[Teaser] Programme de rentrée

Vive la rentrée !

Du Louvre au Château de Versailles et de Paris à Nîmes, découvrez le (très beau) programme de visites que je vous propose pour la rentrée.

En images, les lieux et les œuvres que nous découvrirons ensemble au cours de nos visites.

Le hameau de la Reine à Versailles
Statue fontaine de Neptune (IIe siècle) – Musée de la Romanité (Nîmes)
Autoportrait de Jean-Baptiste Siméon Chardin – Exposition « En société. Pastels du Louvre des XVIIe et XVIIIe siècles »
Tenture de « La Dame à la Licorne » – Musée de Cluny (Paris)
George Sand au Musée de la Vie Romantique (Paris)

L’envie de venir au musée… et d’y revenir souvent !

[Visite privée] « Florence et l’Islam » à la Galerie des Offices et au Bargello

Exposition « Florence et l’Islam. Art et collectionnisme des Médicis au Novecento »
Galerie des Offices et Musée du Bargello
22 juin – 23 septembre 2018

L’attrait et l’intérêt de Florence pour le monde islamique est ancien. En témoignent les carnets de marchands florentins qui, pendant leur pèlerinage en Terre Sainte en 1384, visitèrent aussi le Caire et Damas, frappés par la quantité et l’extraordinaire beauté des objets conservés.
La Galerie des Offices et le Musée du Bargello (Italie) proposent une exposition consacrée aux rapports de la Ville de Florence avec le monde islamique en une confrontation entre cette civilisation d’une grande richesse et le berceau de la Renaissance.
Découvrez le rôle majeur joué par le collectionneur lyonnais Louis Carrand qui légua les 3.300 objets d’Art de sa collection à la ville de Florence.

Suivez le Professeur Giovanni Curatola, éminent spécialiste des Arts de l’Islam et commissaire de l’exposition.

Si les relations entre Florence et le monde musulman remontent au Moyen Âge, elle se sont intensifiées sous le règne de la famille Médicis entre le XVème et le début du XVIIIème siècle. Florence a prospéré grâce à l’exportation de textiles (principalement de soie et de velours) vers le monde musulman. À son tour, elle importait des tapis, des épices et de la soie, de la céramique et des objets en métal.

L’exposition bénéficie de prêts exceptionnels de grandes institutions internationales. Le Musée du Louvre a notamment prêté le Vase Barberini, présenté dans la vidéo par Giovanni Curatola.

Exposition « Florence et l’Islam. Art et collectionnisme des Médicis au Novecento »
Galerie des Offices et Musée du Bargello
22 juin – 23 septembre 2018

[Entretien] Cristiano Ronaldo et la girafe de Laurent le Magnifique

1487, arrivée de la première girafe à Florence !

En 1487, le sultan Qaitbay tente un rapprochement diplomatique avec la Florence de Laurent le Magnifique et lui offre une girafe. A son arrivée, la girafe provoque un effet de stupéfaction et tout le monde veut admirer l’animal sur la Plazza della Signoria ! Même si les Médicis possédaient une ménagerie, il s’agissait du premier spécimen vivant vu dans la ville.

« Maure avec une Girafe » (XVIIe siècle), aquarelle de Jacopo Ligozzi – Galerie des Offices (Florence)

Quel est le lien entre cette girafe et Cristiano Ronaldo ?

La réponse est apportée – avec beaucoup d’humour – par le Professeur Giovanni Curatola, éminent spécialiste des Arts de l’Islam et commissaire de l’exposition « Florence et l’Islam ».

Le mot italien « giraffa », formé à partir du XIIIe siècle, est dérivé de l’arabe « zarâfa ».

Elle mangeait toute espèce de chose et elle prenait tout ce qu’elle pouvait attraper dans les paniers où les paysans portaient des provisions. […] Elle était d’un caractère si doux que tous les petits garçons lui donnaient quelque chose à manger. » – Tribaldo di Amerigo de Rossi, témoin de l’événement

Visitez l’exposition « Florence et l’Islam » avec Giovanni Curatola en cliquant ici.

Exposition « Florence et l’Islam. Art et collectionnisme des Médicis au Novecento »
Galerie des Offices et Musée du Bargello
22 juin – 23 septembre 2018

[Teaser] Visite de l’exposition « Florence et l’Islam » aux Offices et au Bargello

Exposition « Florence et l’Islam. Art et collectionnisme des Médicis au Novecento »
Galerie des Offices et Musée du Bargello

La Ville de Florence conserve un ensemble très important d’objets d’Art islamique, plus de 3.000 œuvres léguées en 1889 par l’antiquaire lyonnais Louis Carrand au Musée National du Bargello.
Ce musée, en partenariat avec la Galerie des Offices, propose une exposition consacrée aux rapports entre Florence et le monde islamique, du Quattrocento jusqu’au XIXe siècle.

