[Visite privée] Exposition « Chine. Empreintes du passé » au musée Cernuschi

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Ce reportage sera disponible à partir de mercredi 28 janvier à 19h sur cette page.

Exposition « Chine. Empreintes du passé. Découverte de l’antiquité et renouveau des arts. 1786-1955 »
7 novembre 2025 – 4 mars 2026
Musée Cernuschi (Paris)

En Chine, les lettrés de la dynastie Qing sont les héritiers d’une tradition de collectionneurs qui ont fait de l’étude des vases rituels et des stèles antiques une véritable science. Le principal instrument utilisé dans leurs collectes est l’estampage encré. En cet âge pré-photographique, l’estampage est un vecteur capital de reproduction et d’étude des vestiges du passé, dont la diffusion est assurée par le livre illustré. Les signes et formes archaïques vont inspirer des œuvres dont la modernité repose alors sur l’association inédite entre calligraphie, peinture et estampage.

Pour cette visite privée, vous êtes accompagnés par Éric Lefebvre, directeur du musée Cernuschi et co-commissaire de cette exposition.

Estampage du mur sud de la deuxième chambre du Wu Liang ci – Fin de la dynastie Qing (1644-1912) – Encre de cinabre sur papier – Musée Cernuschi

L’estampage encré, outil de reproduction et de transmission

Le principal instrument utilisé par les lettrés dans leurs collectes était l’estampage encré. Cette technique consiste à appliquer sur les stèles des feuilles de papier humides qui épousent creux et reliefs avant de les recouvrir d’une couche d’encre qui permet de révéler le détail des graphies.
Cette méthode d’abord utilisée pour conserver textes et inscriptions va progressivement être utilisée pour transmettre l’image de bas-reliefs historiés, de sculptures, et même de vases rituels dans leurs trois dimensions. En cet âge pré-photographique, l’estampage était un vecteur capital de reproduction et d’étude des vestiges du passé, dont la diffusion était assurée par le livre illustré.

Vase Ding. Dynastie des Zhou de l’Ouest (1046-771 av. J.-C.) – Bronze – Musée Cernuschi

« Baisuitu » [Image de la longévité centenaire] (1831) par Liuzhou (1791-1858) – Dynastie Qing (1644-1912) – Encre sur papier – Musée Provincial du Zhejiang

L’estampage comme source d’inspiration artistique

Porteurs d’une vision esthétique, ces estampages, deviennent dans un second temps des objets de collection. Ils vont inspirer des créations inédites : formes simples et graphies primitives ainsi révélées vont révolutionner tous les arts lettrés, calligraphie, peinture et gravure de sceaux. Les peintres en particulier, font de l’estampage le support même de leur création.

Estampage du couvercle d’un vase de type hu et peinture florale (1847) par LIUZHOU (1791-1858) – Dynastie Qing (1644-1912) – Encre et couleurs sur papier – Musée provincial du Zhejiang

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Une esthétique nouvelle dans les arts décoratifs

Finalement et progressivement, les arts décoratifs sont également gagnés par les motifs fragmentaires, l’esthétique de l’empreinte et du collage : l’univers des collectionneurs antiques se trouve transposé dans la culture matérielle des grands centres urbains de l’ère moderne.

Commissariat de l’exposition :

Éric Lefebvre, directeur du musée Cernuschi
Wang Yifeng, conservateur du musée provincial du Zhejiang

Photographies de Edouard Chavannes (1865-1918) – Fac-similés de tirages numériques d’après un négatif au gélatino-bromure d’argent sur plaque de verre – Musée Guimet

En savoir +

Consultez le site Internet du musée Cernuschi.

Portrait de Wu Changshuo (1923) par PAN TIANSHOU (1897 1971) et ZHU WENYUN (1895-1939) – Encre, fusain et couleurs sur papier – Musée provincial du Zhejiang

Exposition « Chine. Empreintes du passé. Découverte de l’antiquité et renouveau des arts. 1786-1955 »
7 novembre 2025 – 4 mars 2026
Musée Cernuschi
7, avenue de Vélasquez
75008 Paris

« Le moine Liuzhou examinant une lampe antique » (1837) – Estampage et peinture – Musée Provincial du Zhejiang

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