Exposition « Napoléon, images de la légende »
7 octobre 2017 – 4 novembre 2018
Musée des Beaux-Arts d’Arras
L’exposition débute par une présentation de la jeunesse de Napoléon Bonaparte, né à Ajaccio le 15 août 1769, fils cadet d’une famille originaire de Toscane. En 1778, Napoléon intègre le collège militaire de Brienne.
Visitez l’exposition présentée au musée des Beaux-Arts d’Arras avec Frédéric Lacaille, conservateur en charge des peintures du XIXe siècle au château de Versailles.
1ère partie de notre web-série : Bonaparte et la conquête du pouvoir
Bien que le nom de Napoléon ne soit pas spontanément associé au château de Versailles, il en a cependant marqué l’histoire, lançant la restauration de cette ancienne résidence royale et aménageant le Grand et le Petit Trianon.
Depuis 2011, la Région des Hauts-de-France, la ville d’Arras et le château de Versailles ont mis en place un partenariat permettant l’organisation de grandes expositions au musée des Beaux-Arts d’Arras, avec des œuvres provenant des collections versaillaises. Après « Roulez Carrosses ! » en 2012-2013 et « Le château de Versailles en 100 chefs-d’œuvre » en 2014-2016, ce sont à présent les images de la légende napoléonienne qui sont au cœur d’une nouvelle exposition, jusqu’au 4 novembre 2018.
Exposition « Napoléon, images de la légende »
7 octobre 2017 – 4 novembre 2018
Musée des Beaux-Arts d’Arras
Exposition « Néandertal »
28 mars 2018 – 7 janvier 2019
Musée de l’Homme (Paris)
Suivez Kinga Grege, scénographe de l’exposition, à la découverte de « Néandertal, l’expo » au musée de l’Homme (Paris).
La nouvelle exposition temporaire du Musée de l’Homme permet de mieux comprendre qui était l’Homme de Néandertal, longtemps considéré comme une créature primitive et aujourd’hui reconnu comme un humain à part entière.
À travers l’évolution du regard porté sur cette « autre humanité », l’exposition interroge notre perception de la différence et notre rapport à la notion d’espèce humaine. Néandertal n’était ni supérieur, ni inférieur à l’homme moderne, il était différent. La hiérarchisation est contraire à la démarche scientifique. Rien n’est fixé ou linéaire, l’évolution humaine est buissonnante, tant d’un point de vue biologique que culturel. » – Marylène Patou-Mathis, commissaire scientifique de l’exposition
Depuis la découverte, en 1856, d’un fragment de boîte crânienne dans la vallée (thal) de Neander en Allemagne, jusqu’aux découvertes archéologiques et paléoanthropologiques récentes, l’exposition dresse le portrait d’un cousin d’Homo sapiens.
Une partie du génome des Européens et des Asiatiques contemporains est commun avec Néandertal
En l’état actuel des connaissances, il semble avéré que Néandertal et Sapiens ont coexisté dans les Balkans, en Europe centrale et orientale pendant plusieurs millénaires. Depuis une décennie les progrès de la paléogénétique ont permis d’éclairer d’un jour nouveau l’évolution des Néandertaliens et leurs relations avec d’autres lignées humaines. Ainsi, le séquençage de l’ADN ancien néandertalien montre que les Européens et les Asiatiques contemporains partagent de 1 à 4 % de leur génome avec les Néandertaliens, ce qui n’est pas le cas des Africains.
Exposition « Néandertal »
28 mars 2018 – 7 janvier 2019
Musée de l’Homme (Paris)
Exposition Eugène Delacroix (1798-1863)
29 mars – 23 juillet 2018
Musée du Louvre
Suivez les commissaires de l’exposition pour une découverte exceptionnelle des chefs-d’œuvre réunis au Louvre. Sébastien Allard, directeur du département des Peintures du Louvre et Côme Fabre, conservateur du Patrimoine vous guident dans les salles de cette première grande rétrospective consacrée à Delacroix depuis près de 55 ans à Paris.
Une exclusivité du Scribe !
