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[Web-série] Arts de l’Islam au Louvre (1/4) Comprendre

Les Arts de l’Islam au Louvre – épisode 1/4

Que recouvre l’appellation « Arts de l’Islam » ?
Comment s’est constituée la collection du musée du Louvre ?

A l’occasion des 5 ans du département des Arts de l’Islam, Yannick Lintz, sa directrice, présente les trésors de la collection exposée au Louvre.

Spécialiste du monde oriental, Yannick Lintz est à la tête du département des Arts de l’Islam du musée du Louvre depuis novembre 2013. Conservatrice en chef, elle a également occupé le poste de conseillère pour les musées et le patrimoine dans le cadre du plan « Arts et Culture » et dirigé le musée des Beaux-Arts d’Agen.

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Présentation du département sur le site Internet du musée du Louvre

Où est passé le lion de Monzón ?

Le célèbre lion de Monzón (12e-13e siècle) a quitté les vitrines du département des Arts de l’Islam du Louvre.

Où est-il passé ?

Réponse de Yannick Lintz, directrice du Département des Arts de l’Islam au musée du Louvre.

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Bénédiction parfaite, bonheur complet

Ce lion en bronze servait de bouche de fontaine. Il a été trouvé à Monzón de Campos, en Espagne.
Il porte une inscription formulant des vœux : « Baraka kamila/Na’ima shamila » qui se traduit par « Bénédiction parfaite, bonheur complet ».

Sous le ventre de l’animal, un creux était relié à une canalisation qui acheminait l’eau dans son corps. Sa queue est articulée : elle peut être montée ou abaissée.

Le Louvre Abu-Dhabi ouvrira ses portes le 11 novembre 2017.

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Consultez la page dédiée au lion de Monzón sur le site Internet du Louvre

[Chef-d’œuvre] Le Perse vaincu du musée Granet exposé au Louvre

Perse vaincu
Rome, vers 100-130 après J.-C.

Sollicitée par le musée du Louvre, la Ville d’Aix-en-Provence a accepté de mettre en dépôt le « Perse vaincu », une sculpture conservée dans les Réserves du musée Granet. Exposée dans la salle des Cariatides du Louvre, elle est présentée avec  le « Gaulois blessé », lui aussi découvert en 1514.


Ces deux sculptures appartiennent à une série aujourd’hui dispersée entre Paris, Naples, Rome, Venise et Aix-en-Provence.

Ces sculptures sont des reproductions de deux personnages issus d’un groupe en bronze aujourd’hui disparu, réalisé à la demande d’Attale Ier, roi de Pergame, pour commémorer ses victoires contre les tribus celtes qui menaçaient son royaume.

Exposé avec le « Perse vaincu », le célèbre « Gaulois blessé », appelé « Galate » par les Grecs, semble résister à la douleur de sa blessure. Ses cheveux hirsutes rappellent que les Gaulois enduisaient leur chevelure de poix afin d’avoir l’air plus terrifiant.

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Source : présentation du « Galate blessé » sur le site Internet du Louvre

[Exposition] L’Or du Pouvoir : Paris raconté par ses monnaies

Exposition depuis le 26 mai 2016
Crypte archéologique de l’île de la Cité

Depuis les Gaulois Parisii, Jules César, l’empereur Julien, Philippe IV le Bel, Charles V jusqu’à Napoléon III, l’exposition retrace l’histoire de Paris à travers ses pièces de monnaies.
Déambulation en images sous le parvis de Notre-Dame…

Les Gaulois Parisii

Les Parisii sont installés depuis le IIIe siècle avant notre ère dans une petite région autour de l’actuelle ville de Paris.
Leurs monnaies sont faites de pièces d’or et des pièces de bronze de moindre valeur mais davantage utilisées dans la vie courante, appelées « potins ». Les décors sont stylisés, avec un visage de profil sur le droit et un cheval au revers.

