Le « Salvator Mundi » (« sauveur du monde ») de Léonard de Vinci est une peinture à l’huile sur panneau de noyer mesurant 65 cm sur 45 cm.
Ce portrait a d’abord appartenu au roi d’Angleterre Charles Ier (1600-1649). En 1763, il est vendu aux enchères avant de disparaître jusqu’en 1900. Lorsqu’il refait parler de lui, il est attribué à Giovanni Boltraffio, l’un des élèves de Léonard de Vinci. En 1958, sa vente aux enchères à Londres rapporte tout juste 45 livres.
Le « Salvator Mundi » est de nouveau vendu en 1999 par la maison Sotheby’s, mais cette fois-ci, non comme une œuvre de Boltraffio, mais comme celle d’un élève non identifié de Léonard. Le prix bondit alors à 332.500 dollars.

Depuis son authentification en 2011, quelques spécialistes ont émis des réserves sur le rôle véritablement joué par Léonard dans sa réalisation. Ainsi, l’historien d’art Jacques Franck critique la qualité de réalisation de la main du Christ : « ce qui cloche, c’est le majeur dans la main droite du Christ. Sa représentation est fausse dans l’anatomie et dans la perspective. »

Pour sa part, Pietro Mariani, historien d’art, explique qu’ « avant la rénovation, le tableau était dans un très mauvais état, couvert de vieilles couches de peinture. Mais durant la rénovation, la qualité du tableau émergea — les couleurs merveilleuses, les bleu et les rouge du vêtement, qui rappellent la Cène. »

Le « Salvator Mundi » avait été acheté en 2013 par le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, pour 108 millions d’euros au marchand d’art suisse Yves Bouvier. Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, serait le nouveau propriétaire de l’œuvre après sa vente record en novembre 2017 pour 450 millions de dollars.

Exposition Léonard de Vinci en 2019 au Louvre

Exposé au Louvre Abu-Dhabi à partir du 18 septembre 2018, le chef-d’œuvre sera présenté à Paris au Musée du Louvre dans le cadre de la grande rétrospective consacrée à Léonard de Vinci du 24 octobre 2019 au 24 février 2020 à l’occasion du cinquième centenaire du décès de l’artiste à Amboise en 1519.

Sources :
Article du « Figaro » le 7 décembre 2017
Article du site « Slate » le 4 juillet 2011
– Article de France TV Info
Article du « Monde » le 16 novembre 2017

Photographies : Wikipedia

Détail du « Portrait de Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo » dite « Monna Lisa, la Gioconda » ou « La Joconde »

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