27 septembre 2017 – 2 juillet 2018
Petite Galerie du Louvre

Pour sa troisième édition, la Petite Galerie du Louvre propose une exposition pédagogique et accessible à tous, petits et grands, autour des liens qui unissent l’art et le pouvoir politique.

Sphinx du roi Apriès (587-570 avant J.-C.)

Gouverner, c’est se mettre en scène pour asseoir son autorité, sa légitimité et son prestige. L’art devient alors instrument de propagande.
De l’Antiquité à nos jours, une quarantaine d’œuvres illustrent l’évolution des codes de représentation du pouvoir politique.

Plateau de cabaret : « l’Apothéose d’Henri IV, roi de France (1589-1610) » par Louis-Bertin Parant (1766-1851) – Manufacture royale de Sèvres

Les figures du prince

Dans la première salle sont présentées les fonctions du roi, qu’il soit roi prêtre, roi bâtisseur ou roi en guerre. Au cours du 4ème millénaire avant J.-C., un pouvoir central apparaît en Mésopotamie et en Égypte et le prince multiplie ses images pour se faire connaître et reconnaître.

Clou de fondation (règne du roi Shulgi, 2094-2047 avant J.-C.) provenant de Suse

Tablette au nom de Shulgi, roi de la ville d’Ur – 2094-2047 avant J.-C.

Pendentif au nom du roi Osorkon II (874-850 avant J.-C.) – Égypte (vers 945-715 avant J.-C.)

Groupe impérial en Mars et Vénus : Hadrien et son épouse Sabine – Règne d’Hadrien (117-138)

Persuader pour légitimer le pouvoir

La deuxième salle s’attarde sur le personnage d’Henri IV devenu roi de France en 1589 à la faveur de l’assassinat d’Henri III, dernier Valois sans descendance masculine. Il doit alors convaincre ses sujets de sa légitimité à gouverner alors que le royaume est déchiré par les guerres de religion.

« L’Ambassadeur d’Espagne baisant l’épée du roi Henri IV (1589-1610) » par Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867)

« Portrait d’Henri IV, roi de France (1589-1610), en Hercule terrassant l’hydre de Lerne » par l’entourage de Toussaint Dubreuil

Le modèle antique

Le prestige accordé à l’Antiquité et la grandeur qui se rattache à l’Empire romain trouvent leur accomplissement dans la reprise de la représentation équestre alors attribuée à Constantin, premier empereur chrétien (313-337), dont l’original, connu de tous, est visible à Rome.

Feuillet en cinq parties, dit « ivoire de Barberini » : empereur triomphant provenant de Constantinople (vers 500-550)

Les insignes du pouvoir

Le roi de France, considéré comme l’intermédiaire entre Dieu et ses sujets, doit être sacré par l’Église catholique pour être pleinement reconnu roi. Au cours de la cérémonie, il reçoit les insignes de la monarchie : les régalia.

« Portrait de l’empereur Napoléon Ier en costume de sacre » par le Baron Gérard (1770-1837)

Après la Révolution

La dernière salle de la Petite Galerie est consacrée aux années qui ont suivi la Révolution française. Après 1789, les révolutionnaires cherchent de nouveaux symboles en rupture avec la tradition. Ils s’inspirent notamment de la figure féminine de la déesse Athéna, protectrice de la cité d’Athènes, pour incarner la Liberté, la République et la France.

« La République » (1794) – Terre cuite par Joseph Chinard (1756-1813)

« Le Génie de la Patrie » par François Rude (1784-1855)

Direction Pau !

L’exposition de la Petite Galerie va voyager. Elle sera présentée au Musée national et domaine du château de Pau du 14 septembre 2018 au 28 avril 2019.

Buste de la série des douze Césars – Italie (16e siècle ?)

En savoir +

Sur le site internet dédié à la Petite Galerie

La Petite Galerie a pour ambition de donner aux visiteurs des clés d’observation et d’explication des œuvres, pour faire de la visite au musée un moment de plaisir et de découverte » – Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre

Source : dossier de presse de l’exposition

« Portrait de saint Louis, roi de France (1226-1270), et un page » (vers 1585-1590) par Le Greco (1541 (?)-1614)

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