Jules César

Dans « La Guerre des Gaules », César raconte sa victoire contre les peuples gaulois. Un épisode décisif se situe dans la cité des Parisii : la Bataille de Lutèce.
L’aureus ci-dessous figure Jules César, premier à se faire représenter sur des monnaies de son vivant à Rome.

L’Empereur Julien

Julien, dit l’Apostat à cause de sa tentative de rétablir le culte païen, est au pouvoir entre 361 et 363. D’abord établi en Gaule, il est acclamé empereur par ses troupes à Lutèce, sur l’Île de la Cité.
Sur ce solidus d’or frappé à Antioche entre 360 et 363, Julius, debout, tire un captif par les cheveux de la main droite et tient un trophée dans la main gauche.

Faustine la jeune

Au IIe siècle, Lutèce se dote d’un forum, d’un amphithéâtre, de plusieurs thermes et d’un aqueduc. C’est le siècle de la dynastie des Antonins (96-192) : Hadrien, Antonin le Pieux et Marc Aurèle.
Les femmes de la famille impériale contribuent à la popularité de l’empereur et à sa renommée. Ci-dessous un aureus figurant Faustine la jeune, impératrice et épouse de Marc Aurèle.

Antonin le pieux

Antonin le Pieux, empereur de 138 à 161, est représenté de profil et porte une couronne de laurier, attribut du triomphe militaire. L’inscription indique : « ANTONINVS AVG PIVS PP TRP COS III », à savoir « Antonin Auguste pieux père de la patrie, puissance tribunicienne, quatrième consulat ».

Octave

D’abord connu sous le nom d’Octave, Auguste est désigné héritier de Jules César à sa mort en 44 avant J.-C. C’est sous son règne que la Lutèce gallo-romaine est fondée, dans le dernier quart du Ier siècle avant J.-C.
La monnaie ci-dessous a été trouvée lors de fouilles menées en 1993. Il s’agit d’un exemplaire rare d’une monnaie d’Octave frappée en 38 avant J.-C. alors qu’il n’est pas encore Auguste.

Philippe IV le Bel

Depuis l’époque mérovingienne, il n’y avait pratiquement plus d’or dans le monnayage en Occident mais de l’argent et du bronze. C’est Philippe IV le Bel (1285-1314) qui réintroduit l’or dans le système monétaire.
Son règne connaît une grande instabilité financière en raison de la multiplication de nouvelles monnaies qui déclenchent le mécontentement général. Il est surnommé « le faux monnayeur ».

Charles V

Après la prise du pouvoir de 1358 par le prévôt des marchands Etienne Marcel pendant la captivité de Jean
II le Bon, Charles V (1364-1380) veut changer de palais. Il abandonne celui de la Cité au Parlement de Paris et rénove le Louvre.

Ci-dessous, Charles V est représenté sur un cheval au galop. Il est coiffé d’un heaume couronné avec un lys à son sommet.

Si Charles V continue de faire frapper le « franc à cheval », cette monnaie sera ensuite remplacée par le « franc à pied ». Sur cette monnaie appelée officiellement « denier d’or aux fleurs de lys », le roi est représenté debout sous un dais. Il tient l’épée et la main de Justice et porte une cotte d’armes fleurdelysée.
Découvrez d’autres monnaies et d’autres histoires en visitant l’exposition !

Le saviez-vous ?

La loi du 18 germinal An III (7 avril 1795) est une date historique pour la monnaie : c’est la naissance du système décimal : livre, sou et denier sont abandonnés au profit des francs et des centimes.
Le franc devient la monnaie nationale en France pour deux siècles.
Pièce de 100 francs en or figurant Napoléon III (1859)

Crypte archéologique de l’île de la Cité
7, place Jean Paul II
Parvis Notre-Dame
75004 Paris

Située sous le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, la Crypte archéologique présente les vestiges découverts lors de fouilles réalisées entre 1965 et 1972. Le visiteur peut notamment découvrir les vestiges du quai du port de l’antique Lutèce, un établissement de bains publics gallo-romain ou encore un mur d’enceinte du IVe siècle.

En savoir +

Consultez la page dédiée aux expositions de la Crypte archéologique.

