Exposition « Etre pierre »
29 septembre 2017 – 11 février 2018
Musée Zadkine (Paris)

A l’occasion du cinquantième anniversaire de la disparition d’Ossip Zadkine (1888-1967), le musée Zadkine propose une forme de réflexion sur la part vivante et dynamique de la pierre, matériau de prédilection des artistes. L’exposition présente près de 130 pièces, parmi lesquelles des objets archéologiques, et s’appuie sur la collection de sculptures en pierre du musée.

Au cours du Paléolithique supérieur (entre 40.000 et 10.000 ans avant J.-C.), se développe la civilisation dite des « grottes ornées » qui a vu naître la représentation figurée des signes.

Propulseur sculpté figurant un cheval bondissant (vers 15.000 avant J.-C.), prêt du musée d’Archéologie nationale (Saint-Germain-en-Laye)

Feuille de laurier (vers 20.000 avant J.-C.) et bifaces (vers 100.000 avant J.-C. et vers 500.000-300.000 avant J.-C.), prêts du musée d’Archéologie nationale (Saint-Germain-en-Laye)

Un ensemble d’objets votifs et de mobilier funéraire, provenant de cultures paléolithiques et néolithiques, ainsi que des objets intercesseurs d’Océanie et d’Afrique sont présentés en vis-à-vis d’œuvres modernes.

Pierre funéraire (fin 19e-début 20e siècle), prêt du musée du quai Branly (Paris)

« Joueuse de luth » – Ossip Zadkine

« Singe » (1918) – Ossip Zadkine

On fait du marbre avec de la chair, et de la chair avec du marbre. » – Denis Diderot

« Maternité » – Ossip Zadkine

Lorsqu’on tire sur un seul fil de la nature, on découvre qu’il est attaché au reste du monde. » – Jessica Castex

Figurine féminine (2.700-2.300 avant J.-C.), prêt du musée du Louvre (Paris)

« Jeux de nymphes » (1900-1910) – Auguste Rodin, prêt du musée Rodin (Paris)

Mon corps est fait de la même chair que le monde » – Maurice Merleau-Ponty

« Tête » (1945) – Pablo Picasso, collection particulière

Les pierres représentent cette absence de péripéties où je vois la rançon de la vie. » – Roger Caillois

« Femme assise » (1914) – Henri Gaudier-Brzeska, prêt du Centre Pompidou (Paris)

Pierre, cerveau de la terre. Les circonvolutions de vos formes sont adoucies par la force continue de la rivière. Vous renfermez la pensée, la logique de la sphère à laquelle votre forme se rapproche. […] Votre force est pensive, une pensée grave, calme, sereine. » – Giuseppe Penone

« Tête héroïque » (1909-1910) – Ossip Zadkine

Je me souviens de ce vieux caillou, ce gros morceau de granit rose, charrié par les glaces et abandonné par elles dans un champ de mon oncle par un glacier arctique ; avant de pouvoir y tracer une seule ligne, j’ai honteusement cassé tous mes ciseaux rapportés de Londres. Je demandais au forgeron de me fabriquer les quelques ciseaux qui me permirent de tailler dans le granit une sorte de tête. » – Ossip Zadkine

« Tête de femme » (1924) – Ossip Zadkine

« Tête aux yeux de plomb » (1919) – Ossip Zadkine

« Tête d’homme » (1924) – Ossip Zadkine

Inauguré en 1982, le musée Zadkine est dédié à la mémoire et à l’œuvre du sculpteur d’origine russe qui vécut et travailla dans la maison et les ateliers qui l’abritent, de 1928 à 1967.

Exposition « Etre pierre »
Musée Zadkine
100bis Rue d’Assas
75006 Paris

« Tête d’homme » (1922) – Ossip Zadkine

Source : dossier de presse de l’exposition

Un commentaire

  1. Merci beaucoup pour cette chronique car je n’ai pu voir cette exposition. Magnifiques sculptures des différentes têtes. De plus, je ne connaissais pas Henri Gauthier Brzeska…

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