Argent partiellement doré
IIe – IIIe siècle après J.-C.
Musée du Louvre


Cet objet est en fait une anse de plat.
Vénus est assise dans une coquille portée par deux tritons. De part et d’autre, un petit Éros ailé, dressé sur un dauphin, accompagne la déesse.


Dès le IVe siècle avant J.-C., la coquille Saint-Jacques – entrouverte – et la déesse – nue ou légèrement drapée – se trouvent associées sur les bijoux, les mosaïques et les objets en terre cuite.

Rien n’indique qu’il s’agisse là de la naissance de la déesse, il semble plus juste d’y voir une représentation de son triomphe, un thème mythologique très apprécié dans les arts décoratifs romains.

Le nu dans l’art

Dans l’Antiquité, les déesses sont représentées vêtues.
Or Aphrodite – de par sa qualité de déesse de l’amour – est la seule divinité féminine à pouvoir légitimement être représentée dévêtue.

Dans l’art occidental, seule Ève est représentée dénudée.
Après avoir occupé une place de choix dans l’art gréco-latin, c’est seulement à partir de la Renaissance que le nu revient dans l’art.

Sources
Article sur le site Internet du Louvre
Cour d’Histoire de l’Art de Soleen Ferrec à la Sorbonne.

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