[Exposition] Costumes espagnols : entre ombre et lumière

Maison de Victor Hugo (Paris)
21 juin – 24 septembre 2017

Pour la première fois à Paris, des vêtements et accessoires de la fin du XVIIIe au début du XXe siècle révèlent l’âme des provinces espagnoles autant que le savoir-faire des artistes qui les ont réalisés.
Un diaporama pour illustrer cette exposition qui s’inscrit dans le cadre de la Saison Espagnole du Palais Galliera.

J’aime profondément l’Espagne. Je suis presque un de ses fils » – Victor Hugo

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Le saviez-vous ?

À l’occasion de l’Exposition universelle de Paris en 1937, le pavillon de la République espagnole présenta une sélection de ces costumes, en regard de photographies de José Ortiz Echagüe : costumes et photographies figuraient à côté du « Guernica » de Pablo Picasso.

Exposition « Costumes espagnols : entre ombre et lumière »
Maison de Victor Hugo
6 place des Vosges
75004 Paris

La Maison Victor Hugo occupe l’ancien appartement que l’écrivain loua de 1832 à 1848, place Royale (aujourd’hui place des Vosges).

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Consultez la page dédiée à l’exposition sur le site Internet de la Maison Victor Hugo.

[Visite privée] Pierre le Grand, un tsar en France

Exposition « Pierre le Grand, un tsar en France. 1717 »
Versailles, Grand Trianon
30 mai – 24 septembre 2017

Visite exceptionnelle de l’exposition avec Gwenola Firmin, conservateur en charge des peintures du XVIIIe siècle au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

Consacrée au séjour du tsar Pierre le Grand en France, en mai et juin 1717, l’exposition du Grand Trianon commémore le tricentenaire de cette visite diplomatique avec plus de 150 œuvres dont la plupart appartient aux collections du musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Issu de la dynastie des Romanov, Pierre Ier (1672-1725) voyage en Occident vingt ans après la « Grande Ambassade » qui l’a mené une première fois en Europe en 1697-1698. Faisant étape à deux reprises à Versailles, il est logé au Grand Trianon.
Imprévisible et peu familier avec « l’Étiquette » pratiquée à la Cour du roi de France, Pierre Ier bouscule le protocole à maintes reprises. Ainsi, en un geste spontané, il prend dans ses bras, l’enfant roi, le jeune Louis XV alors âgé de 7 ans.

C’était un fort grand homme, très bien fait, assez maigre, le visage assez de forme ronde ; un grand front ; de beaux sourcils ; le nez assez court sans rien de trop gros par le bout ; les lèvres assez grosses ; le teint rougeâtre et brun ; de beaux yeux noirs, grands, vifs, perçants, bien fendus ; le regard majestueux et gracieux quand il y prenait garde, sinon sévère et farouche, avec un tic qui ne revenait pas souvent, mais qui lui démontait les yeux et toute la physionomie, et qui donnait de la frayeur. Cela durait un moment avec un regard égaré et terrible, et se remettait aussitôt. Tout son air marquait son esprit, sa réflexion et sa grandeur, et ne manquait pas d’une certaine grâce. » – Saint-Simon, portrait de Pierre le Grand

Châteaux de Versailles et de Trianon
78000 Versailles

www.chateauversailles.fr

Suivez l’actualité du Château de Versailles sur Twitter : @CVersailles

Zoom sur un chef-d’œuvre de l’exposition

Buste de Pierre Ier par Rastrelli

[Chef-d’œuvre] Buste de l’empereur Pierre Ier par Rastrelli

Bartolomeo Carlo Rastrelli (1675-1744)
Buste, bronze ciselé et patiné
Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg

Présentation de l’œuvre par Gwenola Firmin, conservateur en charge des peintures du XVIIIe siècle au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Le tsar Pierre Ier naît à Moscou le 9 juin 1672.
Souverain guerrier et voyageur, Pierre le Grand parcourt le monde pendant près de quatre décennies, de la mer Blanche à la mer Caspienne, de la Hollande à la Moldavie et de l’Angleterre à la Perse.

