de l’hiver 1862, lorsqu’il se met à dessiner « à la Rembrandt ».
L’aquarelle de 1832, évoquant la procession d’un mariage arabe, est l’une des plus récentes acquisitions des époux Prat. Cette œuvre fait partie d’une série exécutée pendant le voyage de Delacroix au Maroc en 1832. Dans cette scène, les membres du cortège se réjouissent en tirant des coups de feu, tandis que la fiancée arrive sur un palanquin qui la dissimule.

Christophe Leribault, directeur du Petit Palais, nous présente ce riche ensemble de dessins de Delacroix dans la collection Prat.

Cette vidéo est extraite de la visite privée de l’exposition « La Force du dessin – Chefs-d’œuvre de la Collection Prat », disponible ici.

 Toutes les photographies par @scribeaccroupi

Exposition « La Force du dessin – Chefs-d’œuvre de la Collection Prat »
16 juin – 4 octobre 2020
Petit Palais – Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Avenue Winston-Churchill
75008 Paris

La collection de Louis-Antoine et Véronique Prat est l’un des ensembles privés de dessins parmi les plus prestigieux au monde. Initiée dans les années 1970, cette collection rassemble des œuvres allant du XVIIe jusqu’au début du XXe siècle.
Le Petit Palais propose, jusqu’au 4 octobre 2020, une large présentation de cette collection avec 184 feuilles.

[Chef d’œuvre] Carton préparatoire à « L’École d’Athènes » par Raphaël

Dessin de « L’École d’Athènes »
Raffaello Sanzio, dit Raphaël (1483-1520)
Pinacoteca Ambrosiana de Milan

Pièce maîtresse de la Pinacoteca Ambrosiana de Milan, ce dessin à la pierre noire par Raphaël est le plus grand de la Renaissance (285 x 804 cm) qui ait été conservé jusqu’à nos jours. Il s’agit d’un dessin préparatoire pour « L’École d’Athènes », l’une des fresques commandées en 1508 par le pape Jules II pour décorer la Chambre de la Signature au Vatican.

Ce dessin est composé de près de 200 feuilles assemblées, couvertes de perforations pour permettre le transfert sur un deuxième carton ayant servi, quant à lui, à la réalisation finale de la fresque.

« Esquisse de L’École d’Athènes de Raphaël. Calme et intelligence – vérité et force. Homme du milieu assis sur les marches – à gauche, groupe de l’homme qui lit. Crâne où l’intelligence transsude, le vieillard qui s’approche pour regarder ; le jeune homme debout à longue chevelure – à gauche, le géomètre faisant des figures sur la terre : on ne lui voit que le haut de la tête – tout à fait à droite, un grand barbu, nez aquilin – homme à manteau et couronné vu par derrière – draperie romaine – pose à la Talma ; plus simple encore et plus placide. » – Notes de Gustave Flaubert

Le centre de la scène est occupé par deux illustres personnages : Platon tient son « Timée » et désigne le ciel de la main droite, tandis qu’Aristote, le bras tendu devant lui, tient son « Éthique ».

Il a souvent  été dit que le visage de Léonard de Vinci aurait servi de modèle à Raphaël pour représenter Platon. Cette affirmation est contestée par Daniel Arasse dans ses « Histoires de peintures » car Raphaël n’avait pas vu Léonard depuis de nombreuses années lorsqu’il a peint cette fresque. Pour représenter Platon, Raphaël aurait en fait utilisé un dessin qui circulait en Italie, censé représenter « le Philosophe », à savoir Aristote.

« Le geste horizontal d’Aristote symbolise l’organisation du monde par l’ »Éthique » et le geste vertical de Platon, le mouvement de la pensée cosmologique qui s’élève du monde sensible a son principe idéal. C’est l’illustration directe du principe de Ficin : les péripatéticiens donnent les raisons positives, les platoniciens les raisons supérieures. » – André Chastel

Le philosophe bedonnant et chauve tenant un livre, posé contre la base d’une colonne, est probablement Épicure.

