Exposition « Le Blason des temps nouveaux »
19 octobre 2022 au 6 février 2023
Musée national de la Renaissance – Château d’Écouen

Née au XIIe siècle sur les champs de bataille, l’héraldique reste omniprésente dans le quotidien de toutes les couches de la société française à la Renaissance et constitue un miroir de l’époque et de l’évolution de ses mentalités.

Pour cette visite, vous êtes accompagnés par Thierry Crépin-Leblond, directeur du musée national de la Renaissance et co-commissaire de l’exposition.

Plafond de la chapelle du château d’Écouen
Initiation au vocabulaire héraldique

Une première approche de l’exposition est proposée au visiteur dans la chapelle du château où le vocabulaire héraldique est explicité à partir du décor de la voûte, de la tribune et de l’oratoire ainsi que par les œuvres exposées, notamment la copie par Marco d’Oggiono (1506-1509) de « La Cène » de Léonard de Vinci. En effet, le commanditaire français du tableau a pu être identifié grâce à ses armoiries.

Copie de « La Cène » (1506-1509) d’après Léonard de Vinci par Marco d’Oggiono (vers 1470-1524) – Dépôt du musée du Louvre
Navette aux armes de Miles d’Ailiers (avant 1540) – Trésor de la cathédrale de Chartres

La première partie de l’exposition propose plusieurs sections thématiques, avec la présentation de l’exceptionnelle armure du dauphin Henri, futur Henri II , un prêt du musée de l’Armée. Son décor damasquiné utilise les couleurs choisies par le prince qui s’était voué à la lune et à sa déesse, Diane.

Boîte à chiffrer les messages aux armes de Henri II (entre 1547 et 1559) – Musée national de la Renaissance
Étriers de François Ier (entre 1515 et 1524) par Guillaume Servet ? – Musée national de la Renaissance

L’une des sections explique la place de la femme dans les règles de l’héraldique, une place équivalente à celle de l’homme, même si ce dernier bénéficie de la place d’honneur à dextre. Si le mariage reste une occasion marquée de commandes d’œuvres d’art ornées des armes des deux familles, les témoignages héraldiques liés à Catherine de Médicis exposent une recherche emblématique aussi fouillée que celle de son époux.

Tapisserie aux armes de Robert Chabot et Antoinette d’Ailiers (après 1503) – Château de Talcy

Dans la chambre de Catherine de Médicis sont présentées des pièces qui illustrent l’inventivité de l’héraldique comme décor, lorsque les blasons, les devises et les chiffres se combinent avec un décor ornemental et se substituent même quelque fois à lui.

Plat : « Jacques reçoit l’intendance d’Égypte » (vers 1575) par Pierre Reymond – Musée du Louvre
Bassin doré lié aux Gondi (1586-1587) par Jacques Collaye et Michel Sylvius – Musée du Louvre

Le grand bassin doré lié aux Gondi – prêt du département des Objets d’art du musée du Louvre – va jusqu’à rendre presque invisibles les marques héraldiques inscrites dans sa riche ornementation.

Jean de Rostaing en oraison devant saint Jean Baptiste (milieu du XVIIe siècle) – Musée du Louvre

L’exposition se conclut avec l’’art funéraire, rappelant le caractère déterminant de l’héraldique comme marqueur d’identité du défunt et de sa famille et montrant l’influence de la tradition héritée du Moyen Age et son assimilation à la Renaissance.

Effigie funéraire de François II de La Rochefoucauld et d’Anne de polignac (avant 1554) – Musée du Louvre

Commissariat de l’exposition

Thierry Crépin-Leblond, directeur du musée national de la Renaissance
Laurent Hablot, directeur d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes
Anne Ritz-Guilbert, Chercheur au Centre de Recherche de l’Ecole du Louvre

En savoir +

Consultez la page spéciale sur le sur le site Internet du musée de la Renaissance.

Exposition « Le Blason des temps nouveaux »
19 octobre 2022 au 6 février 2023
Musée national de la Renaissance – Château d’Écouen
Rue Jean Bullant
95440 Écouen