L’empreinte du visage de l’empereur

Ce buste fait partie des représentations artistiques les plus fiables de Pierre Ier. En effet, il a été exécuté à partir d’un masque portant l’empreinte du visage de l’empereur.
Le caractère et l’énergie de Pierre Ier sont rendus de façon impressionnante par l’artiste Bartolomeo Carlo Rastrelli.

Ivrognerie, débauche et grossièreté

Les contemporains du tsar étaient frappés par les contradictions du caractère de ce géant de 2,04 mètres. Ainsi, sa volonté de servir l’intérêt général était-elle assortie d’un penchant pour la cruauté gratuite, pouvant aller jusqu’au sadisme. Son désir d’imiter l’Occident se conjuguait avec des traits ressentis par les Européens comme « barbares » : ivrognerie, débauche, grossièreté, excès de toutes sortes.

Le tsar est représenté en armure d’apparat et manteau d’hermine, avec le cordon et l’insigne de l’ordre de Saint-André : les reliefs sur la cuirasse comprennent des scènes de bataille et une composition montre Pierre Ier sculptant une statue symbolisant la nouvelle Puissance russe, vêtue d’une armure.

Le tsar n’était pas grand, il était énorme… » – Montesquieu dénonçant la démesure de Pierre Ier

Un air de ressemblance…

La forme de son menton et celle de ses joues fait étrangement penser à Marlon Brandon, tel qu’il apparaît dans le film « Le Parrain » de Francis Ford Coppola. Vous ne trouvez pas ? 😉

Musée de l’Ermitage
Palace Square, 2
Sankt-Peterburg, Russie

Suivez l’actualité (en anglais) du musée de l’Ermitage sur Twitter : @hermitage_eng

Ce buste de Pierre Ier est présenté au Grand Trianon (Versailles) du 30 mai au 24 septembre 2017 dans le cadre de l’exposition « Pierre le Grand, un tsar en France. 1717 ».

Visitez l’exposition au Grand Trianon

« Pierre le Grand, un tsar en France. 1717 »

Le triomphe de Vénus

Argent partiellement doré
IIe – IIIe siècle après J.-C.
Musée du Louvre


Cet objet est en fait une anse de plat.
Vénus est assise dans une coquille portée par deux tritons. De part et d’autre, un petit Éros ailé, dressé sur un dauphin, accompagne la déesse.


Dès le IVe siècle avant J.-C., la coquille Saint-Jacques – entrouverte – et la déesse – nue ou légèrement drapée – se trouvent associées sur les bijoux, les mosaïques et les objets en terre cuite.

Rien n’indique qu’il s’agisse là de la naissance de la déesse, il semble plus juste d’y voir une représentation de son triomphe, un thème mythologique très apprécié dans les arts décoratifs romains.

Le nu dans l’art

Dans l’Antiquité, les déesses sont représentées vêtues.
Or Aphrodite – de par sa qualité de déesse de l’amour – est la seule divinité féminine à pouvoir légitimement être représentée dévêtue.

Dans l’art occidental, seule Ève est représentée dénudée.
Après avoir occupé une place de choix dans l’art gréco-latin, c’est seulement à partir de la Renaissance que le nu revient dans l’art.

Sources
Article sur le site Internet du Louvre
Cour d’Histoire de l’Art de Soleen Ferrec à la Sorbonne.

[Visite privée] Austrasie, royaume mérovingien oublié

Le roi Clovis meurt en l’an 511. Grâce à ses succès militaires et à son alliance avec l’Empire romain d’Orient, il était parvenu à construire un royaume gigantesque. Ses quatre fils décident de partager ce territoire et l’aîné, Thierry Ier, obtient la partie orientale : l’Austrasie (« Terre-de-l’Est »).
Ce royaume s’étend sur l’est de la France, la Belgique, le Luxembourg et l’ouest de l’Allemagne.