Diffusion le vendredi 24 août 2018 dès 8h sur mon Blog !

Découvrez le teaser de notre visite exceptionnelle de l’exposition avec le Professeur Giovanni Curatola, éminent spécialiste des Arts de l’Islam et commissaire de l’exposition.

La visite est disponible ici.

Exposition « Florence et l’Islam. Art et collectionnisme des Médicis au Novecento »
Galerie des Offices et Musée du Bargello
22 juin – 23 septembre 2018

[Louvre] Le Trésor de Preslav

Exposition « Le Trésor de Preslav. Reflet d’un âge d’or du Moyen Âge bulgare »
27 juin – 5 novembre 2018
Musée du Louvre, département des Objets d’art

Pour la première fois, la Bulgarie a assuré la présidence du Conseil de l’Union européenne de janvier à juin 2018. Pour clôturer le programme culturel organisé en France, le musée du Louvre accueille, jusqu’au 5 novembre 2018, une exposition consacrée au « Trésor de Preslav ».

Collier – Constantinople (IXe-Xe siècle) – Musée archéologique de Véliki Preslav

Ce trésor a été mis au jour par hasard en 1978 aux abords de Preslav, capitale du premier royaume bulgare converti au christianisme en 864.

Plaques d’un diadème : Ascension d’Alexandre, simurghs et griffons – Constantinople (avant 971) – Musée archéologique de Véliki Preslav

Avec ses 120 bijoux en or et plaqué or, ce trésor constitue la plus importante découverte jamais faite de bijoux médiévaux princiers byzantins : colliers, boucles d’oreille, éléments de diadème enrichis d’émaux, boutons et ornements de vêtements en or…

Boucle d’oreille – Constantinople (IXe-Xe siècle) – Musée archéologique de Véliki Preslav
Boutons en or et émail cloisonné – Constantinople (Xe siècle) – Musée archéologique de Véliki Preslav
Pendentifs avec or, émeraudes et perles – Constantinople (Xe siècle) – Musée archéologique de Véliki Preslav
Paire de boucles d’oreilles – Constantinople (Xe siècle) – Musée archéologique de Véliki Preslav
Pendentif – Constantinople (Xe siècle) – Musée archéologique de Véliki Preslav

La ville de Preslav resta la capitale du pays jusqu’en 971. Après la conquête par Byzance, une grande partie de ses bâtiments furent détruits et incendiés.

Deux « solidi » de Basile I et son fils Constantin – Constantinople (entre 868 et 879) – Musée archéologique de Véliki Preslav
Applique en forme de cœur – Constantinople (Xe siècle) – Musée archéologique de Véliki Preslav
Coupe de sivin, Grand Jupan – Byzance (?) milieu du IXe siècle) – Musée archéologique de Véliki Preslav

Exposition « Le Trésor de Preslav. Reflet d’un âge d’or du Moyen Âge bulgare »
27 juin – 5 novembre 2018
Musée du Louvre, département des Objets d’art
Salle 505

[Louvre] Trois portraits en bronze de l’empereur Hadrien

Portraits en bronze de l’empereur Hadrien
27 juin — 24 septembre 2018
Musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines

Hadrien – Imperator Cæsar Traianus Hadrianus Augustus – a régné sur l’Empire romain de 117 à 138 après J.-C.. Il était considéré par les historiens romains contemporains comme l’un des cinq « bons » empereurs : un souverain juste, un pacificateur et un grand architecte de l’Empire.
Rares sont les effigies de bronze qui ont traversé les siècles jusqu’à aujourd’hui. En effet, la plupart des statues ont été fondues au cours de l’Antiquité. Aussi le rassemblement au Louvre de trois portraits en bronze de l’empereur Hadrien est-il exceptionnel car il s’agit des seuls exemplaires connus à ce jour. L’un provient des collections du British Museum (Londres), le second du musée d’Israël à Jérusalem et le troisième appartient au musée du Louvre.

La propagande impériale de Rome reposait notamment sur la présence, dans les provinces romaines, de portraits des empereurs et de leur famille. Hadrien a porté une attention toute particulière à son image, comme tendent à le prouver les quelques cent cinquante portraits qui sont parvenus jusqu’à nos jours. Seul l’empereur Auguste a livré un nombre plus important de représentations de sa personne.

