Exposition « Bouddha, la légende dorée »
19 juin – 4 novembre 2019
Musée national des arts asiatiques – Guimet

L’exposition du musée des arts asiatiques – Guimet propose de découvrir les grandes étapes de la vie du fondateur du bouddhisme. Articulée autour des grands « miracles » de la vie de Bouddha, de sa naissance à l’accès au nirvana, elle permet de présenter sous un nouveau jour les œuvres issues des collections du musée.
Découvrons ensemble, en images, quelques étapes du parcours de l’exposition.

Détail d’une détrempe sur toile représentant « Bouddha et trois Jataka » – Tibet, 18e siècle – Musée Guimet

Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire. » – Bouddha

Le bouddhisme est la quatrième religion au monde par le nombre de fidèles, derrière le christianisme, l’islam et l’hindouisme.

« Bouddha Shakyamuni », Bronze de la seconde moitié du 15e siècle provenant de Thaïlande – Musée Guimet

Le bronze ci-dessus représente le Bouddha vainqueur du démon Mara, prenant la Terre à témoin de ses mérites en effleurant le sol de sa main droite.

Bas-relief illustrant l’une des vies antérieures du Bouddha : Sujati Jataka – Chine, fin du 6e – début du 7e siècle – Musée Guimet

Vies antérieures

Dans le bas-relief ci-dessus, le futur Bouddha est représenté sous les traits du prince Sujati, rescapé avec ses parents du massacre de sa famille. Il fait le vœu de nourrir ses parents réfugiés dans la forêt en leur offrant chaque jour un peu de sa propre chair.

Élément d’un autel portatif en bois – Chine, fin du 6e – début du 7e siècle – Musée Guimet

Ci-dessus, le futur Bouddha est représenté sous les traits d’un jeune homme nommé Sumedha rendant hommage à l’un de ses prédécesseurs, le bouddha Dipamkara, en étalant sa chevelure sous ses pieds afin que le saint homme puisse traverser une rue fangeuse sans se salir.

« Le songe de la reine Maya et la visite au sage Asita » – Pakistan, 1er siècle – Musée Guimet

Naissance

Ayant décidé de s’incarner dans la famille la plus parfaite qui fut, le futur Bouddha descendit dans le sein de sa mère, la reine Maya, sous la forme d’un éléphant blanc à six défenses. L’enfant vit le jour au terme d’une grossesse de 10 mois.

« La reine Maya donnant naissance au prince Siddhartha » – Népal, début du 19e siècle – Musée Guimet

« La reine Maya donnant naissance au prince Siddhartha » – Népal, début du 19e siècle – Musée Guimet

« Siddhartha ondoyé par les neuf dragons » – Vietnam, fin du 18e – début du 19e siècle – Musée Guimet

Attends tout de toi-même. » – Bouddha

Éveil

Après une jeunesse assez classique pour un homme de son rang, celui qui est alors connu sous le nom de Siddhartha Gautama, dit Shakyamuni, renonce au monde à la suite de trois rencontres qui lui révèlent la dure réalité de l’expérience humaine : la vieillesse, la maladie et la mort.

« Le grand départ » – Inde du Sud, 2e siècle – Musée Guimet

« Les quatre rencontres du Bodhisattva » (détail) – Chine, province du Gansu, 10e siècle – Musée Guimet

Au cours d’une quatrième rencontre avec un renonçant, la voie de la spiritualité s’ouvre à lui. La quête qu’il commence alors finit par le conduire à l’état d’ « Éveillé ».

« Shakyamuni ascète » – Japon, années 1860-1870 – Musée Guimet

« Shakyamuni sortant de la montagne » – Japon, 19e siècle – Musée Guimet

« La coupe des cheveux » – Tibet oriental, 19e siècle – Musée Guimet

Celui qui est le maître de lui même est plus grand que celui qui est le maître du monde. » – Bouddha

Enseignement

Le disciple qui parvient à l’Éveil par l’écoute de l’enseignement est appelé « arhat » (méritant). Un groupe d’arhat fut chargé par le Bouddha de diffuser la « Bonne Loi » et d’en assurer la sauvegarde jusqu’à la venue de Maitreya, le Bouddha du futur.

« L’arhat Bhadra » – Chine, fin du 14e siècle – Musée Guimet

« Seize arhat (Juroku Rakan-zu) » – Japon, époque d’Edo (1603-1868) – Musée Guimet

« Seize arhat (Juroku Rakan-zu) » (détail) – Japon, époque d’Edo (1603-1868) – Musée Guimet

Le nombre de ces arhat a pu être porté à 500 dans certains pays d’Extrême-Orient où les grands complexes religieux comportent des temples qui leur sont consacrés.