Le musée d’Archéologie nationale présente une exposition dédiée à ce royaume oublié du début du Moyen-Age. Des découvertes archéologiques récentes, faites notamment à Saint-Dizier par l’Inrap, éclairent d’un jour nouveau la vie quotidienne en Austrasie.

Visitez l’exposition avec Anaïs Boucher, commissaire de l’exposition.

L’exposition montre comment s’est construite l’identité culturelle de ce royaume composé de peuples aux origines, langues et modes de vie différents : anciens habitants de l’Empire romain, Germains, Francs et autres soit disant « barbares ».
C’est donc un important métissage culturel qui est à l’origine de la civilisation médiévale.

L’exposition présente un authentique travail de synthèse historique et archéologique sur l’histoire de ce qui est pour ainsi dire notre Europe, une Europe qui a plus que jamais besoin d’une histoire et d’une culture partagée. » – Hilaire Multon, directeur du musée d’Archéologie nationale

Après avoir été présentée à Saint-Dizier d’octobre 2016 à mars 2017, cette exposition est à Saint-Germain-en-Laye jusqu’au 2 octobre 2017.

Suivez l’actualité du Musée d’Archéologie nationale sur Twitter : @Archeonationale

Plaque-boucle, plaque-dorsale et contre-plaque : éléments de la ceinture d’un guerrier mérovingien

Musée d’Archéologie nationale
Place Charles de Gaulle
78100 Saint-Germain-en-Laye

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Rendez-vous sur le site Internet du Musée d’Archéologie nationale.

Ce chef mérovingien aimait-t-il la bière ?

Exposition « Austrasie, le royaume mérovingien oublié »
3 mai – 2 octobre 2017
Musée d’Archéologie nationale

Plutôt que d’afficher leur origine ethnique, les habitants du royaume mérovingien d’Austrasie cherchaient surtout à se situer dans l’échelle sociale : on est « pauvre » ou « puissant », « homme illustre » ou « dame très excellente ».
Jusque dans la tombe, chacun entendait ainsi afficher sa place dans la hiérarchie.

Une mystérieuse inscription gravée

Trouvée dans la tombe d’un chef franc, une somptueuse épée est gravée du mot « bière » en écriture runique. Que signifie cette inscription ?

Anaïs Boucher, commissaire de l’exposition Austrasie, royaume mérovingien oublié dévoile ce mystère en présentant les trésors découverts par l’Inrap à Saint-Dizier (Haute-Marne) dans la tombe d’un chef franc.

L’écriture runique était utilisée par les peuples de l’Europe du Nord. Le mot « rune » est issu d’un mot germanique qui signifie « mystère ». Au cours du XXe siècle, la lettre « S » de l’alphabet runique est restée tristement célèbre, ayant été instrumentalisée à des fins idéologiques en Allemagne par le pouvoir nazi.

Musée d’Archéologie nationale
Place Charles de Gaulle
78100 Saint-Germain-en-Laye

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Sur le site Internet du musée : www.musee-archeologienationale.fr

Découvrez l’exposition « Austrasie, royaume mérovingien oublié »

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Appliques cylindriques sur le fourreau de l’épée dont l’une est surmontée d’un motif en or

Le meurtre de Galswinthe

Tableau d’Eugène Philastre, dit Philastre fils (1827/1828-1886)
Musée de Soissons

L’Austrasie est un royaume mérovingien tombé dans l’oubli.
Créé à la mort de Clovis en l’an 511, ce royaume s’étendait sur l’est de la France, la Belgique, le Luxembourg et l’ouest de l’Allemagne.

Des rois fainéants ?

A partir de l’époque de Charlemagne, roi carolingien, les anciens souverains mérovingiens ont été dénigrés et caricaturés comme « rois fainéants », à savoir ceux qui n’ont rien fait (« fait néant »).
On doit cette appellation aux écrits d’Eginhard dans sa « Vie de Charlemagne » écrite au IXe siècle. Ce biographe de Charlemagne cherchait ainsi à légitimer la prise de pouvoir carolingienne.

