Figure en bois doré de Toutânkhamon sur un esquif lançant un harpon
Bois, gesso, feuille d’or, alliage de cuivre
Debout sur un radeau en papyrus, Toutânkhamon lève le bras droit, prêt à frapper avec son harpon. Que pêche-t-il ou chasse-t-il ?
L’égyptologue Dominique Farout répond à cette question dans cette vidéo tournée en 2019 à la Grande Halle de La Villette dans l’exposition « Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon ».
Un jour reconfiné… un chef-d’œuvre de l’art !
Sous ces traits, Toutânkhamon prend l’apparence d’Horus combattant son oncle meurtrier, Seth, qui a essayé d’usurper la couronne. Il faut imaginer Seth sous l’apparence d’un hippopotame, l’animal le plus dangereux du Nil.
Toutes les photographies par @scribeaccroupi.
Cette vidéo a été réalisée dans le cadre de l’exposition « Toutânkhamon » en 2019 à la Grande Halle de La Villette.
« L’âme brisant les liens qui l’attachent à la Terre »
Pierre-Paul Prud’hon (1758-1823)
Collection de Louis-Antoine et Véronique Prat
Après le suicide de Constance Mayer, sa collaboratrice et compagne, Pierre-Paul Prud’hon disait aspirer à la délivrance que lui apporterait la mort. Les témoignages rapportent son abattement moral, accentué par des soucis financiers et familiaux.
Ce dessin est préparatoire au dernier nu féminin peint par Prud’hon, un tableau écemment offert au musée du Louvre par la Société des Amis du Louvre.
Un jour reconfiné… un chef-d’œuvre de l’art !
Louis-Antoine Prat, grand collectionneur, écrivain et historien de l’art, nous présente ce chef-d’œuvre de sa collection.
La collection de Louis-Antoine et Véronique Prat est l’un des ensembles privés de dessins parmi les plus prestigieux au monde. Initiée dans les années 1970, cette collection rassemble des œuvres allant du XVIIe jusqu’au début du XXe siècle.
Toutes les photographies par @scribeaccroupi
Cette vidéo est extraite de la visite privée de l’exposition « La Force du dessin – Chefs-d’œuvre de la Collection Prat », présentée en 2020 au Petit Palais.
Premières représentations du Christ au IIIe siècle
Fresques de Doura-Europos (IIIe siècle)
Yale University Art Gallery
Découvertes en 1920 en Syrie par des fouilles franco-américaines, les fresques de Doura-Europos sont les plus anciennes représentations connues du Christ. Elles datent de l’an 232.
Pour la première fois en Europe, ces fresques exceptionnelles ont été présentées en 2017-2018 à l’Institut du Monde Arabe.
Élodie Bouffard, chargée de collections et d’expositions à l’Institut du monde arabe, nous les présente dans la vidéo ci-dessous.
C’est en Palestine que les Évangiles situent la prédication du Christ et c’est entre Méditerranée et Euphrate que s’est développée la nouvelle religion avant qu’elle ne se répande à travers le monde entier.
Le Christ est représenté sans auréoleFresque représentant la guérison du paralytique (détail) prêt de la Yale University Art Gallery
« La mort des enfants de Béthel »
Laurent de la Hyre (1606-1656)
Musée des Beaux-Arts d’Arras
Né à Paris en 1606, Laurent de La Hyre a étudié les œuvres maniéristes de Primatice à Fontainebleau. Il est l’un des rares peintres d’Histoire parisien important qui ne soit pas allé étudier en Italie.
Un jour reconfiné… un chef-d’œuvre de l’art !
Virginie Dewisme, responsable du Service des Publics au Musée des Beaux-Arts d’Arras, nous présente l’un des chefs-d’œuvre du peintre.