Delacroix, c’est un continent entier ! » – Côme Fabre, conservateur du Patrimoine au Louvre
Le comprendra qui voudra bien le comprendre, c’est-à-dire qui voudra bien rentrer dans son monde. » – Sébastien Allard, directeur du département des Peintures du Louvre
Exposition Eugène Delacroix (1798-1863)
29 mars – 23 juillet 2018
Musée du Louvre
Tableau de 1859 conservé à la National Gallery de Londres
Sébastien Allard, directeur du département des Peintures du musée du Louvre et commissaire de l’exposition « Eugène Delacroix (1798-1963) », présente ce chef-d’œuvre, l’une des dernières compositions du peintre.
Toutcequ’ilyadansOvidededélicatesseetdefertilitéapassédanslapeinturedeDelacroix ; et, commel’exiladonnéaubrillantpoètelatristessequiluimanquait, lamélancoliearevêtudesonvernisenchanteurleplantureuxpaysagedupeintre. » – Charles Baudelaire (1868)
Deux versions prêtées par le musée des Beaux-arts de Dijon et par le musée des Beaux-arts d’Ottawa
Côme Fabre, conservateur du Patrimoine au musée du Louvre et commissaire de l’exposition « Eugène Delacroix (1798-1963) », présente ces deux versions du « Christ à la colonne ».
Ces deux chefs-d’œuvre de Delacroix sont présentés jusqu’au 23 juillet 2018 dans les salles d’exposition temporaire du Louvre.
Exposition Eugène Delacroix (1798-1863)
29 mars – 23 juillet 2018
Musée du Louvre
« Le Christ à la colonne » d’Eugène Delacroix – Musée des Beaux-arts de Dijon« Le Christ à la colonne » d’Eugène Delacroix – Musée des Beaux-arts d’Ottawa
Sébastien Allard, directeur du département des Peintures du musée du Louvre et commissaire de l’exposition « Eugène Delacroix (1798-1963) », présente l’esquisse et la feuille d’études réalisées par Delacroix pour « La Mort de Sardanapale ».
Les révoltés l’assiégèrent dans son palais… Couché sur un lit superbe, au sommet d’un immense bûcher, Sardanapale donne l’ordre à ses esclaves et aux officiers du palais d’égorger ses femmes, ses pages, jusqu’à ses chevaux et ses chiens favoris ; aucun des objets qui avaient servi à ses plaisirs ne devait lui survivre. » – Delacroix
Ne croyez pas que Delacroix ait failli. Son Sardanapale est une chose magnifique, et si gigantesque qu’elle échappe aux petites vues. Du reste, ce bel ouvrage, comme beaucoup d’autres ouvrages grands et forts, n’a point eu de succès près des bourgeois de Paris sifflets de sots sont fanfares de gloire. » – Victor Hugo (1829)
M. Sosthène de La Rochefoucauld, alors directeur des beaux-arts, fit un beau jour mander E. Delacroix, et lui dit, après maint compliment, qu’il était affligeant qu’un homme d’une si riche imagination et d’un si beau talent, auquel le gouvernement voulait du bien, ne voulût pas mettre un peu d’eau dans son vin ; il lui demanda définitivement s’il ne lui serait pas possible de modifier sa manière. Eugène Delacroix, prodigieusement étonné de cette condition bizarre et de ces conseils ministériels, répondit avec une colère presque comique qu’apparemment s’il peignait ainsi, c’est qu’il le fallait et qu’il ne pouvait pas peindre autrement. Il tomba dans une disgrâce complète, et fut pendant sept ans sevré de toute espèce de travaux. » – Charles Baudelaire (1846)
Tableau daté et signé 1822, conservé au musée du Louvre
Côme Fabre, conservateur du Patrimoine au musée du Louvre et commissaire de l’exposition « Eugène Delacroix (1798-1963) », présente ce chef-d’œuvre, l’une des premières grandes compositions du peintre.
Vous qui entrez, laissez toute espérance. » – Dante dans « La divine comédie »
Dante, reconnaissable à sa coiffe rouge, et Virgile, avec sa couronne de lauriers, sont représentés sur la barque les menant aux Enfers. Figuré sur la droite de la composition, Phlégias, le quatrième gardien de l’Enfer, manie le gouvernail. Pour peindre son dos, Delacroix s’est très probablement inspiré du célèbre « Torse du Belvédère » qu’il aurait copié à partir d’un moulage en plâtre.