L’assassinat de Galswinthe

La fin de la dynastie mérovingienne aurait été marquée par des querelles de succession et des histoires sanglantes, comme celle de la reine Galswinthe.
Au XIXe siècle, le peintre Eugène Philastre imagine l’instant de l’assassinat de cette reine mérovingienne.

Galswinthe épousa Chilpéric Ier, roi de Neustrie, en 567.
L’année suivante, elle fut étranglée, sans doute sur ordre de son mari (représenté observant la scène à droite sur le tableau).

Cette mort eut d’importantes répercussions : sa sœur Brunehaut, épouse de Sigebert Ier, roi d’Austrasie et demi-frère de Chilpéric, engagea les hostilités. La guerre qui s’ensuivit dura plus de quarante ans.

Cette histoire tragique a été racontée dès 592 par Grégoire de Tours dans son « Histoire des Francs ».

Lorsqu’elle fut arrivée chez le roi Chilpéric, [Galswinthe] fut accueillie avec beaucoup d’honneurs et associée à lui par le mariage. Il éprouvait aussi pour elle un grand amour, car elle avait apporté avec elle de grands trésors. Mais son amour pour Frédégonde qu’il avait eue auparavant comme femme provoqua entre eux un grand différent. Elle avait déjà été convertie à la foi catholique et ointe de chrême. Or comme elle se plaignait constamment au roi d’avoir à supporter des injures et de ne jouir auprès de lui d’aucune considération, elle demanda la permission de rentrer librement dans sa patrie en laissant les trésors qu’elle avait apportés avec elle. Le roi feignant de nier la chose, l’apaisa par de douces paroles. Finalement il la fit égorger par un esclave et on la trouva morte dans son lit. […] Quant au roi, après avoir pleuré la morte, il reprit après quelques jours Frédégonde qu’il épousa. » – Grégoire de Tours – « Histoire des Francs »

Musée de Soissons
2 Rue de la Congrégation
02200 Soissons

Ce tableau est exposé jusqu’au 2 octobre 2017 à Saint-Germain-en-Laye.

Musée d’Archéologie nationale
Place Charles de Gaulle
78100 Saint-Germain-en-Laye

Découvrez l’exposition « Austrasie, royaume mérovingien oublié »

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Ouverture du Louvre Abu-Dhabi le 11 novembre

Le Louvre Abu-Dhabi ouvrira ses portes le 11 novembre 2017.

L’information est à présent officielle, diffusée le 6 septembre 2017 sur le compte Twitter du @LouvreAbuDhabi.

Né d’un accord intergouvernemental entre la France et les Émirats Arabes Unis, ce Louvre, parfois surnommé « Le Louvre des Sables », se veut un musée universel qui contribue au dialogue, à la compréhension mutuelle et à l’amitié des deux pays et, plus largement, des deux civilisations.
L’accord intergouvernemental inclut l’usage du nom « Musée du Louvre » pour 30 ans (et 6 mois), la réalisation d’expositions temporaires sur une période de 15 ans et le prêt d’œuvres d’art pendant 10 ans.

300 œuvres issues d’institutions et de musées français

En plus de ses propres collections, la Louvre Abu Dhabi présentera des prêts d’institutions et de grands musées français.
Selon la liste des prêts communiquée en octobre 2014, voici celles qui seront du voyage (liste mise à jour) :
– « La Belle Ferronnière » de Léonard de Vinci, prêt par le musée du Louvre,
– un Autoportrait de Vincent van Gogh (1853–1890), prêt du musée d’Orsay et de l’Orangerie,
– « Jean d’Aire » du monument des « Bourgeois de Calais », sculpture d’Auguste Rodin (1840–1917), prêt du musée Rodin,
– « Bonaparte franchissant les Alpes » de Jacques-Louis David, prêt du Château de Versailles,
– « L’Apollon du Belvédère » du Primatice, prêt du Château de Fontainebleau,
– un reliquaire du XIIIe siècle, prêt du musée de Cluny,
– « Femme debout II » d’Alberto Giacometti, prêt du Centre Pompidou.