Il monta de là à Béthel ; et comme il cheminait à la montée, des jeunes gens sortirent de la ville, et se moquèrent de lui. Ils lui disaient: « Monte, chauve ! monte, chauve ! » Il se retourna pour les regarder, et il les maudit au nom de l’Éternel. Alors deux ours sortirent de la forêt, et déchirèrent quarante-deux de ces adolescents. » – Ancien Testament (2 Rois 2:19-25)
Exposition « Pharaon, Osiris et la Momie »
19 septembre 2020 – 26 septembre 2021
Musée Granet (Aix-en-Provence)
Si, à Aix-en-Provence, le sarcophage peint de Ptahirdis et la momie qui y a été placée ont eu leur heure de gloire, cette exposition permet de faire (re)découvrir le fonds égyptien du musée Granet aux visiteurs d’aujourd’hui. Les plus de 150 pièces répertoriées – reliefs, stèles, vases, figurines, amulettes et momies – révèlent le goût des érudits et collectionneurs pour l’Égypte.
Suivez Bruno Ély, co-commissaire de l’exposition et directeur du musée Granet, pour découvrir les trésors de la collection égyptienne.
Statue de Péhernéfer, maître boucher du roi (XXVIe siècle avant J.-C.) – Musée du Louvre
Le commissariat scientifique de l’exposition est assuré par Christophe Barbotin, conservateur général au département des antiquités égyptienne du Louvre et de Bruno Ely, conservateur en chef du musée Granet.
Par deux fois, en 1828 et en 1830, Jean-François Champollion s’arrête à Aix-en-Provence pour étudier les papyrus détenus par le collectionneur François Sallier, amateur éclairé et maire de la ville sous l’Empire.
Scribe lisant (XIIIe-XIIe siècle avant J.-C.) – Musée du LouvreFragment de stèle dédiée à Osiris et aux divinités associées (vers 1294-1279 avant J.-C.) – Musée GranetMomie de varan du Nil (IVe-Ier siècle avant J.-C.) – Musée Granet
Le sarcophage peint de Ptahirdis et la momie qui y a été placée à l’époque moderne sont parmi les dernières pièces des fonds « historiques » a être entrées dans les collections du musée Granet.
Sarcophage peint de Ptahirdis (VIIe siècle avant J.-C.) – Musée GranetÀ gauche : statue double de deux grands prêtres de Ptah (vers 1875-1855 avant J.-C.) – Musée du Louvre
« Le Jeune Saint Jean-Baptiste au bélier » de Caravage
Musei Capitolini, Pinacoteca Capitolina (Rome)
Caravage représente saint Jean-Baptiste jeune et souriant, entourant un bélier de son bras, dans la même pose que l’un des nus peints par Michel-Ange dans la chapelle Sixtine. Le tableau eut beaucoup de succès et fut imité à maintes reprises.
Pierre Curie, conservateur du musée Jacquemart-André, présente ce magnifique tableau de Caravage, un prêt exceptionnel des Musei Capitolini en 2018-2019 pour l’exposition « Caravage à Rome. Amis et ennemis ».
Ce tableau de Caravage est conservé aux musées du Capitole à Rome. Une autre version se trouve à la galerie Doria-Pamphilj.
Nef automate dite « de Charles Quint » par Hans Schlottheim
Augsbourg, vers 1580
Musée national de la Renaissance – Château d’Écouen
Cette net automate de table prend la forme d’un galion à trois mâts, armé de canons. Sur le pont, l’empereur Charles Quint trône sous un baldaquin tandis que des marins observent la fanfare.
Un jour reconfiné… un chef-d’œuvre de l’art !
Guillaume Fonkenell, conservateur en chef du patrimoine au musée national de la Renaissance, détaille cet impressionnant galion.
La coque du navire dissimule plusieurs mouvements qui commandent le cadran au pied du grand mât, déclenchent la sonnerie des heures et des quarts et animent les bras des marins situés sur le mât. Des mécanismes musicaux actionnent les trompettistes et le timbalier.
Une visite inédite du Château de Chantilly pour la Nuit des musées !
Cette année, la Nuit des musées est virtuelle pour cause de confinement.
Sur mon Blog et sur l’ensemble des réseaux sociaux du Domaine de Chantilly et du Scribe, découvrirez une visite inédite du musée Condé avec Mathieu Deldicque, conservateur du Patrimoine au Musée Condé.