Le pinceau est large et ferme, la couleur simple et vigoureuse, quoiqu’un peu crue. L’auteur […] jette ses figures, les groupe et les plie à volonté avec la hardiesse de Michel-Ange et la fécondité de Rubens. Je ne sais quel souvenir des grands artistes me saisit à l’aspect de ce tableau ; je retrouve cette puissance sauvage, ardente, mais naturelle, qui cède sans effort à son propre entraînement. Je ne crois pas m’y tromper, M. Delacroix a reçu le génie ; qu’il avance avec assurance, qu’il se livre aux immenses travaux, condition indispensable du talent ; et ce qui doit lui donner plus de confiance encore, c’est que l’opinion que j’exprime ici sur son compte est celle de l’un des grands maîtres de l’école. » – Adolphe Thiers
Exposition « L’Empire des roses – Chefs-d’œuvre de l’Art persan du 19e siècle »
28 mars – 23 juillet 2018
Louvre-Lens
Du 28 mars au 23 juillet 2018, le Louvre-Lens présente l’Art iranien de la dynastie qajar.
Découvrez les chefs-d’œuvre à l’occasion d’une visite exclusive avec Gwenaëlle Fellinger, conservateur du Patrimoine du département des Arts de l’Islam du Louvre et commissaire de l’exposition.
L’art qajar appartient à ces espaces-temps qui m’ont toujours fasciné, inspiré, entre deux mondes, deux époques. Sans parler de la luxuriance des étoffes et des couleurs de ces portraits si particuliers. De même que l’opulence du Second Empire fut l’une de mes sources d’inspiration, enfant. » – Christian Lacroix
Exposition « L’Empire des roses – Chefs-d’œuvre de l’Art persan du 19e siècle »
28 mars – 23 juillet 2018
Louvre-Lens
Prêt du musée du quai Branly – Jacques Chirac pour l’exposition « L’Empire des roses » au Louvre-Lens
Cet objet est un ‘alam, un grand étendard qui est porté lors de processions de déploration de Husayn, tué lors de la bataille de Kerbala en octobre 680.
Gwenaëlle Fellinger, commissaire de l’exposition, présente cet objet exceptionnel, conservé au musée du quai Branly.
Cette œuvre est exposée au Louvre-Lens jusqu’au 23 juillet 2018.
Exposition « L’Empire des roses – Chefs-d’œuvre de l’Art persan du 19e siècle »
28 mars – 23 juillet 2018
Louvre-Lens
Prêt de la Collection royale de Sa Majesté la reine Élisabeth II pour l’exposition du Louvre-Lens
Cette tiare ornée de gemmes persanes fut offerte à la reine Victoria en 1838 par un émissaire du souverain de Mascate. La ville de Mascate est la capitale d’un petit État de la péninsule arabique. Par ce présent, le sultan célèbre le couronnement de Victoria qui a eu lieu deux mois plus tôt, et tente de s’en faire une alliée.
Gwenaëlle Fellinger, commissaire de l’exposition, présente cet objet rare et précieux.
Le décor en émail polychrome présente plusieurs motifs : une jeune femme vêtue à la mode qajare, un jeune homme en costume de la Régence anglaise et une composition de « rose et rossignol ».
Cette œuvre est exposée au Louvre-Lens jusqu’au 23 juillet 2018.
Exposition « L’Empire des roses – Chefs-d’œuvre de l’Art persan du 19e siècle »
28 mars – 23 juillet 2018
Louvre-Lens
« Napoléon reçoit l’ambassadeur de Perse au château de Finkenstein, le 27 avril 1807 »
François-Henri Mulard (1769 – 1850)
Prêt du musée national du château de Versailles pour l’exposition « L’Empire des roses – Chefs-d’œuvre de l’Art persan du 19e siècle » au Louvre-Lens
Le Louvre-Lens présente les chefs-d’œuvre de l’Art persan du 19e siècle du 28 mars au 23 juillet 2018.
Gwenaëlle Fellinger, commissaire de l’exposition, présente ce tableau et explique la place de l’événement représenté dans l’histoire de la dynastie qajar.
Au Schah de Perse.
Napoléon, Empereur des Français, Roi d’Italie, à Feth-Ali, empereur des Persans, salut.
