Exposition « Gilles Caron : Paris 1968 »
4 mai – 28 juillet 2018
Hôtel de Ville de Paris

A l’occasion du cinquantième anniversaire des événements de mai 1968, la Ville de Paris présente la première grande exposition parisienne consacrée au photojournaliste Gilles Caron.

Réunissant près de 300 photographies, l’exposition révèle le Paris de mai 1968, ville où la mode des sixties s’exprime dans la rue comme sur les plateaux de télévision, où grondent aussi les premiers combats étudiants. Elle témoigne de la vie politique avec les images du Général de Gaulle lors de deux voyages officiels.

Gilles Caron (1939-1970) décrypte la société française et couvre de nombreux conflits armés autour de la planète pour l’agence Gamma. Il finira par payer cet engagement de sa vie.

C’était le Robert Capa français. » – ​Henri Cartier-Bresson

Les coulisses des sixties

Mode, cinéma, télévision… Gilles Caron photographie pour les magazines de l’époque et montre les coulisses de la fabrique des « vedettes » des sixties.

De Gaulle

En 1968, Gilles Caron photographie le Général de Gaulle à l’occasion de deux voyages officiels, en Roumanie et en Turquie. Il pratique une sorte d’étude des expressions du Général avec de multiples plans rapprochés.

Nanterre, images d’une utopie

Gilles Caron photographie la jeunesse mobilisée sur le Campus universitaire de Naterre, à l’écoute d’un jeune homme qui deviendra “Dany le Rouge”.

Manif et insurrection

Gilles Caron s’attache à faire un récit en images de la “manif” où l’anonyme devient un acteur de l’histoire. Lorsqu’elle dégénère, elle devient insurrection : saccage de l’espace public, bataille rangée avec les forces de l’ordre. Paris devient le lieu d’une guérilla urbaine dont le photographe restitue la violence.

Le monde en causes

Les médias publient largement les photographies de Gilles Caron prises au Biafra, cette guerre au Nigéria où l’on affame des millions de personnes.

Il n’y a aucune raison pour que ce monde imparfait et ennuyeux qui m’a été donné à la naissance, je sois obligé de l’assumer et de l’améliorer dans la mesure de mes moyens. On subit toujours, mais de diverses façons. Ne rien faire, c’est déroutant. Jouer un rôle c’est prendre son siècle en main, en être imprégné tout entier. » – Gilles Caron

En 1970, Gilles Caron est âgé de seulement 30 ans. Le 5 avril, il disparaît sur la route qui relie le Cambodge au Vietnam, à 60 km de Phnom Penh dans une zone contrôlée par les Khmers rouges. La voiture de son chauffeur est retrouvée intacte. On ne sait rien d’autre sur ce qu’il s’est passé.

Après l’Hôtel de Ville de Paris, cette exposition sera présentée dans plusieurs capitales telles que Berlin, Jérusalem, Londres, Moscou, Pékin et Tokyo.

Sources :
– dossier de presse de l’exposition
– article de TV5 Monde « Gilles Caron, disparu et irremplacé »

Exposition « Gilles Caron : Paris 1968 »
4 mai – 28 juillet 2018
Hôtel de Ville de Paris
Place de l’Hôtel de ville
75004 Paris

Un commentaire

  1. Merci pour cette présentation ! J’ai publié une chronique sur mon blog sur le livre que Michel Poivert consace à Gilles Caron et entre autres ses photographies sur les évènements de 68. C’est une façon de poursuivre l’exploration d’une œuvre que nous redécouvrons avec beaucoup de plaisir. Gilles Caron sait nous interroger sur notre place de spectateurs dans les évènements qu’il nous montre. Un regard important trop tôt disparu.

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