Le Domaine de Chantilly est l’œuvre d’Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897). Sans descendants directs, il lègue le domaine de Chantilly et ses précieuses collections en 1886 à l’Institut de France sous réserve qu’à sa mort, le musée Condé soit ouvert au public et que les collections ne puissent être prêtées.
« Le moment est solennel. Mathieu Deldicque, conservateur du patrimoine au domaine de Chantilly, a sorti les gants blancs. Il enclenche une clé et ouvre le tiroir d’une commode d’exception. »
L’article publié par « Le Parisien » du 14 novembre 2020 vous donne un avant-goût de la visite diffusée à 21h.
En haut, à gauche : « Autoportrait à l’âge de vingt-quatre ans » de Auguste Dominique Ingres – Musée Condé (Chantilly)Au centre : « Vénus endormie avec des amours » par Annibale Carrache (1560-1609) – Musée Condé (Chantilly)En bas, à droite : « Le Déjeuner d’huîtres » par Jean-François de Troy – Musée Condé (Chantilly)« La Vierge de Miséricorde » ou « Retable Cadard » par Enguerrand Quarton – Musée Condé (Chantilly)
Toutes les photographies par @scribeaccroupi.
Feuillets extraits du « Le Livre d’Heures d’Étienne Chevalier » par Jean Fouquet – Musée Condé (Chantilly)
Suivez l’actualité du domaine de Chantilly sur Twitter : @chantillydomain
Épisode 2 : La chambre de la duchesse d’Étampes
Château de Fontainebleau
Pendant toute la durée du reconfinement, nous retrouvons les splendeurs de la Renaissance grâce à Oriane Beaufils, conservateur du patrimoine au château de Fontainebleau.
Après avoir été la chambre d’Anne de Pisseleu, duchesse d’Étampes, la favorite du roi François Ier, cette pièce a été transformée en escalier sous Louis XV. Une partie du décor d’origine a été créé entre 1541 et 1544 par Le Primatice, artiste italien arrivé à la cour de François Ier en 1532.
Bienvenue dans le château de Fontainebleau confiné !
Le chiffre du roi Louis XV se retrouve sur la rampe en fer forgé.
La représentation du « Mariage d’Alexandre et de Roxane » (photo ci-dessus) s’inspire d’un dessin attribué à Raphaël, conservé à l’Albertina de Vienne.
Les figures féminines en stuc ont été rapprochées des figures peintes par Parmigianino entre 1535 et 1539 dans la cathédrale Santa Maria della Steccata de Parme.
Toutes les photographies par @scribeaccroupi.
[Web-série] Dans le château de Fontainebleau confiné
Retrouvez tous les épisodes de cette web-série en cliquant sur l’image ci-dessous.
Naos en bois doré présentant des scènes de Toutânkhamon et Ankhésenamon
Bois, gesso, feuille d’or, argent
Ce petit naos en bois doré porte un décor mettant en scène l’intimité du couple royal formé par Toutânkhamon et son épouse. L’accent est mis sur le rôle de la reine Ankhésenamon envers son époux, notamment son action « vivifiante », ici-bas et dans l’au-delà.
Un jour reconfiné… un chef-d’œuvre de l’art !
L’égyptologue Dominique Farout vous présente ce chef-d’œuvre dans la vidéo ci-dessous, tournée dans les salles de l’exposition « Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon ».
En novembre 1922, Howard Carter pénètre dans un couloir de 7,60 m, creusé dans la roche, rempli de gravats.. La première pièce qu’il découvre est remplie d’objets : des grands lits en forme d’animaux, des chars démontés, des vases en albâtre… La tombe de Toutânkhamon, répertoriée sous le code KV62, est presque intacte.
Dès l’achèvement à Florence en 1504 du « David », nu colossal et héroïque, Michel-Ange est reconnu comme un artiste hors du commun. Il est alors appelé à Rome par le pape Jules Il pour concevoir son monument funéraire.