Hadrien le barbu

Hadrien a lancé la mode du port de la barbe sur ses portraits officiels, à l’image des philosophes grecs. Cela sera repris par presque tous ses successeurs jusqu’au IVe siècle.

Hadrien du musée d’Israël

Le buste cuirassé du musée d’Israël est sans doute un portrait officiel produit à Rome. Il a été découvert en 1975 et 1982, sur le site du camp militaire de la sixième légion romaine, à Tel Shalem (Israël).

L’empereur porte une splendide armure avec une scène de bataille représentée sur la poitrine.

Sa barbe est teintée de vert-de-gris.

Hadrien du British Museum

Le deuxième portrait a été retrouvé à Londres dans la Tamise en 1834, à proximité d’un pont romain. Une statue complète ornait peut-être le pont lui-même.

Le bronze est brisé au niveau des cheveux, du côté gauche.

Une étroite fente est visible depuis la joue gauche, sous le menton, et jusqu’au milieu de la joue droite.

Hadrien du Louvre

La provenance du troisième portrait, acquis par le musée du Louvre en 1984, est inconnue. Cette tête appartenait à une statue plus grande que nature, élaborée vraisemblablement dans la partie orientale de l’Empire romain.

La chevelure, qui ondule depuis l’arrière du crâne pour former des boucles volumineuses sur le front, permet l’identification immédiate du personnage car Hadrien fut le seul empereur à adopter cette coiffure.

Cette tête est tout ce qui subsiste d’une statue colossale d’environ 2,60 mètres où l’empereur apparaissait en chef de guerre cuirassé et non pas, comme on a pu l’envisager, en nu héroïsé.

Lettre de l’empereur

La présentation de ces trois portraits d’Hadrien est complétée par l’exposition d’une stèle de bronze sur laquelle est gravée une lettre de l’empereur aux citoyens de Naryka (Locride en Grèce centrale) au sujet du statut juridique de leur ville.

En voici la traduction :

À la Bonne Fortune. L’Empereur César Trajan Hadrien Auguste, fils du Divin Trajan, vainqueur des Parthes, petit-fils du Divin Nerva, Grand Pontife, revêtu de la puissance tribunicienne pour la 22e fois, ayant été salué pour la seconde fois du titre d’imperator, ayant été consul trois fois, Père de la Patrie, aux gens de Naryka, salut !
Je ne pense pas qu’il y aura quelqu’un pour contester que vous possédez une cité et les droits inhérents à une cité, puisque, aussi bien, vous apportez votre contribution au Koinon des Amphictions et au Koinon des Béotiens, que vous fournissez un béotarque, que vous élisez un Panhellène, que vous envoyez un théèkolos; qu’il y a chez vous un Conseil, des magistrats, des prêtres, des tribus de type grec, des lois qui sont celles des Opontiens et que vous versez tribut avec les Achéens ; qu’en outre quelques poètes parmi les plus fameux, tant romains que grecs, ont fait mention de vous comme Narykéens ; et que parmi les héros ils en nomment aussi quelques-uns issus de votre cité. Pour ces raisons-même si vous avez négligé d’adresser un écrit aux empereurs et d’en obtenir des [assurances ?],… »

Tâchons d’entrer dans la mort les yeux ouverts.” – Marguerite Yourcenar dans « Mémoires d’Hadrien »

Ces trois têtes de bronze ont été exposées de décembre 2015 à juin 2016 au musée d’Israël pour le 50e anniversaire de l’institution.

Portraits en bronze de l’empereur Hadrien
27 juin — 24 septembre 2018
Musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
Salle 172

Sources :
– article de Denis Knoepfler : « L’inscription de Naryka (Locride) au musée du Louvre: la dernière lettre publique de l’empereur Hadrien ? » dans la « Revue des Etudes Grecques » (2006 – 119-1)
– texte de présentation de l’exposition
cartel du buste conservé au Louvre
article du Times of Israël sur l’exposition au musée de Jérusalem

[Derniers jours] L’Empire des roses en accès gratuit au Louvre-Lens

Exposition « L’Empire des roses – Chefs-d’œuvre de l’Art persan du 19e siècle »
Accès gratuit les 21, 22 et 23 juillet 2018
Louvre-Lens

Les chefs-d’œuvre de l’art persan du XIXe siècle font l’objet d’une magnifique exposition au Louvre-Lens. Pour les 3 derniers jours d’ouverture, l’accès est gratuit pour tous les samedi 21, dimanche 22 et lundi 23 juillet 2018.
Une occasion unique de découvrir des œuvres qui voyagent hors d’Iran pour la première fois.