Le mathématicien Pythagore travaille à ses théorèmes. Devant lui, un enfant tient un tableau couvert de signes symboliques.

Euclide se penche, avec son compas, pour tracer une forme géométrique au sol, tandis que des jeunes gens admirent la démonstration du savant. Raphaël a donné à Euclide les traits du peintre et architecte Bramante.

Diogène le Cynique est représenté au centre de la fresque, presque allongé sur les marches, dans une tenue dépenaillée.

Michel-Ange sur la fresque ?

Le personnage le plus étonnant est absent du carton de Milan. En effet, il a été ajouté après coup, au premier plan, sur la fresque du Vatican. Certains éléments de ce personnage, notamment le bloc de marbre, la plume, l’encre et le papier, évoquent un contemporain de Raphaël : Michel-Ange lui-même ! Il est représenté grand et musclé, renvoyant au style sculptural de l’artiste.

Cette retouche a peut-être été demandée par Jules II. En effet, la Chambre de la Signature ayant été terminée en 1511, la même année que la  voûte de la chapelle Sixtine, ce portrait de Michel-Ange serait donc un hommage à l’artiste.

Le carton de Raphaël au Louvre

Ce grand dessin de « L’École d’Athènes » a été acheté en 1626 par Federico Borromeo pour la Pinacoteca Ambrosiana de Milan. 170 ans plus tard en France, dans le cadre de la politique des « Agences d’évacuation », le Directoire organise l’expédition vers Paris de pièces saisies en Italie. Le carton de Raphaël fait partie du voyage.
De 1798 à 1815, il est exposé successivement dans la Grande Galerie, puis la Galerie d’Apollon du Louvre, alors « Musée Napoléon », « le plus bel établissement de l’univers » selon Vivant Denon. Après la défaite des armées napoléoniennes à Waterloo, le dessin de Raphaël retourne à Milan.

« Nous avons vu longtemps au Louvre, dans la galerie d’Apollon, le carton de l’École d’Athènes. Le passage du pont de Lodi nous l’avait donné, Waterloo nous l’a ravi, et il faut maintenant le chercher à la Bibliothèque Ambrosienne, à Milan. » – Stendhal

Une nouvelle présentation à Milan

En 2014, un long processus d’étude scientifique et de restauration du carton a été engagé. Depuis mars 2019, le carton est de nouveau visible au public dans une galerie entièrement réaménagée de la Pinacoteca Ambrosiana de Milan, avec une nouvelle scénographie et de nouveaux dispositifs de médiation (vidéo ci-dessous).

Sources :
– « Raphaël » (2007) par Bette Talvacchia – éditions Phaidon
– « Raphaël – La Chambre de la Signature » (2002) par Andrea Emiliani et Michela Scolaro – éditions Gallimard
– « Raphaël. Les dernières années » (2012) – Catalogue de l’exposition présentée au Louvre du 12 juin au 16 septembre 2012 – Hazan & Louvre éditions

Toutes les photographies par @scribeaccroupi.

[Chef d’œuvre] « Vue du Colisée, à Rome, lors d’une cérémonie religieuse » par Desprez

« Vue du Colisée, à Rome, lors d’une cérémonie religieuse »
Louis-Jean Desprez (1743-1804)
Collection de Louis-Antoine et Véronique Prat

Ayant étudié à l’Académie royale d’architecture de Paris, Louis-Jean Desprez séjourne fréquemment en Italie de 1777 à 1784 où il travaille avec le célèbre Francesco Piranesi. Remarqué par le roi Gustave III de Suède, il partira ensuite travailler à Stockholm.
Dans ce dessin datant de 1780, Desprez évoque une cérémonie religieuse comme il s’en tenait dans le Colisée après que le pape Benoît XIV ait décidé de consacrer le lieu au culte catholique.

Christophe Leribault, directeur du Petit Palais, nous présente ce spectaculaire dessin aux innombrables détails.