Un jour reconfiné… un chef-d’œuvre de l’art !
Marc Bormand, conservateur en chef du patrimoine au département des sculptures du Louvre, présente les célèbres « Esclaves » de Michel-Ange.
« L’Esclave rebelle », figure athlétique, par son mouvement légèrement tournoyant, inscrit la figure dans une dynamique ascendante: l’être humain, malgré ses liens, tourne son regard vers le monde céleste.
Avec « L’Esclave mourant », la souplesse des contours s’allie à la puissance de la musculature.
« Le Christ et saint Thomas » ou « L’Incrédulité de saint Thomas » (1467-1483)
Andrea del Verrocchio (vers 1435-1488)
Chiesa e Museo di Orsanmichele (Florence)
Louis Frank, conservateur en chef du Patrimoine et commissaire de l’exposition Léonard de Vinci en 2019-2020, présente ce chef-d’œuvre d’Andrea Del Verrocchio dans lequel Léonard de Vinci a puisé les éléments constitutifs de son art.
De cette conception profondément picturale de la sculpture, Léonard a tiré le premier fondement de son propre univers : l’idée que l’espace et la forme sont engendrés par la lumière et qu’ils n’ont d’autre réalité que celle de l’ombre et de la lumière.
Dans l’ « Illiade et l’ « Odyssée », Homère évoque déjà des travaux ou exploits accomplis par Héraclès sur l’ordre d’Eurysthée, dont la descente aux Enfers pour aller capturer Cerbère. Le nombre de douze pour ces exploits a été retenu du fait du nombre de métopes du Temple de Zeus à Olympie (six sur l’aile Ouest et six sur l’aile Est). La célébrité de ce monument dans toute la Grèce Antique a conduit à « canoniser » le nombre de douze.
Dans ce troisième épisode de la web-série, Ludovic Laugier nous fait découvrir les différentes représentations d’Héraclès par les artistes. Il nous emmène en voyage depuis le musée du Louvre jusqu’à Olympie, en passant par Naples et Delphes.
Toutes les images par Coupe-File Art (Nicolas Bousser – Antoine Lavastre) et Scribe Accroupi.
« Hercule Farnèse » – Musée archéologique de NaplesDétail de l’ « Hercule Farnèse » – Musée archéologique de Naples« Héraclès au repos » – Bronze du IIIe siècle avant J.-C. ou bien réplique romaine du Ier siècle après J.-C. (?) – Musée du Louvre« Héraclès et Cerbère » par le peintre d’Andokidès – Amphore « bilingue » (vers 530-520 avant J.-C.) – Musée du Louvre
En savoir +
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Métopes Ouest du Temple de Zeus à Olympie. Au centre : « Le taureau de Crète » (vers 460 avant J.-C.) – Musée du Louvre
Bienvenue dans le château de Fontainebleau confiné !
Pendant toute la durée du reconfinement, nous avons découvert les splendeurs de Fontainebleau grâce à Oriane Beaufils, conservateur du patrimoine au château de Fontainebleau.
Le roi Henri II, fils de François Ier, confia à l’architecte Philibert Delorme la transformation d’une ancienne loggia en salle de bal. L’artiste italien Primatice fut chargé de donner les dessins du décor à fresque, exécuté par l’atelier de Nicolo dell’Abate.
Sous Louis XV, la chambre d’Anne de Pisseleu, duchesse d’Étampes, est transformée en escalier. Une partie du décor d’origine a été créé entre 1541 et 1544 par Le Primatice.
En 1530, François Ier fait appel à Rosso Fiorentino et lui confie le décor de la galerie. Entouré d’une équipe de fresquistes et de stucateurs, il la réalise en deux ans seulement. Primatice intervient un peu plus tard, après la mort du Rosso.
C’est en janvier 1600 que le roi Henri IV donna l’ordre de construire cette galerie de 74 mètres de long et 8 mètres de large. Cet ultime épisode nous permet de découvrir les statues en bronze, fondues par Primatice pour le roi François Ier.