Un art somptueux et méconnu

De 1786 à 1925, les souverains qajars règnent sur l’Iran. La création artistique de cette époque est à la fois riche et foisonnante, stimulée par la production de cour.
Portraits, bijoux, tapis, costumes, céramiques : les Shahs d’Iran utilisent les arts pour façonner leur image et asseoir leur pouvoir parfois contesté.

Tous à Lens !

Pour préparer votre visite, suivez la visite privée proposée par Gwenaëlle Fellinger, conservateur du Patrimoine au département des Arts de l’Islam du Louvre et commissaire de l’exposition, en regardant la vidéo ci-dessous.

Exposition « L’Empire des roses – Chefs-d’œuvre de l’Art persan du 19e siècle »
Accès gratuit les 21, 22 et 23 juillet 2018
Louvre-Lens

En savoir +

Sur la page Internet du Louvre-Lens dédiée à l’exposition

Suivez le Louvre-Lens sur son compte Twitter : @MuseeLouvreLens

[Visite privée] Exposition de photographies d’Helmar Lerski

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Exposition « Helmar Lerski (1871-1956). Pionnier de la lumière »
Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
11 avril – 26 août 2018

Principalement auteur de portraits, le photographe Helmar Lerski utilise des négatifs de très grande taille, des miroirs et divers accessoires, pour explorer les reliefs des visages comme autant de paysages.
Visitez cette belle exposition avec Paul Salmona, directeur du musée d’art et d’histoire du Judaïsme.

En 2015, le mahJ a fait l’acquisition d’une collection de 435 tirages anciens et plaques de verre de Helmar Lerski. Cet ensemble constitue l’un des plus importants fonds sur l’artiste.

Le photographe peut créer librement, caractériser librement à l’aide de la lumière, selon sa vision intérieure » – Helmar Lerski

Le jeune révolutionnaire qui peinait à nourrir sa famille en travaillant à l’usine devenait dans mon portrait un grand acteur de la Révolution française, le balayeur humble et courbé avait droit au profil d’un noble de la Renaissance. » – Helmar Lerski

Le désir de trouver pour mon travail, où je dédaignais la lumière artificielle, un autre soleil que le soleil d’Europe centrale, m’a amené à changer de pays, et j’ai choisi la Palestine pour ses possibilités lumineuses. » – Helmar Lerski

Exposition « Helmar Lerski (1871-1956). Pionnier de la lumière »
Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
11 avril – 26 août 2018

[Web-série] Le Musée Napoléon Ier, reconfiguré en 2018

Web-série en 4 parties à Fontainebleau

Christophe Beyeler, conservateur en chef du Patrimoine, chargé du Musée Napoléon Ier, nous fait partager son érudition et sa passion au travers de la présentation des dernières acquisitions du musée.

[1ère partie] Empereur des Français et Roi d’Italie

[2ème partie] Paris, capitale du luxe

[3ème partie] La machinerie impériale

[4ème partie] Adieu et exil de l’empereur

Musée Napoléon Ier
Château de Fontainebleau
Place du Général de Gaulle
77300 Fontainebleau

[Musée] Napoléon Ier – Adieu et exil de l’Empereur

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Web-série au Musée Napoléon Ier de Fontainebleau

Christophe Beyeler nous fait partager son érudition et sa passion au travers de la présentation des nouvelles acquisitions du musée.

[4ème partie] Adieu et exil de l’empereur

Napoléon, divorcé de Joséphine, épouse Marie-Louise de Habsbourg en 1810. L’impératrice offre pour étrennes de somptueuses porcelaines de Sèvres aux dames composant la Maison de l’Impératrice.
Dans la dernière partie de notre web-série, Christophe Beyeler vous présente Sœur Marthe, une figure sortie de l’oubli grâce à un don privé, ainsi que Napoléon à Sainte-Hélène après son abdication du 6 avril 1814.
Découvrez aussi les coulisses d’un ambition projet de redéploiement des collections du Musée Napoléon Ier au cours d’une séquence tournée dans les futurs espaces d’exposition.

Christophe Beyeler est conservateur en chef du Patrimoine au château de Fontainebleau. Chargé du musée Napoléon Ier, il œuvre au redéploiement du musée Napoléon Ier selon l’axe : « La France et l’Europe sous l’œil et dans la main de l’Empereur ».

