Thèbes, Dra Abou el-Naga
1750- 1650 avant J.-C.
Musée du Louvre

Le paysage de l’Égypte ancienne était façonné par le Nil et ses crues, phénomène naturel stoppé depuis 1971 avec la construction du barrage d’Assouan.
Chaque année, les rives du fleuve se trouvaient sous les eaux pendant les quatre mois d’été. Grâce au limon déposé par les crues, les bords du Nil étaient recouverts d’espaces marécageux peuplés d’insectes et d’oiseaux aquatiques. Le fleuve regorgeait de poissons, crocodiles, tortues et hippopotames.


L’hippopotame faisait donc partie intégrante du paysage des bords du Nil. Le représenter permettait de maîtriser symboliquement sa force destructrice.
Façonné dans une faïence d’un bleu azur très vif évoquant les eaux du fleuve, le corps de l’animal est décoré de plantes aquatiques par association avec les marécages où il aimait vivre.

Cette figurine  a été découverte par Auguste Mariette – mon découvreur – en 1860. Elle était déposée dans la tombe de Neferhotep, « scribe du grand enclos ». Elle prend ainsi une toute autre signification pour devenir un symbole de renaissance et évoquer le marécage primordial, le Noun. En effet, c’est au premier matin de la naissance du monde, que le soleil émergea d’une fleur de lotus.

« C’est dans le Noun que tout être naît. »

Sources :
article sur le site Internet du Louvre
– dossier de presse de l’exposition « Des animaux et des pharaons. Le règne animal dans l’Egypte ancienne » (2014-2015) au Louvre-Lens
– article sur le Blog egyptophile

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