Fragment de stèle en marbre parien
Vers 470 – 460 avant J.-C.

Cette stèle fut découverte à Pharsale (Thessalie méridionale) par Léon Heuzy (1831-1922), archéologue, professeur d’histoire de l’art et conservateur au musée du Louvre.
Ce chef-d’œuvre antique était inséré dans l’architecture d’une église chrétienne en territoire musulman. Léon Heuzy donna à cette stèle le nom – qui lui est resté – de « L’Exaltation de la fleur ».

Cette stèle représente deux femmes vêtues d’une tunique de laine (appelée « péplos »).
Elles tiennent des fleurs de pavot, ou de grenade, et peut-être aussi un sac de graines.

L’identité des deux femmes n’est pas connue. Il s’agit très certainement d’une stèle funéraire.

Dans le « Journal des savants » de 1868, Léon Heuzy décrit l’instant de la découverte de cette stèle.

Quelle ne fut pas ma joie, au moment où j’entrais dans la cour de l’église, d’apercevoir, encastré dans la maçonnerie du portail, un beau bas-relief antique ! Dès le premier coup d’œil, bien que j’eusse à peine entrevu deux figures de femmes tenant des fleurs, je me sentis atteint par ce charme pénétrant que les oeuvres de pur style grec ont seules la puissance de produire. Le caractère archaïque des formes du dessin, qu’un regard plus attentif me fit reconnaître, loin d’altérer l’impression première, n’y ajoutait qu’une saveur plus vive. Je compris que je venais de rencontrer une œuvre d’art d’une véritable valeur : il s’agissait de ne pas la laisser échapper et d’aviser aux moyens de s’en rendre maître.

Sources
Article le site Internet du Louvre
« L’Exaltation de la fleur » (1868) par Léon Heuzy
Biographie de Léon Heuzy sur le site Internet de l’INHA

Commentez cet article