
Ce reportage sera disponible sur cette page à partir du samedi 5 avril à 19h.
Exposition « Louise d’Orléans, première reine des Belges : un destin romantique »
21 mars – 15 juin 2025
TreM.a – Musée des Arts anciens du Namurois
Province de Namur (Belgique)
La princesse Louise (1812-1850), première fille de Louis-Philippe, duc d’Orléans puis roi des Français, est une figure incontournable de l’Europe romantique. Princesse de France puis reine de Belgique, Louise d’Orléans devient l’actrice d’une épopée romanesque.
Son frère aîné, Ferdinand-Philippe d’Orléans, sa sœur, la sculptrice Marie, ou encore son jeune frère, Henri d’Orléans, duc d’Aumale, héritier du château de Chantilly, partagent avec elle des inclinations artistiques et esthétiques. Promise à un royal époux beaucoup plus âgé qu’elle, Louise d’Orléans devient l’héroïne des premiers âges du royaume de Belgique, la pièce centrale d’un échiquier familial liant son destin à celui de la politique européenne des régimes issus des révolutions de 1830, de Paris à Bruxelles.
À travers cette exposition, présentée récemment au château de Chantilly, le TreM.a-Musée des Arts Anciens du Namurois nous permet de redécouvrir cette souveraine méconnue.
Dans cette visite privée, Julien de Vos, conservateur général, directeur du service des Musées et du Patrimoine culturel de la Province de Namur, nous conte le destin de Louis d’Orléans et nous dévoile – en exclusivité – le contenu de ses célèbres albums.

En provoquant la sécession des provinces méridionales du royaume des Pays-Bas, la révo- lution belge de 1830 porta, un an plus tard, le prince Léopold de Saxe-Cobourg-Saalfeld sur le trône du tout nouveau royaume de Belgique. En France, la révolution de Juillet 1830 permit à Louis-Philippe d’Orléans de devenir roi des Français, mettant fin à la Restauration.

Ces deux récentes monarchies partageaient des préoccupations identiques : intégrer leur jeune dynastie au sein de l’Europe des princes et promouvoir la royauté libérale. Un ma- riage scella leur alliance : celui de la princesse Louise et du roi des Belges Léopold Ier, unis- sant la branche des Orléans à la maison de Saxe-Cobourg et Gotha. Après de longues négociations, l’accord fut scellé en juillet 1832, permettant de fixer le mariage au 9 août suivant, au palais de Compiègne.

Beaucoup d’aquarelles, dessins et gouaches d’artistes contemporains célèbres furent collectés et collés dans des albums romantiques que la reine des Belges alimentait, ou dans des portefeuilles de cuir soigneusement conservés.
Louise possédait notamment de nombreux dessins réalisés par ses professeurs tels Eugène Lami ou Ary Scheffer.
Les préférences personnelles de Louise témoignent d’un goût qui fait la part belle aux artistes français. Certains peintres, sollicités par les Orléans, se retrouvèrent dans la « galerie » personnelle de Louise, comme le peintre de marine Gudin, les paysagistes Gué et Siméon-Fort, ou encore les peintres d’histoire Bellangé, Granet et Cogniet. Louise fit aussi preuve d’un goût certain pour la peinture orientaliste de Dauzats et Decamps.
De nombreuses œuvres inédites venant de la collection de la reine sont pour la première fois présentées dans l’exposition, ainsi que des représentations officielles ou intimes souvent méconnues, bien qu’exécutées par les plus grands artistes du temps.



TreM.a – Musée des Arts anciens du Namurois
Situé dans un hôtel de maître du XVIIIe siècle, celui de Gaiffier d’Hestroy, bien caché derrière sa façade aux stucs classés patrimoine exceptionnel de Wallonie, le TreM.a – Musée des Arts anciens du Namurois abrite des trésors du Moyen Âge et de la Renaissance. Parmi les chefs-d’œuvre exposés, on y découvre le Trésor d’Oignies, une des 7 merveilles de Belgique, des sculptures réputées du Maître de Waha et les peintures d’Henri Bles évoquant la vallée mosane.

Commissariat de l’exposition
Commissariat scientifique
Julien De Vos, conservateur général, directeur du service des Musées et du Patrimoine culturel de la Province de Namur
Mathieu Deldicque, conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée Condé et du musée vivant du Cheval, Château de Chantilly
Coordination de projet
Mélodie Brassine, conservatrice du Patrimoine, cheffe de division du service du Patrimoine culturel

En savoir +
Consultez la page dédiée à l’exposition sur le site Internet du musée des Arts anciens du Namurois.

Du 29 octobre 2024 au 16 février 2025, l’exposition a été présentée au Musée Condé du Château de Chantilly. Une visite privée avec Mathieu Deldicque est disponible ici sur mon Blog.

Exposition « Louise d’Orléans, première reine des Belges : un destin romantique »
21 mars – 15 juin 2025
TreM.a – Musée des Arts anciens – Province de Namur
Hôtel de Gaiffier d’Hestroy
Rue de Fer
Namur (Belgique)