J’ai reçu la lettre que tu m’as fait remettre par ton ambassadeur extraordinaire, le très-noble et très-élevé Mohammed Riza Beg. J’ai reconnu, à ce qu’elle contient, et à ce qu’il m’a dit de ta part, la sincérité de tes sentiments pour moi, ton désir de consolider notre amitié par les liens les plus étroits, et ta ferme volonté d’unir constamment tes efforts aux miens contre nos ennemis communs. J’ai en conséquence ordonné à mon ministre de conclure avec lui un traité d’alliance dont les ratifications signées de ma main et scellées de mon sceau impérial seront échangées dans ta capitale. Sa fidèle exécution fera la gloire de ton empire et le désespoir de nos ennemis.
J’ai été très-satisfait de la conduite de ton ambassadeur extraordinaire pendant tout le temps qu’il est resté près de moi ; et tu feras une chose qui me sera agréable, en lui tenant compte du zèle que, dans cette circonstance, il a montré pour ton service.
Je te souhaite les bénédictions du ciel, un règne long et glorieux et une fin heureuse.
– Napoléon (5 mai 1807)
Cette toile est l’unique trace iconographique de cette rencontre du 27 avril 1907 au château de château de Finckenstein, un château construit dans la ville polonaise aujourd’hui appelée Kamieniec.
Par traité, Napoléon Ier garantissait l’intégrité de la Perse, reconnaissant certaines parties de la Géorgie et du Caucase oriental comme possessions du shah, et s’engageait à fournir des armes, des officiers et des ouvriers. De son côté, la Perse s’engageait à rompre ses relations diplomatiques avec le Royaume-Uni, à expulser les Britanniques de Perse et à s’entendre avec les Afghans en vue d’une invasion de l’Inde.
La Perse est aujourd’hui pressée entre la Russie et les possessions anglaises. Plus ces possessions s’étendent vers les frontières de Perse, plus elle doit en craindre l’agrandissement ultérieur. Elle serait exposée à devenir un jour, comme le nord de l’Inde, une province anglaise, si, dès aujourd’hui, elle ne cherchait pas à prévenir ce danger, à nuire à l’Angleterre, à favoriser contre elle toutes les opérations de la France. » – Napoléon Ier (10 mai 1807)
Cette œuvre est exposée au Louvre-Lens jusqu’au 23 juillet 2018.
Cette année, le château de Versailles a décidé d’organiser la première édition du « Prix Château de Versailles du livre d’Histoire » récompensant un ouvrage s’inscrivant dans le cadre chronologique des XVIIe et XVIIIe siècles. Il s’agira d’une biographie, d’un document, d’un essai, de mémoires ou d’un journal qui concerne la France ou tout autre pays, sans que sa thématique soit nécessairement liée au château de Versailles.
Le nom du premier lauréat de ce Prix du livre d’Histoire sera dévoilé le 14 mai 2018. Le jury final devra choisir parmi les cinq ouvrages dont la liste a été communiquée le 5 avril.
Erik Orsenna, Christine Orban, Joël Cornette, Emmanuel de Waresquiel, Emmanuel Laurentin, Yves Carlier, Laurent Salomé et François de Mazières seront membres d’un jury présidé par Catherine Pégard, présidente du château de Versailles.
Mon secrétaire personnel a l’immense honneur de faire également partie du jury. 😉 J’aurai donc l’occasion de vous en reparler.
Voici la liste des cinq ouvrages sélectionnés :
Rendez-vous le 14 mai 2018 pour connaître le nom du lauréat de cette première édition du « Prix Château de Versailles du livre d’Histoire ».
Exposition « L’art du pastel de Degas à Redon »
15 septembre 2017 – 8 avril 2018
Petit Palais (Paris)
Pour la première fois, le Petit Palais a décidé de présenter une sélection de pastels choisis parmi sa propre collection de 200 œuvres. Avec Paul Gauguin, George Desvallières, Berthe Morisot, Odilon Redon, le Petit Palais offre ainsi un panorama des principaux courants artistiques de la seconde moitié du XIXe siècle.
Si l’exposition commence en 1800 avec Élisabeth Vigée-Lebrun, la grande majorité des œuvres exposées datent des années 1860 à 1920.
« La Princesse Radziwill (1781-1808) » (1801) – Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842)
Pour peindre la tête au pastel ou à l’huile, il faut établir les masses de vigueur, les demi-teintes, ensuite les clairs. Il faut empâter les lumières et les rendre toujours dorées. » – Élisabeth Vigée-Lebrun
Alors que l’exposition ferme ses portes le 8 avril, je vous propose de découvrir une sélection en images des plus beaux pastels exposés. La plupart des œuvres sont montrées pour la première fois… avant de retourner en réserve en raison de leur fragilité.