Il n’y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l’esprit. J’entends par l’esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l’esprit. » Napoléon

Des Sèvres pour Fontainebleau

Vous pouvez aider le Musée Napoléon Ier à enrichir ses collections par un don privé en vous adressant directement à Christophe Beyeler dont les coordonnées apparaissent dans la vidéo, ou en participant à l’opération de mécénat « Des Sèvres pour Fontainebleau ».
> J’aide le Musée Napoléon Ier

Musée Napoléon Ier
Château de Fontainebleau
Place du Général de Gaulle
77300 Fontainebleau

[Louvre] Un trône vacant sous la pyramide

« Throne », une œuvre de Kohei Nawa
13 juillet 2018 – 14 janvier 2019

Une surprise attend les visiteurs du Louvre sous la pyramide !

Une sculpture monumentale de l’artiste japonais Kohei Nawa, entièrement couverte de feuilles d’or, accueille le visiteur. Elle se veut une synthèse entre la tradition culturelle japonaise et les technologies les plus novatrices de modélisation 3D.

Kohei Nawa s’est inspiré de la forme des chars portatifs des fêtes rituelles d’Asie. L’utilisation de la technique de la dorure à la feuille d’or, se veut un écho à l’Égypte antique et aux collections du musée du Louvre.

L’artiste japonais Kohei Nawa était présent le 12 juillet 2018 pour l’inauguration officielle de son « trône vacant flottant ».

L’année 2018 marque le 160e anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et la France, ainsi que le 150e anniversaire du début de l’ère Meiji, qui inaugure l’ouverture du pays à l’Occident. La présentation de l’œuvre de Kohei Nawa s’inscrit dans le cadre des manifestations prévues pour la saison « Japonismes 2018 : les âmes en résonance ».

Cette sculpture monumentale de 10,4 mètres de haut est présentée sous la pyramide du Louvre jusqu’en janvier 2019.

« Throne » de Kohei Nawa
Musée du Louvre
Saison « Japonismes 2018 »
13 juillet 2018 – 14 janvier 2019

[Musée] Napoléon Ier – La machinerie impériale

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Web-série au Musée Napoléon Ier de Fontainebleau

Christophe Beyeler, conservateur en chef du patrimoine, chargé du musée Napoléon Ier et du cabinet des arts graphiques du Château de Fontainebleau, nous fait partager son érudition et sa passion au travers de la présentation des nouvelles acquisitions du musée.

[4ème partie] Rouages humains et ressort moral de la machinerie impériale

Dans ce nouvel épisode de notre web-série, découvrez comment Napoléon, armé de son compas, déplace sur la carte de l’Europe ses pions humains, exprimés par des portraits et des bustes dans tous les matériaux possibles, du bronze au biscuit de porcelaine.

On ne gouverne pas une nation éclairée par des demi-mesures, il faut de la force, de la suite dans les idées et de l’unité dans tous les actes publics. » – Napoléon

Des Sèvres pour Fontainebleau

Vous pouvez aider le Musée Napoléon Ier à enrichir ses collections par un don privé en vous adressant directement à Christophe Beyeler dont les coordonnées apparaissent dans la vidéo, ou en participant à l’opération de mécénat « Des Sèvres pour Fontainebleau ».
> J’aide le Musée Napoléon Ier

Musée Napoléon Ier
Château de Fontainebleau
Place du Général de Gaulle
77300 Fontainebleau

[Mécénat] Un déjeuner égyptien pour Fontainebleau

Un appel aux dons pour aider le Château de Fontainebleau

Un ensemble exceptionnel de porcelaines, avec des vues d’Égypte d’après les dessins de Dominique-Vivant Denon, est actuellement présenté dans les salles du Musée Napoléon Ier. Il appartient à un collectionneur new-yorkais qui doit aujourd’hui s’en séparer.
Christophe Beyeler, conservateur en chef du patrimoine, lance un appel aux dons aux lecteurs du Scribe Accroupi pour faire définitivement revenir en France ce « Trésor national ».

> J’aide le Musée Napoléon Ier

Un « déjeuner égyptien » de la Manufacture impériale de Sèvres

En 1813, la duchesse de Montebello reçut un déjeuner égyptien, un des sept cabarets exécutés à Sèvres et inspirés de vues du « Voyage dans la Basse et Haute-Égypte » de Dominique-Vivant Denon.

