Exposition « Parfums de Chine – La culture de l’encens au temps des Empereurs »
9 mars – 26 août 2018
Musée Cernuschi (Paris)

Avec cette nouvelle exposition temporaire, le musée Cernuschi propose de découvrir la civilisation chinoise à travers l’art de l’encens et du parfum, depuis le 3e siècle avant J.-C. jusqu’au 19e siècle.
Des céramiques, dessins, bronzes et toiles issus des collections du Musée de Shanghai sont présentés pour la première fois en Europe, avec d’autres objets issus des collections du musée Cernuschi.

Découvrez le parcours de l’exposition avec ce reportage photographique réalisé pour vous.

Détail d’un vase à ustensiles pour l’encens – Dynastie des Song du Sud (1127-1279) – Musée Cernuschi

Encens et pratiques rituelles des Han aux Tang

3e siècle avant J.-C. – 9e siècle après J.-C.

La première partie de l’exposition aborde les premiers temps de la consommation de l’encens en Chine. A partir de la dynastie des Han, l’habitude de brûler des matières odoriférantes est attestée par de nombreux brûle-parfums découverts parmi le mobilier funéraire.

Brûle-parfum aux phénix, bronze – Dynasties du Nord et du Sud (420-589) – Musée de Shanghai

Brûle-parfum en forme de coupe « dou » – Royaumes combattants (453-221 av. J.-C.) – Musée Cernuschi

Brûle-parfum à poignée – Dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 après J.C.) – Musée Cernuschi

Un brûle-parfum dont la forme évoque une montagne mythique, témoigne de l’apparition de nouvelles pratiques et croyances.

Brûle-parfum en forme de montagne, terre cuite à glaçure plombifère verte – Dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 après J.C.) – Musée de Shanghai

Stèle bouddhique – Dynastie Liang (502-557) – Musée de Shanghai

Les représentations sculptées et peintes permettent de voir la place occupée par le parfum lors des cérémonies aux pieds des statues du bouddha. L’arrivée du bouddhisme au sein de la cour impériale donne lieu à la création de vastes sanctuaires et à l’organisation de cérémonies où l’encens joue un rôle clef.

« L’empereur Xiaowen et l’impératrice douairière Wenzhao présentant des offrandes d’encens au Buddha » – Estampe d’après un bas-relief de l’époque des Wei du Nord (386-534) – Musée Cernuschi

Brûle-parfum – Dynastie Tang (618-907) – Musée Cernuschi

Parfum et culture lettrée sous les Song et les Yuan

10e – 14e siècle

Sous la dynastie Song, l’encens fait l’objet d’évocations poétiques ; il est considéré par les lettrés comme un vecteur de méditation.

« La Dame Li présentant un brûle-parfum Zhang Daqian » – Copie d’une peinture murale des grottes de Yulin (Xe siècle) – Musée Cernuschi

L’encens est à l’origine de nombreuses créations, notamment des brûle-parfums, boîtes et vases à encens en céramique.

Boîte à encens à décor de lotus en grès à couverture céladon – Dynastie des Song du Nord (960-1126) – Musée Cernuschi

Art de vivre et usages de l’encens sous les Ming

14e – 17e siècle

L’encens est devenu indissociable de l’image du lettré, comme le montrent les peintures représentant les activités littéraires et artistiques : l’encens y est omniprésent aux côtés de la peinture, de la calligraphie, de la musique ou des échecs.

« Les Dix-Huit Lettrés » – Dynastie Ming (1368-1644) – Musée de Shanghai

Détail d’un portrait de Ni Zan (1301-1374) – Dynastie Ming (1368-1644) – Musée de Shanghai

« Portrait de Ni Zan (1301-1374) » – Dynastie Ming (1368-1644) – Musée de Shanghai

Eventail circulaire peint d’une scène de consumation de l’encens – Dynastie Yuan (1279-1368) – Musée de Shanghai

Bouton de préhension pour couvercle de brûle-parfum à motifs de paons et de fleurs – Dynastie Ming (1368-1644) – Musée de Shanghai

Une peinture de Chen Hongshou résume l’esprit de cette époque : elle figure une belle dame assise sur un lit et déployant ses manches au-dessus d’un brûle parfum en forme de canard placé dans une cage à fumigations. Dans la Chine ancienne, les vêtements étaient parfumés de cette façon.

« Femme accoudée sur une cage à encens contenant un brûle-parfum » – Chen Hongshou (1598-1652) – Musée de Shanghai

Brûle-parfum en forme d’oie sauvage – Dynastie Ming (1368-1644) – Musée de Shanghai

Parfum de cour sous la dernière dynastie

14e – 18e siècle

Depuis l’époque des Song, les anniversaires de l’empereur donnaient lieu à des présents d’encens, notamment lors de cérémonies associées aux vœux de longévité. Sous les Qing, l’encens acquiert une telle importance qu’il est considéré comme bien d’état constituant une réserve de capitaux.

Brûle-parfum en forme de chimère luduan, alliage cuivreux – Dynastie Ming (1368-1644) – Musée de Shanghai

Coupelle à décor d’objets antiques – Dynastie Qing (1644-1911) – Musée de Shanghai

Bourse à parfum à motifs de fleurs et de caractères « longévité shou » – Dynastie Qing (1644-1911) – Musée de Shanghai

Brûle-parfum à décor ajouré – Dynastie Qing (1644-1911) – Musée de Shanghai

Un mobilier conçu pour l’encens est désormais présent dans tous les intérieurs.

Parcours olfactif

François Demachy, parfumeur-créateur de la maison Dior Parfums, a réinterprété des parfums à partir des recettes anciennes. Le visiteur est invité à découvrir ces senteurs tout au long du parcours de l’exposition.

Musée Cernuschi
Musée des arts de l’Asie de la Ville de Paris
7, avenue Vélasquez
75008 Paris

En savoir +

Site Internet du musée Cernuschi

« Moine lisant » – Chen Ji (actif au XVIe siècle) – Musée de Shanghai

Source : communiqué de presse de l’exposition

2 commentaires

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