Les œuvres prêtées par les musées français seront exposées pendant des durées variables, allant de trois mois à deux ans.
Le nombre d’œuvres prêtées ira en diminuant sur une période de dix ans, à mesure que le Louvre Abu Dhabi continuera d’enrichir sa propre collection.

Les visiteurs vont pénétrer ce lieu des lumières, ce lieu des rencontres révélatrices de nombreuses cultures planétaires au-delà des mers et des siècles. C’est une architecture protectrice de ces trésors, c’est un hommage à la ville arabe, à sa poétique de géométries et de lumières, et, sous la grande coupole, c’est une évocation des temporalités qui inexorablement rythment les heures, les jours et la fuite de nos vies. » – Jean Nouvel, l’architecte du Louvre Abu Dhabi

Cet article a été mis à jour à la suite de la diffusion du communiqué de presse du Louvre.

En savoir +

Liste des prêts venus de France pour l’année d’ouverture du Louvre Abu Dhabi

Suivez l’actualité du Louvre Abu Dhabi sur son compte Twitter : @LouvreAbuDhabi

Images : Wikipédia – images du domaine public sauf « La Belle Ferronière » par Livioandronico2013

Une compagne de Diane

Anselme Flamen (1647-1717)
Cour Marly
Musée du Louvre

Ce marbre représentant une nymphe chasseresse a été sculpté de 1710 à 1714. Il appartient au cycle des compagnes de Diane, commandé aux meilleurs sculpteurs de la fin du règne de Louis XIV.
L’ensemble ne fut toutefois jamais réuni.

La nymphe chasseresse est accompagnée d’un chien qui saute joyeusement autour d’elle.

Le drapé mouillé de la courte tunique souligne la silhouette gracieuse. Le bras levé fait glisser le tissu de la manche.

Cette statue est inspirée d’une célèbre sculpture antique apportée d’Italie à la Renaissance : « Diane à la biche » également exposée au Louvre.

Placée dans le parc de Versailles depuis 1884, puis dans la Galerie des glaces, elle a rejoint la cour Marly du Louvre en 1997.

Le saviez-vous ?

Cette Compagne de Diane tenait autrefois un oiseau sur son bras levé.

Source : Article sur le site Internet du Louvre

[Exposition] Medusa : bijoux et tabous

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
19 mai – 5 novembre 2017

Tout comme le visage de Méduse dans la mythologie grecque, le bijou attire et trouble celui qui le conçoit comme celui qui le porte. Bien qu’il ne soit pas nécessairement considéré comme une œuvre d’art, il est l’une des formes d’expression artistique les plus anciennes.

L’exposition réunit plus de 400 bijoux et confronte des pièces datant de la Préhistoire, de l’Antiquité et du Moyen-Age, avec des objets réalisés par de grands artistes du XXe siècle (Man Ray, Alexander Calder, Niki de Saint Phalle…) et des bijoutiers et joailliers contemporains (Cartier, Van Cleef & Arpels…).

Ce diaporama vous offre un aperçu de l’exposition du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

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Fabrice Hergott, Directeur du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, à propos de l’exposition « Medusa : bijoux et tabous » :
En ouvrant la boîte à bijoux, le musée ouvre une boîte de Pandore d’où jaillissent codes et règles de comportement, symboles et rituels. Cette fascination pour l’intemporalité se présente alors comme le véritable sujet de l’exposition. Le bijou est un objet d’affranchissement du temps. Et dans sa relation au corps, il souligne en creux la nudité fondamentale de l’être humain. »
Paire de boucles d’oreilles en forme de croissant – Site d’Ur en Mésopotamie (vers 2.500 avant J.-C.)

Exposition « Medusa : bijoux et tabous »
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson
75116 Paris

Zoom sur un chef-d’œuvre

Bracelet romain « d’accouchée »

Sources :
Page dédiée à l’exposition sur le site Internet du Musée d’Art moderne
Dossier de presse de l’exposition