Quatre cabarets furent livrés à de prestigieux destinataires, à commencer par des souverains : le tsar Alexandre, l’impératrice Joséphine, Napoléon Ier et Marie-Louise à l’occasion du mariage du 2 avril 1810 aux Tuileries. Trois furent offerts par Marie-Louise à des femmes de son entourage, occupant des fonctions officielles à la cour impériale.

Le cabaret offert à la duchesse de Montebello est complet . Il comprend une théière, un bol, un pot à lait, un pot à sucre ainsi que six tasses et leur soucoupe ornée de portraits d’homme en costume égyptien.

Cet ensemble présente certains traits communs avec le cabaret des Tuileries aujourd’hui au Louvre, mais s’en distingue par le choix des vues et des personnages représentés.

Lecteurs du Scribe Accroupi, offrez une pièce égyptienne au Musée Napoléon Ier du château de Fontainebleau ! » – Christophe Beyeler

Des Sèvres pour Fontainebleau

Pour aider le Musée Napoléon Ier à acquérir ces pièces exceptionnelles, participez à l’opération de mécénat « Des Sèvres pour Fontainebleau ».

> J’aide le Musée Napoléon Ier

Source : dossier de mécénat « Un Trésor national pour le château de Fontainebleau »

Musée Napoléon Ier
Château de Fontainebleau
Place du Général de Gaulle
77300 Fontainebleau

[Exposition] 1968 par le photojournaliste Gilles Caron

Exposition « Gilles Caron : Paris 1968 »
4 mai – 28 juillet 2018
Hôtel de Ville de Paris

A l’occasion du cinquantième anniversaire des événements de mai 1968, la Ville de Paris présente la première grande exposition parisienne consacrée au photojournaliste Gilles Caron.

Réunissant près de 300 photographies, l’exposition révèle le Paris de mai 1968, ville où la mode des sixties s’exprime dans la rue comme sur les plateaux de télévision, où grondent aussi les premiers combats étudiants. Elle témoigne de la vie politique avec les images du Général de Gaulle lors de deux voyages officiels.

Gilles Caron (1939-1970) décrypte la société française et couvre de nombreux conflits armés autour de la planète pour l’agence Gamma. Il finira par payer cet engagement de sa vie.

C’était le Robert Capa français. » – ​Henri Cartier-Bresson

Les coulisses des sixties

Mode, cinéma, télévision… Gilles Caron photographie pour les magazines de l’époque et montre les coulisses de la fabrique des « vedettes » des sixties.

De Gaulle

En 1968, Gilles Caron photographie le Général de Gaulle à l’occasion de deux voyages officiels, en Roumanie et en Turquie. Il pratique une sorte d’étude des expressions du Général avec de multiples plans rapprochés.

Nanterre, images d’une utopie

Gilles Caron photographie la jeunesse mobilisée sur le Campus universitaire de Naterre, à l’écoute d’un jeune homme qui deviendra “Dany le Rouge”.

Manif et insurrection

Gilles Caron s’attache à faire un récit en images de la “manif” où l’anonyme devient un acteur de l’histoire. Lorsqu’elle dégénère, elle devient insurrection : saccage de l’espace public, bataille rangée avec les forces de l’ordre. Paris devient le lieu d’une guérilla urbaine dont le photographe restitue la violence.

Le monde en causes

Les médias publient largement les photographies de Gilles Caron prises au Biafra, cette guerre au Nigéria où l’on affame des millions de personnes.

Il n’y a aucune raison pour que ce monde imparfait et ennuyeux qui m’a été donné à la naissance, je sois obligé de l’assumer et de l’améliorer dans la mesure de mes moyens. On subit toujours, mais de diverses façons. Ne rien faire, c’est déroutant. Jouer un rôle c’est prendre son siècle en main, en être imprégné tout entier. » – Gilles Caron

En 1970, Gilles Caron est âgé de seulement 30 ans. Le 5 avril, il disparaît sur la route qui relie le Cambodge au Vietnam, à 60 km de Phnom Penh dans une zone contrôlée par les Khmers rouges. La voiture de son chauffeur est retrouvée intacte. On ne sait rien d’autre sur ce qu’il s’est passé.

Après l’Hôtel de Ville de Paris, cette exposition sera présentée dans plusieurs capitales telles que Berlin, Jérusalem, Londres, Moscou, Pékin et Tokyo.

Sources :
– dossier de presse de l’exposition
– article de TV5 Monde « Gilles Caron, disparu et irremplacé »

Exposition « Gilles Caron : Paris 1968 »
4 mai – 28 juillet 2018
Hôtel de Ville de Paris
Place de l’Hôtel de ville
75004 Paris