« Ovide chez les Scythes »
Eugène Delacroix (1798-1963)
National Gallery (Londres)

La rétrospective de l’œuvre de Delacroix lors de l’Exposition universelle de 1855 fait prendre conscience de son statut de « génie national » : il est couvert d’éloges et finalement élu membre de l’Académie des beaux-arts deux ans plus tard. Pourtant, au Salon de 1859, la critique ne le comprend plus. Ainsi, l’écrivain Maxime Du Camp qualifie le tableau représentant « Ovide chez les Scythes » de « spectacle d’une décadence irrémissible ».

Un jour reconfiné… un chef-d’œuvre de l’art !

Sébastien Allard, directeur du département des Peintures du musée du Louvre et commissaire de l’exposition « Eugène Delacroix (1798-1963) », présente cette toile prêtée par la National Gallery en 2018.

Au premier plan, un homme traite une grosse jument ; derrière lui, diverses figures sont placées avec désinvolture, accroupies, marchant ou immobiles – un enfant, un vieillard, une nourrice dans les bras de sa mère, des soldats, des bergers au repos. Et, tristement allongé sur une pente douce, enveloppé de draperie, se trouve le personnage identifié par le titre du tableau comme étant Ovide. Il apparaît comme une météorite tombée sur laquelle convergent les habitants sympathiques mais effrayés de ce pays sauvage. Delacroix lui a donné la pose d’une Madone dans une Nativité. » – Henri Loyrette

Toutes les photographies par @scribeaccroupi.

Cette vidéo est extraite de la visite privée de l’exposition « Eugène Delacroix (1798-1963) » qui a été présentée en 2018 au musée du Louvre.

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