« Arhat » – Corée, époque Choson, 19e siècle – Musée Guimet

« Dix-huit arhat traversant la mer » (détail) – Chine, dynastie Ming, 15e siècle – Musée Guimet

L’image du Bouddha en Asie

Après une période au cours de laquelle le Bouddha n’était pas représenté de façon figurative, une image, sculptée ou peinte, est progressivement apparue. Facilement identifiable de nos jours, sa représentation est régie par les descriptions données dans les textes du canon bouddhique.

« Tête de Bouddha paré » – Thaïlande, 16e siècle – Musée Guimet

« Scène de prédication » – Pakistan, région de Peshawar, 1er-3e siècle – Musée Guimet

« Shakyamuni et Prabhutaratna » – Chine, province du Hebei, 3e année de l’ère Xiping (518) – Musée Guimet

Postures

L’iconographie retient quatre postures principales pour le Bouddha : debout, assis marchant et couché.

« Bouddha au grand miracle » – Afghanistan, 3e-4e siècle – Musée Guimet

La position debout est dite « samapada » lorsque les jambes sont parfaitement tendues ou « abhanga » lorsqu’un genou est fléchi et que le corps se déhanche légèrement.

« Scènes de la vie du Bouddha Shakyamuni » (détail) – Détrempe sur toile du 17e siècle (?) provenant du Tibet – Musée Guimet

En position assise, le Bouddha est généralement figuré jambes croisées, selon deux variantes principales : la posture héroïque (virasana), jambes placées l’une sur l’autre, une seule plante de pied étant visible ; la posture du lotus (padmasana »), jambes étroitement croisées, les plantes des pieds visibles.

« Bouddha marchant » – Thaïlande, 15e-16e siècle (?) – Musée Guimet

L’attitude de la marche est moins fréquente. Elle correspond à l’épisode de la descente du ciel des Trente-trois dieux.

« Shakyamuni entrant dans le nirvana » – Chine, oasis de Kucha, 7e siècle – Musée Guimet

La position couchée, enfin, se rapporte à l’entrée du Bouddha dans le « nirvana ».

Gestes symboliques

De nombreux gestes signifiants ont été régulièrement représentés.
Ci-dessous, le geste du don (« varadamudra ») avec la main baissée, paume dirigée vers le fidèle et les doigts pointés vers le bas.

« Bouddha Maravjaya » – Laos, 1792 – Musée Guimet

Pour la position de l’argumentation (« vitarkamudra ») la main est levée, le pouce et l’index sont joints.

« Bouddha faisant le geste de l’argumentation » – Cambodge, 7e-8e siècle – Musée Guimet

Dans le geste de l’enseignement (« vitarkamudra »), la main droite est relevée au niveau de l’épaule, paume en avant, alors que la main gauche est maintenue au niveau de la hanche, l’avant bras à l’horizontal et paume vers le haut.. Dans chaque main, le pouce touche légèrement l’index pour former un cercle.

« Bouddha faisant le geste de l’enseignement » – Chine, province du Jiangxi, règne de l’empereur Qianlong (1736-1795) – Musée Guimet

Lorsque Bouddha fait le geste de la mise en branle de la roue de la Loi (« dharmachakramudra »), les deux mains sont placées à hauteur de la poitrine, le pouce et un doigt d’une main touchent le bout des doigts de l’autre.

« Bouddha faisant le geste de la mise en branle de la roue de la Loi » – Pakistan, région de Peshawar, 4e-5e siècle – Musée Guimet

La vie n’est pas un problème à résoudre mais une réalité à expérimenter. » – Bouddha

Grande extinction

Après d’ultimes sermons, le Bouddha s’éteignit pour ne plus renaître : il entra dans ce que les bouddhistes appelèrent dès lors le « mahaparinirvana », à savoir la « grande et complète extinction ».

Tête de Bouddha – Cambodge, privince de Siemreap, 14e-15e siècle – Musée Guimet

Toutes les photographies par @scribeaccroupi.

« Moine agenouillé en prière » – Birmanie, 19e siècle – Musée Guimet

Stupa – Chine du Nord, milieu du 18e siècle – Musée national du château de Fontainebleau, musée chinois de l’impératrice Eugénie

Ne demeure pas dans le passé, ne rêve pas du futur, concentre ton esprit sur le moment présent. » – Bouddha

En savoir +

Sur la page dédiée à l’exposition du site Internet du musée national des arts asiatiques – Guimet

« Bouddha Maravjaya » – Thaïlande, 19e siècle – Musée Guimet

Exposition « Bouddha, la légende dorée »
19 juin – 4 novembre 2019
Musée national des arts asiatiques – Guimet
6 Place d’Iéna
75116 Paris

Un commentaire

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