Ce reportage sera disponible à partir de mercredi 28 janvier à 19h sur cette page.
Exposition « Chine. Empreintes du passé. Découverte de l’antiquité et renouveau des arts. 1786-1955 »
7 novembre 2025 – 4 mars 2026
Musée Cernuschi (Paris)
En Chine, les lettrés de la dynastie Qing sont les héritiers d’une tradition de collectionneurs qui ont fait de l’étude des vases rituels et des stèles antiques une véritable science. Le principal instrument utilisé dans leurs collectes est l’estampage encré. En cet âge pré-photographique, l’estampage est un vecteur capital de reproduction et d’étude des vestiges du passé, dont la diffusion est assurée par le livre illustré. Les signes et formes archaïques vont inspirer des œuvres dont la modernité repose alors sur l’association inédite entre calligraphie, peinture et estampage.
Pour cette visite privée, vous êtes accompagnés par Éric Lefebvre, directeur du musée Cernuschi et co-commissaire de cette exposition.




L’estampage encré, outil de reproduction et de transmission
Le principal instrument utilisé par les lettrés dans leurs collectes était l’estampage encré. Cette technique consiste à appliquer sur les stèles des feuilles de papier humides qui épousent creux et reliefs avant de les recouvrir d’une couche d’encre qui permet de révéler le détail des graphies.
Cette méthode d’abord utilisée pour conserver textes et inscriptions va progressivement être utilisée pour transmettre l’image de bas-reliefs historiés, de sculptures, et même de vases rituels dans leurs trois dimensions. En cet âge pré-photographique, l’estampage était un vecteur capital de reproduction et d’étude des vestiges du passé, dont la diffusion était assurée par le livre illustré.






L’estampage comme source d’inspiration artistique
Porteurs d’une vision esthétique, ces estampages, deviennent dans un second temps des objets de collection. Ils vont inspirer des créations inédites : formes simples et graphies primitives ainsi révélées vont révolutionner tous les arts lettrés, calligraphie, peinture et gravure de sceaux. Les peintres en particulier, font de l’estampage le support même de leur création.


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Une esthétique nouvelle dans les arts décoratifs
Finalement et progressivement, les arts décoratifs sont également gagnés par les motifs fragmentaires, l’esthétique de l’empreinte et du collage : l’univers des collectionneurs antiques se trouve transposé dans la culture matérielle des grands centres urbains de l’ère moderne.
Commissariat de l’exposition :
– Éric Lefebvre, directeur du musée Cernuschi
– Wang Yifeng, conservateur du musée provincial du Zhejiang

En savoir +
Consultez le site Internet du musée Cernuschi.

Exposition « Chine. Empreintes du passé. Découverte de l’antiquité et renouveau des arts. 1786-1955 »
7 novembre 2025 – 4 mars 2026
Musée Cernuschi
7, avenue de Vélasquez
75008 Paris