« La Sauvagesse » (1909) – Caroline Baily (1857-1946)« Le Sculpteur Aubé et son fils, Émile » (1882) – Paul Gauguin (1848-1903)« Retour du marché » (avant 1907) – Louise Breslau
Au fil du XIXe siècle, le pastel devient un genre autonome, apprécié des artistes romantiques et des peintres réalistes. C’est à la fin du XIXe siècle puis au début du XXe siècle que le pastel bénéficie d’un véritable renouveau dont témoigne la grande majorité des œuvres présentées.
« Buste de femme » (avant 1896) – Albert Besnard (1849-1934)« Étude d’homme nu au turban » (vers 1888) – George Desvallières (1861-1950)« Les Liseuses de gerbes » (1897) – Léon Lhermitte (1844-1925)« Le Soir ; Paris sous la neige » (1892) – Léon Clavel dit Iwill (1850-1923)« Chez les humbles » (1913) – Léon Lhermitte (1844-1925)« Portrait de Lily Pavlovsky enfant » (1898) – Mary Eristoff-Kazak (1857-1934)« Étude de femme aux yeux fermés » (avant 1907) – Victor Prouvé (1858-1943)« Femme nue couchée » (vers 1894) – Alfred Roll (1846-1919)« Contemplation » (avant 1914) – Eugène-Emmanuel Lemercier (1886-1915)« Sur le sable de la dune » (1896) – Pierre Carrier-Belleuse (1851-1932)« Manette Salomon » (vers 1896) – Marthe Lefebvre dite Claude Marlef (1864-après 1937)« Sur champ d’or » (1897) – Charles Léandre (1862-1934)
Une place de choix est réservée dans l’exposition à Odilon Redon, figure du renouveau du pastel à la fin du XIXe siècle.
Il utilise tout ce qui par l’ombre aide l’essor du rêve ; et voici naître ces magiques dessins, ces planches que l’on estimera un jour comme la plus originale manifestation de l’idéalisme moderne. » – Émile Bernard à propos d’Odilon Redon
« Sphinx ailé accoudé à un rocher » (1892-1895) – Odilon Redon (1840-1916)
Source :dossier de presse de l’exposition
à droite : « Feu d’artifice à Venise » (vers 1906) – Lucien Lévy-Dhurmer (1865-1953)
Exposition « L’art du pastel de Degas à Redon »
15 septembre 2017 – 8 avril 2018
Petit Palais (Paris)
Suivez l’actualité du Petit Palais sur Twitter : @PetitPalais_
Exposition Eugène Delacroix (1798-1863)
29 mars – 23 juillet 2018
Musée du Louvre
Les 180 œuvres réunies au musée du Louvre présentent la carrière d’Eugène Delacroix, depuis les coups d’éclat de ses débuts, qui lui ont permis de devenir très vite célèbre, jusqu’aux œuvres moins connues d’un artiste qui a toujours cherché à se renouveler.
Ce sont quelques-unes de ses compositions religieuses que je vous invite à découvrir, des œuvres mystérieuses, émouvantes et parfois très sensuelles.
Delacroix, seul, sait faire de la religion… » – Baudelaire (1846)
Le Christ sur la Croix
« Sainte Marie Madeleine au pied de la Croix » (1829) par Eugène Delacroix – Museum of Fine Arts de Houston
En 1829, Eugène Delacroix s’exerce au jeu du contraste licencieux de Marie Madeleine, la pécheresse représentée la poitrine dénudée, placée au pied du Christ agonisant. Ce tableau d’alcôve est alors offert par le peintre à sa maîtresse, Eugénie Dalton.
« Le Christ sur la croix » ou « Le Calvaire » (1835) par Eugène Delacroix – Musée de la Cohue de Vannes
En 1835, Delacroix offre sa propre réinterprétation du « Coup de lance » de Rubens, avant même qu’il n’ait pu voir l’original à Anvers quatre ans plus tard.