Cette vidéo est extraite de la visite privée de l’exposition « La Force du dessin – Chefs-d’œuvre de la Collection Prat », disponible ici.

Toutes les photographies par @scribeaccroupi

Exposition « La Force du dessin – Chefs-d’œuvre de la Collection Prat »
16 juin – 4 octobre 2020
Petit Palais – Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Avenue Winston-Churchill
75008 Paris

La collection de Louis-Antoine et Véronique Prat est l’un des ensembles privés de dessins parmi les plus prestigieux au monde. Initiée dans les années 1970, cette collection rassemble des œuvres allant du XVIIe jusqu’au début du XXe siècle.
Le Petit Palais propose, jusqu’au 4 octobre 2020, une large présentation de cette collection avec 184 feuilles.

[Chef-d’œuvre] « La Mendiante anglaise » par Gustave Doré

« La Mendiante anglaise »
Gustave Doré (1832-1883)
Collection de Louis-Antoine et Véronique Prat

A partir de 1868, Gustave Doré séjourne régulièrement à Londres où ses travaux, notamment d’illustrations, rencontrent un grand succès. La capitale est alors le plus grand centre industriel d’Europe où se concentre une main d’œuvre ouvrière toujours plus nombreuse.
Gustave Doré explore les divers quartiers de cette « nouvelle Babylone » en « reporter », y compris les quartiers mal famés, de nuit, escorté par des policiers. Il représente les extrêmes de la vie sociale londonienne, des bas-fonds… aux champs de courses.

Louis-Antoine Prat, grand collectionneur, écrivain et historien de l’art, nous présente ce chef-d’œuvre de sa collection, exposé jusqu’au 4 octobre 2020 au Petit Palais.

Cette vidéo est extraite de la visite privée de l’exposition « La Force du dessin – Chefs-d’œuvre de la Collection Prat », disponible ici.

Toutes les photographies par @scribeaccroupi

Exposition « La Force du dessin – Chefs-d’œuvre de la Collection Prat »
16 juin – 4 octobre 2020
Petit Palais – Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Avenue Winston-Churchill
75008 Paris

La collection de Louis-Antoine et Véronique Prat est l’un des ensembles privés de dessins parmi les plus prestigieux au monde. Initiée dans les années 1970, cette collection rassemble des œuvres allant du XVIIe jusqu’au début du XXe siècle.
Le Petit Palais propose, jusqu’au 4 octobre 2020, une large présentation de cette collection avec 184 feuilles.

[Chef-d’œuvre] « Femme à genoux auprès d’un berceau » par Antoine Watteau

« Femme à genoux auprès d’un berceau »
Antoine Watteau (1684-1721)
Collection de Louis-Antoine et Véronique Prat

Antoine Watteau s’était fait le maître de la fête galante, ces rencontres amoureuses de jeunes gens oisifs élégamment vêtus, souvent déguisés. Avec cette femme à genoux auprès d’un berceau, il représente une scène inhabituelle, d’autant qu’elle a été reprise dans un tableau représentant un campement militaire.
Le dessin fascine par les regards qui se tournent vers nous : celui éveillé de l’enfant dans son berceau comme celui, intense, de la vieille femme.

Christophe Leribault, directeur du Petit Palais, nous présente ce dessin de la collection Prat.

Cette vidéo est extraite de la visite privée de l’exposition « La Force du dessin – Chefs-d’œuvre de la Collection Prat », disponible ici.

Toutes les photographies par @scribeaccroupi

Exposition « La Force du dessin – Chefs-d’œuvre de la Collection Prat »
16 juin – 4 octobre 2020
Petit Palais – Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Avenue Winston-Churchill
75008 Paris

La collection de Louis-Antoine et Véronique Prat est l’un des ensembles privés de dessins parmi les plus prestigieux au monde. Initiée dans les années 1970, cette collection rassemble des œuvres allant du XVIIe jusqu’au début du XXe siècle.
Le Petit Palais propose, jusqu’au 4 octobre 2020, une large présentation de cette collection avec 184 feuilles.