Quand Delacroix présente ce tableau au Salon, les critiques lui reprochent « une incorrection de dessin poussée au-delà de toutes les bornes » et écrivent même qu’il n’y a « jamais eu de noyé à la morgue plus laid que votre Christ, qui est loin d’être un divin ; il en est de même de votre Madeleine, avec sa gorge découverte […] votre Christ ne fera jamais de miracle. »
Détail du « Christ sur la croix » ou « Le Calvaire » (1835) par Eugène Delacroix – Musée de la Cohue de Vannes
Sur cette toile, c’est de nouveau une Marie Madeleine très sensuelle, chevelure dénouée et poitrine nue, qui est représentée se tordant de douleur au pied du Christ.
Détail du « Christ sur la croix » ou « Le Calvaire » (1835) par Eugène Delacroix – Musée de la Cohue de Vannes
Le tableau n’avait pas vocation à être placé dans une église. Pourtant, il est exposé dans celle de Saint-Patern de Vannes. Le curé, effarouché par l’impudeur de Marie Madeleine, fait recouvrir par son sacristain le décolleté de la sainte femme à grands coups de peinture noire. Delacroix a connaissance de cette mésaventure et tente de faire revenir le tableau à Paris. La toile est restaurée en 1864 pour l’exposition rétrospective consacrée à l’artiste au lendemain de sa mort.
« Christ sur la Croix » d’Eugène Delacroix – Walters Art Museum de Baltimore (à gauche) et esquisse du Boijmans Van Museum de Baltimore
A la fin des années 1840, Eugène Delacroix expose une succession de scènes religieuses très sombres et dépouillées, parmi lesquelles un « Christ sur la Croix » aujourd’hui exposé au Walters Art Museum de Baltimore.
« Christ sur la Croix » (1846) par Eugène Delacroix – The Walters Art Museum, Baltimore
Cette version est sans doute la plus recueillie des « Christ sur la Croix » du peintre.
Le corps livide du Christ se dresse au milieu des ténèbres qui recouvrent la terre. La couleur rouge est omniprésente, que ce soit sur le corps du Christ où le sang ruisselle, sur l’étendard ou dans les couleurs de l’horizon.
Le Christ, attaché à la croix, dresse sa pâleur dans un ciel noirâtre, dont les crevasses laissent filtrer quelques reflets de cuivre. Au pied de l’arbre sublime ricanent quelques insulteurs, coupés à mi-corps par la toile. Au second plan, des soldats romains, à cheval, semblent garder le gibet et repousser la foule. » – Théophile Gautier (1847)
« Christ sur la Croix » (1846) par Eugène Delacroix – Boijmans Van Museum de Baltimore
Pietà
Dans un tableau commandé pour la chapelle de la Vierge de l’église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement, Delacroix peint une « Pietà » placée dans un encadrement rocheux. Il y exalte la douleur de la Vierge pleurant le corps supplicié de son fils.
Dans cette composition, les personnages sont rassemblés et forment un carré autour de la Vierge. Marie Madeleine saisit avec ferveur les pieds blessés du Christ, lequel est représenté recroquevillé tel un fœtus.
Dieu est en nous : c’est cette présence intérieure qui nous fait admirer le beau. » – Eugène Delacroix
« Lamentation sur le corps du Christ » (1857) par Eugène Delacroix – Staatliche Kunsthalle Karlsruhe
A la demande de marchands, Delacroix réalise ensuite plusieurs variantes de sa « Pietà » sur des toiles de petit format.
Variations autour du thème de la « Pietà » par Eugène Delacroix
25 ans plus tard…
En 1853, soit un quart de siècle après sa première représentation de la crucifixion, Delacroix revient au sujet du « Christ en Croix ». Il reprend, en l’inversant, la composition exposée au Salon de 1847 et en bannit les ténèbres au profit d’un ciel tout en légèreté et en clarté.
« Christ sur la Croix » (1853) par Eugène Delacroix – National Gallery de Londres
Tout ce qu’a touché ce pinceau palpite, remue, flamboie, et du tumulte de l’ébauche la plus chaotique se dégagent au premier coup des figures qu’on n’oubliera plus » – Théophile Gautier (1859)
Détail du « Christ sur la Croix » (1853) par Eugène Delacroix – National Gallery de Londres
Tous ces chefs-d’œuvre sont exposés au Louvre jusqu’au 23 juillet 2018.
Exposition Eugène Delacroix (1798-1863)
29 mars – 23 juillet 2018
Musée du Louvre
Variations autour du thème du « Christ en Croix » par Eugène Delacroix